fév 142012

Bon, comme je me suis pavanée sur Facebook, il fallait impérativement que je poste vite ce billet ! :lol:

Avant tout, l'historique…

Depuis des semaines, à chaque fois que je vais à la pharmacie, Gabrielle s'extasie devant le présentoir des "Savons Gemmes"… à 15 euros le morceaux de savon entre 170 et 200 g, autant vous dire que j'ai dit "non" dès le début, en lui promettant maintes fois que j'essayerai d'en faire…:roll:

C'est vrai qu'ils sont très beaux, je ne dis pas le contraire… je vous laisse voir par vous même sur leur site : http://www.savons-gemme.com/

Autant vous le dire tout de suite, je suis très loin de leur arriver à la cheville :lol:

Mais c'est aussi parce que, comme un fait exprès, Monica a posté sur El arte del jabon un billet sur le recyclage du Melt and Pour en savons dans le même esprit que les "savons gemmes". Bon, pas exactement les mêmes, mais plus accessibles pour moi, et après consultation de l'intéressée, ils feraient parfaitement l'affaire.

Voici ceux de Monica dont je me suis j'ai essayé de m'inspirer :

Personnellement, je ne raffole pas du bleu (doux euphémisme…), mais cette association de turquoise m'a vraiment séduite…

Bon, c'est parti…

Le principe est très simple, je dirais même simplissime : alterner des couches de melt and pour, éventuellement avec aussi de fines couches de mica, et vaporiser un coup d'alcool entre chaque couche. On démoule, on découpe, on polit (avec une gaze imbibée d'alcool), et c'est fini !

Il vous faut donc :

Par contre, Monica dit se servir de gobelets jetables comme moules, et çà je le sentais moyen, j'ai donc opté pour mon moule "pyramide" qui a une forme tout à fait appropriée à mon avis…

J'ai donc préparé mes couleurs de Melt fondu, avec une vieille fragrance qui trainait par là (et qui est tout à fait incompatible avec la savonnerie à froid…:evil:) et commencé à verser mes couches…

En soi, ce n'est vraiment pas compliqué. Ce qui l'a été un peu plus, c'est les couches de mica, parce que je ne voulais pas en mettre sur les bords du moule (ce qui est complètement idiot, puisqu'après, les savons seraient polis…) et le mica çà virevolte dans tous les sens, y compris quand on le vaporise d'alcool hahaha ;)

La petite erreur que j'ai faite également, c'est que mes couches de mica sont un peu fines, j'avais peur qu'elles ne soient trop épaisses et fassent casser le savon… Mais non, vous pouvez y aller ! Je les ai étalées au pinceau, pour ne pas que çà vole dans tous les sens, mais du coup, elles sont définitivement un peu fines… enfin bref :roll:

Il ne faut pas hésiter à retailler franchement après le démoulage, pour donner un vrai côté "brut'. Je n'ai pas beaucoup retaillé ni poli, car je voulais couper chaque savon en 2, pour pouvoir découvrir l'intérieur, et du coup, çà me faisait quand même de très petites portions… Mais n'hésitez pas !

Bon, allez, je ne vous fais pas languir davantage, voici le résultat de mon premier essai :

Bon, OK, çà n'a finalement pas grand chose à voir avec ceux de Monica et encore moins avec ceux de la pharmacie mdr :lol:, mais j'étais super contente de moi à la coupe ! :) Sur le morceau de droite, l'effet "fumée" du blanc sur le bleu est fait exprès : il suffit de verser la couche supérieure avant que la précédente ne soit recouverte de sa "petite peau", d'assez haut et assez rapidement, pour que les couleurs se mélangent… mais pas trop :)

Ca m'a paru tellement simple que j'ai proposé à mes filles de faire elles-mêmes les leurs. C'est très facile et très ludique, je vous recommande d'essayer avec les enfants !

Les voici en pleine concentration…

 

Bon, comme elles n'ont quand même que 7 ans et demi, difficile de leur faire visualiser le résultat final à l'avance, donc les couches sont un peu régulières je trouve, mais bon…:roll:

Par contre, IMPOSSIBLE de réussir à les convaincre de les couper en deux , j'ai juste réussi à leur faire accepter un léger polissage…

Voici leurs "oeuvres" :

J'avais réussi à convaincre Eve (celui de gauche), de pencher un peu le moule au départ, pour que le résultat soit moins régulier.

Comme il nous restait un peu de pâte "au chaud", nous en avons fait un dernier, toutes les trois ensemble :

Et celui-ci je l'ai coupé en deux, je leur ai pas demandé leur avis :twisted:

Enfin, j'ai voulu fair un dernier essai (l'essai de trop ! :lol:), pour essayer de faire quelque chose comme le violet de cette photo de Monica :

… et comme ceux d'El Sapone, dont Monica s'est inspirée…

J'ai d'abord fait fondre du melt coloré en violet. Première erreur : trop de colorant, violet trop foncé et qui a beaucoup opacifié le melt… Et ensuite, dans mon bécher, j'ai ajouté des petits morceaux de melt non coloré, que j'ai à peine commencé à laisser fondre, pour faire comme des "inclusions" plus claires. Deuxième erreur, car sur une si petite quantité, çà m'a fait une espèce de pâtasse très épaisse que j'ai eu un mal fou à fourrer dans mon moule… J'ose à peine vous mettre la photo, mais bon, allez, je vous la mets quand même…:roll: Pour la dernière couche du dessus, comme le violet était plus dilué, le résultat est un peu plus approchant de celui que je voulais, mais c'est clairement pas encore çà :lol:

Et pour finir, une petite photo de groupe (mais sans le vilain petit canard :mrgreen:)

J'espère que cette expérience vous aura réconciliées (si nécessaire !) avec le Melt and Pour. En tout cas, je vous encourage à essayer, surtout avec les enfants, c'est très ludique et tout est permis ! :D

(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)

déc 192011

Au mois d'octobre, Sealeha nous a rendu visite :) Et on s'était dit "tiens, on va savonner". Comme Céline est auvergnate, je lui ai demandé d'apporter des ingrédients de sa région pour les intégrer au savon…

Après être passées par toutes les idées débiles et saugrenues possible (je vous laisse imaginer…), Céline a apporté de la purée de lentilles du Puy et de l'eau de Volvic. La mission était donc d'inclure ces ingrédients à notre savon, ainsi que de l'huile de colza, et il devait représenter graphiquement un volcan d'Auvergne :)

Bon, et puis évidemment, on a jacassé, jacassé, jacassé, et pas savonné du tout :mrgreen: [comment çà, çà vous étonne pas ??!! :lol:]. Du coup, ç'aurait été dommage de gâcher la purée de lentilles préparée spécialement par Céline pour l'occasion, donc on a décidé de faire quand même notre savon, mais chacune de son côté :) On s'était mise d'accord aussi sur la réalisation pour avoir – plus ou moins :lol: - le même graphisme…

Bon, moi, comme d'hab, j'ai traîné, donc j'ai dû congeler la purée de lentilles pour ne pas qu'elle se perde… Il semblerait aussi qu'on ait parlé de lait et de chlorophylle, mais j'ai complètement, mais alors complètement zappé ces ingrédients, mais bon, çà n'aurait pas changé grand chose…:oops:

Bref, donc un savon auvergnat, avec purée de lentilles et eau de Volvic…

La partie "ciel" devait avoir une trace très fine, donc j'ai décidé de mettre le paquet sur l'huile de colza (qui ralentit la saponification, et donc la trace), pas moins de 50 % ! Oui, je sais, c'est énorme, et je m'en suis mordu les doigts, mais bref, on en reparlera plus tard…

Comme odeur, j'ai choisi le sapin baumier parce que j'en avais en stock l'odeur est une odeur qui fait penser aux maux respiratoires de l'hiver, et comme je garde un souvenir ému et très nostalgique de l'Auvergne lorsque j'y allais en cure quand j'étais petite fille, çà collait très bien ! Parce que moi, même si je fais peut-être maintenant partie de ce que Céline appelle "les parisiens", eh bah j'ADORE l'Auvergne, et mes cures à la Bourboule sont de vrais bons souvenirs ! Et même que j'y suis retournée en vacances avec mes enfants et mon mari il y a 2 ans, et je les ai convaincus, sans aucun mal d'ailleurs :D

Donc, bref, voici la recette, réalisée en 2 batch, directement l'un après l'autre pour moi, du jour au lendemain pour Céline :

Batch # 1 (le volcan)

  • Huile de coco (25 %) : 50 g
  • Saindoux 25 % : 50 g
  • Huile de colza 50 % : 100 g

Soude (pour un surgraissage à 8 %) : 27,43 g

Eau de Volvic : 55 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

A la trace :

  • Purée de lentillesdu Puy : 20 g
  • Oxyde noir
  • Oxyde vert
  • Oxyde bleu
  • HE de sapin baumier : 6 g

Ce premier batch était censé être "sculpté" en forme de volcan, avant d'y verser le ciel du deuxième batch.

En fait, j'avais en tête le logo de Volvic, et c'est ce que j'étais censé reproduire (mouahahahahaha :lol:)

Sauf que, évidemment, avec ma "riche" idée de 50 % d'huile de colza, j'ai cru que la trace n'arriverait jamais… Et il fallait vraiment qu'elle soit très très épaisse… Moi qui n'utilise quasiment plus jamais mon mixeur électrique pour les savons, car je suis fazn des tace ultra-fine, j'ai dû l'exhumer et le faire marcher pendant au moins une demi-heure (avec des pauses, parce qu'il chauffait le pauvre !!) avant que çà daigne enfin s'épaissir…

Mais bon, j'ai fini par y arriver et j'ai entamer la "sculpture", à la petite cuillère…. Je n'ai pas pris de photos en cours de route, malheureusement, mais je vous invite à lire l'article de Céline, car on a suivi le même mode opératoire (et elle a fait des photos intermédiaires, elle !)

Bon, bref, une fois mon volcan enfin en place, j'ai fait dans la foulée le deuxième batch :

Batch #2 (le ciel)

  • Huile de coco 25 % : 50 g
  • Saindoux 25 % : 50 g
  • Huile de colza 50 % : 100 g

Soude (pour un surgraissage à 8 %) : 27,43 g

Eau de Volvic : 75 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

A la trace :

  • Dioxyde de titane
  • HE de sapin baumier : 6 g
  • Ultramarine bleue

Pour l'ultramarine bleue, j'avais dans l'idée de faire un dégradé plus clair vers le volcan et plus foncé vers le ciel, pour faire un effet de nuages "bas", enfin bref, le truc pas possible… La technique était censée être la même que pour mon "Sun Soap" : ajouter un peu d'ultramarine dans la pâte entre chaque coulage de couche… Sauf que comme ma trace pour le coupe était vraiment très fine et que je n'ai pas la patience de Ka pour déposer délicatement la pâte à la spatule, tout s'ets un peu mélangé, mais bon, çà encore, c'était pas trop grave…

Donc voilà mon savon terminé/moulé. Et c'est là que les ennuis ont commencé. C'est bien beau une trace super fine, 50 % de colza, tout çà, mais le savon ne durcissait PAS. Mais que je dis PAS, je veux dire PAS.

Je sentais bien à travers le moule qu'il était tout mou, et le dessus était super collant…

Et j'ai attendu…

… et attendu…

… une semaine….

….deux semaines…

… et j'ai craqué !

Tant pis, je démoule !

Et là, c'est le drame.

La partie "ciel" avait plus ou moins durci (mouais…) mais la partie volcan…. Ah, la partie volcan… bah c'est pas compliqué, elle est resté collée au fond, sur environ 2-3 cm de hauteur. Normal, puisqu'elle avait une consistance entre N*tella qui est passé un peu au frigo et terre glaise… Vous voyez ? Non ?

Alors peut-être qu'avec une petite photo vous verrez mieux…

C'est bon là, vous voyez mieux ? :mrgreen:  Bon, sur la photo, j'avais terminé de récupérer toute la pâte du fond et de la coller par-dessus, à la petite cuillère…:roll:

Je rigolais comme une bossue, mais je ne désespérais pas du tout, allez, j'en ai vu d'autres ! (enfin, là, c'est vrai que bon….:roll:

J'ai donc entrepris un fastidieux travail de sculpture sur N*tella terre glaise savon, pour finalement arriver à lui redonner une forme "convenable" :roll: :

 

Et je l'ai remis à sécher, parce que avec la consistance qu'il avait, même pas la peine d'imaginer le couper hein…

Le graphisme "volcan" sur les côtés, me paraissait pas trop mal réussi, mais j'attendais de voir au milieu…

Et une bonne semaine plus tard je me suis enfin attelée à le découper… Après, évidemment, lui avoir redonné un bon coup de scalpel, parce que ma sculpture sur glaise n'était quand même pas parfaite…

Ahem.

Bon, certaines tranches sont bien dans l'esprit "volcan" que je voulais, mais la plupart des tranches du milieu sont plutôt dans l'esprit "dunes du Sahara, mais façon purée de lentilles". Vous remarquerez également qu'avec mon colmatage post-démoulage, j'ai gardé quelques trous…  :roll:

Enfin, c'est pas grave, dans l'ensemble, quand je vois d'où je suis partie, je me dis que je m'en suis pas "trop" mal tirée… :? ouais, bon, allez on dira que c'est un savon "conceptuel" :lol:

 

 

Verdict : ah, y a quelque chose à ajouter ? :lol:

Ah si, j'oubliais, bien sûr, voici celui de Céline !

 

sept 222011

Non, non, non, je ne laisse pas tomber le blog, mais j'ai été un peu débordée ces derniers temps, me voilà avec pas mal de retard à rattraper ! :roll:

Et pour commencer, un petit savon qui m'a donné pas mal de surprises, certaines l'ont vu passer sur Facebook il y a un moment déjà…

Ma grande soeur m'a rapporté du Maroc plusieurs pigments minéraux, que je voulais bien sûr essayer en savonnerie…

Les 3 que j'ai choisis pour ce savons sont :

- le bleu "Majorelle", la poudre est d'une couleur marron-bordeaux, mais devient bleue dès qu'elle entre en contact avec l'eau…8O

- le rouge "Marrakech"

- le "rose fluo", qui, bon, OK, porte l'inscription "rose fluo" sur le sachet, et devient bien rose fluo avec de l'eau, mais la poudre étant plutôt rose tendre, pour une fois, j 'espérais qu'elle le resterait…

Petit topo (merci wiki, une fois n'est pas coutume…) :

Fils de l’ébéniste Louis Majorelle, Jacques baigne, dès son enfance, dans le courant art nouveau de l'École de Nancy. Il accompagne fréquemment son père dans ses ateliers. Il s'inscrit en 1901 à l'École des beaux-arts de Nancy en section Architecture et Décoration.

Dès 1903, Jacques Majorelle s’éloigne peu à peu de Nancy et de son père Il préfère devenir peintre et part à Paris. Il s'inscrit à l’Académie Julian où il suit des cours à l'atelier "S R", c'est-à-dire, celui de Schommer et Royer.

Il complète sa passion par des voyages en Espagne, en Italie et en 1910, il découvre l’Égypte, le monde de l’Islam, ses couleurs, ses lumières, ses coutumes. C'est le début de sa passion pour l'Afrique. En 1908 a lieu sa première exposition à Paris à la Société des Artistes Français. En 1917, il arrive au Maroc et s’installe à Marrakech et donne l'année suivante une première exposition dans le hall de l’hôtel Excelsior à Casablanca.

En 1919, il épouse Andrée Longueville, née à Lunéville et arrivée avec lui au Maroc. Puis il fait sa première expédition dans le sud du pays et publie à son retour, Carnet de route d’un peintre dans l’Atlas et l’Anti-Atlas, journal relatant son périple. Il se fait construire une maison dans le style mauresque. Le jardin est progressivement aménagé et peint le plafond de l’hôtel la Mamounia.

En 1926, son père décède à Nancy et Jacques poursuit son exploration de l’Atlas.

Il commence en 1930 à peindre des nus noirs. Il multiplie ses expériences sur la couleur, en particulier l'application de poudre d’or et d’argent, et séjourne souvent dans l’Atlas et en Afrique noire.

En 1937, à Marrakech, il peint sa villa de couleurs vives dominées par le bleu auquel il donne son nom. En 1947, il ouvre son jardin au public. En 1955, il est amputé d’un pied suite à un accident de voiture. Il divorce en 1956 puis se remarie en 1961.

Le 14 octobre 1962, il décède à Paris, où il a été rapatrié suite à une fracture du fémur. Il est inhumé à Nancy au cimetière de Préville au côté de son père.

 

Je sais que j'en ai fait rêver certaines, qui imaginaient un savon "Ecole de Nancy", mais non, là, il s'agit du fiston, et de son célèbre "bleu Majorelle".

 J'avais en tête, les couleurs du jardin Majorelle, quelque chose, donc, qui ressemblerait à çà :

Voilà pour les couleurs.

Pour le graphisme, deuxième topo… Je ne sais pas si vous connaissez le blog "Kicking dirt's ass one soap at a time…", mais moi j'en suis folle. Il est malheureusement inactif depuis un moment, mais je ne me lasse pas de le feuilleter… Sa maîtrise du "Mantra swirl" me fait rêver… Je m'y suis déjà essayée avec pas mal de succès sur le dessus de mon savon "Opium", et également sur mon savon au lait de jument. Mais cette fois, j'allais mettre le paquet !

Pour celles qui auraient la flemme de cliquer sur le lien, voici un exemple de ce qu'on peut y trouver… (je vous en reparlerai certainement très souvent….)

 Donc, le décor étant planté, c'est le moment de se mettre au travail !

J'avais besoin d'une trace très fine, donc j'ai choisi une recette simple qui m'a déjà réussi, et un parfum aux huiles essentielles plutôt qu'aux fragrances…

  • Huile de coco (25 %) : 100 g
  • Beurre de Karité (10 %) : 40 g
  • Huiel d'olive d'Algérie (45 %) : 180 g
  • Huile de colza (15 %) : 60 g
  • Huile de ricin (5 %) : 20 g

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 2 % : 188.58 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Sugraissage à la trace (6 %, soit un surgraissage total de 8%)

  • Huile de colza : 24 g
  • Eau : 19 g
  • Dioxyde de titane
  • HE (4%) : orange 13 g + palmarosa 3 g
     

J'ai séparé ma part en 4 parties : une toute petite partie dans laquelle j'ai ajouté le colorant bleu majorelle, et je reste a été séparé en 2/3 – 1/3 avec dans chacune du colorant rouge marrakech et rose (fluo, donc…)

J'ai utilisé un carton pour séparer mon moule en deux parties 2/3 – 1/3 et versé mes pâtes rouge et rose de chaque côté. jusque là tout va bien.

Puis j'ai versé ma pâte "bleu Majorelle" (qui à ce moment-là, à mon grand désespoir, était d'un magnifique gris taupe foncé…) au milieu des deux, en une ligne qui devait être "fine et délicate"…

"Et là, c'est le drame", comme dirait l'autre. C'est à ce moment que mes ennuis ont commencé. Et je ne peux en vouloir qu'à moi-même….:roll: J'ai péché par AVARICE ! (oui !). Parce que j'avais prévu TROP de pâte bleue. Et comme je "voulais pas gâcher", eh bien après avoir fait mon premier passage et une  superbe ligne parfaitement "fine et délicate", eh bah je suis repassée, et repassée encore… Pour pas gâcher… Et donc, adieu la ligne fine et délicate… Ca partait mal.

Qu'à cela ne tienne, j'ai fait mon marbrage "mantra" quand même, un "gros" marbrage bien pataud… j'ai changé de "motif" régulièrement, pour avoir des savons très différents.

Bon, inutile de vous dire que jusque là, mon bleu Majorelle était définitivement gris taupe hein… Le voilà après moulage…

Ah oui, j'ai oubilé de vous dire aussi que j'avais mal dilué le pigment "rouge Marrakech", et que donc, à la fin du pot, bah forcément çà m'a fait des espèces de zébrures sur le dessus… du rouge seulement…

Bon, bref, je couvre le moule, et je patiente gentiment jusqu'au lendemain…… Et là….. J'ouvre… et HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Oui, donc, c'est bien rose fluo !!! Jugez plutôt…

Je vous laisse imaginer le choc…. Par contre, le gris taupe de la veille a viré au violet, c'est déjà mieux sur la route du bleu Majorelle…

J'étais tellement déçue que je l'ai démoulé et laissé dans un coin, je ne voulais même plus le voir… Et quand je l'ai ressorti, bonne nouvelle, le bleu Majorelle était bien là ! Par contre, des espèces d'"exsudations" bizarres s'étaient formées, uniquement au niveau du bleu… comme du sel très fin… 

Bon, je me suis contentée d'épousseter le tout, et de le passer un petit coup au scalpel… Et je l'ai re-oublié dans un coin…

Et, enfin, cerise sur le gâteau immonde… lorsque je l'ai enfin ressorti pour le ranger pour de bon, alors là, patatras, en fait mon bleu Majorelle, bon, OK, il a refoncé un peu, çà c'est pas grave, mais en plus il a complètement bavé sur les autres couleurs :( Déjà que mon marbrage n'était pas "fin et délicat" comme je l'avais rêvé, mais là, çà frise le grand n'importe quoi…

Bon, et le palmarosa qui n'a pas si bien fixé l'orange que çà, je pense que c'est pas la peine de vous en parler hein ?……. La cendre uniquement sur le rose fluo non plus ?… hein ?….

 

Verdict : no comment…:twisted:  Ah si, un quand même… je me demande s'il ne va pas tacher un peu, vu la réaction des pigments :roll: C'est bon, là, j'en rajoute pas plus hein ? :mrgreen:

(à partir de 6 ans)

août 272011

Mystic l'a fait, et finalement pratiquement tout le monde l'a fait en fait :lol:, alors moi aussi je voulais le faire, le savon 100% coco, qui ne serait pas pour la lessive, et qui serait très doux car surgraissé un max !

Je sais que le savon 100% coco trace très vite, pour en faire régulièrement pour ma lessive, mais j'étais parée :) J'ai mis la fragrance à la base, puisque de toutes façons je n'avais pas d'ajouts à faire à la trace… 

  • HV de Coco 100 % : 600 g
  • Fragrance coco 3 % : 18 g

Soude pour un surgraissage à 15 % : 93 g

Lait de coco : 228 g (maximum du poids de liquide)

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Alors, OK, je sais, l'huile de coco çà trace vite, mais là… Comment dire… je pense que cette fragrance, que je n'avais jamais testée, a, comme qui dirait, fait catastrophiquement empirer les choses. Résultat, quasiment impossible à mouler. Mais vraiment hein.

Je vous montre quand même la photo après le démoulage, juste histoire que vous vous rendiez compte que je n'exagérais pas… Je ne me suis même pas cassée à sortir le "vrai" appareil photo…

Du coup, eh bah il me restait la seule solution de refondre… Dommage mais bon hein, çà ne pouvait pas être pire de toutes façons !

Normalement, un taux de 20% d'eau par rapport au poids du savon à refondre suffit, mais c'était sans compter que ce savon est extrêmement dur… j'ai dû monter jusqu'à 40 %, pour réussir à le mouler, et encore, avec du mal…

Les voici après refonte, et après un bon passage au scalpel…

Et là, vous verrez bien les empreintes de mes doigts (gantés, mais quand même…), pour essayer de le "tasser" dans le moule…. :mrgreen:

Verdict : au final, il n'est pas si vilain pour un "rustique"… L'odeur de coco est légère mais bien là… J'ai un peu peur de l'utiliser, je ne vous le cache pas, je reste un peu obnubilée par le taux de coco que je réserve habituellement à mon savon à lessive ! ;)

(ne contient pas d'HE, mais une fragrance synthétique)

août 062011

Quand Sealeha a lancé son "Swap soleil", je venais de mettre en ligne, la veille seulement, mes nouveaux tampons en bois, parmi lesquels, le tampon "Soleil"… alors forcément hein…

Donc, OK, le tampon, c'était bon… Et pour le savon, j'ai pensé à faire un dégradé de bleu, comme un beau ciel d'été. Je n'avais jamais fait de savon dégradé, c'était l'occasion !

La recette est très simple, tout était axé sur le visuel.

  • HV de Coco (30 %) : 300 g
  • Saindoux (20 %) : 200 g
  • HV d'Olive (50 %) : 500 g

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 8 % : 454,42 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

A la trace :

  • HE de lavande : 17,5 ml
  • HE orange : 17,5 ml

J'ai utilisé de l'utramarine pour la coloration.

La technique pour un savon dégradé est, en théorie, plutôt simple : commencer par ajouter un tout petit peu de colorant à la pâte, mouler une couche fine, puis ajouter un tout petit peu de colorant, recouler une couche fine, ajouter du colorant, puis re couche fine, etc. etc.

En théorie c'est très simple :mrgreen: En pratique il faut prendre garde à 2 choses. Enfin non, disons 3 avec le fait que la trace doit rester bien fine, d'où le parfum aux huiles essentielles. Donc il faut prendre garde à 2 choses : faire des couches vraiment fines pour être sûr que le rendu soit "fluide" au niveau coloration. Et deuxièmement réussir à doser correctement la quantité de colorant à ajouter à chaque fois… Sachant que comme il y a moins de pâte, il faut moins de colorant que la fois précédente, pour avoir juste un ton au-dessus. Enfin bref. Bon.

La trace n'a pas été aussi fine que je le souhaitais, les couches non plus, et le dosage de colorant pas parfait, donc mon dégradé n'est pas du tout fluide, on voit bien la démarcation entre les couches. Tant pis, je me suis rattrapée sur le soleil :)

Juste après la coupe, j'ai tamponné chaque tranche, puis peint l'intérieur du motif avec des micas.

 

Et les voilà prêts à partir, dans leurs petits pochons assortis :)

Verdict : à retenir donc pour le dégradé : trace fine + couches fines + dosage délicat du colorant ! En ce qui concerne le parfum, la lavande prend largement le pas sur l'orange, mais en même temps, çà ne sent pas "que" la lavande… L'orange a apporté quelque chose… d'indescriptible, mais pas désagréable ;) J'espère qu'il plaira à mes co-swappées ! :)

Je vous laisse voir ici tout ce que nous avons reçu !

(contient des HE autorisées à partir de 6 ans)

juil 132011

Je n'avais jamais fait de savon au sel…

Ka m'en a offert un et j'ai pu me rendre compte que :

1. Non, çà ne gratte/exfolie/pique pas ! :lol:

2. Oui, c'est vraiment très doux !

Du coup, lorsque je suis allée au printemps en vacances dans le Morbihan, je savais quoi rapporter ! De la fleur de sel du Morbihan, et de l'eau de mer récoltée par le père Dragon himself. J'ai ajouté du sel de Guérande (sans vouloir relancer le débat sur les frontières de la Bretagne hein…), parce qu'au prix de la fleur de sel euh pfffff…. 8O

Je n'ai pas voulu mettre de beurre de karité, comme je le fais la plupart du temps, je l'ai remplacé par du Saindoux, parce qu'il me semble qu'il y a plus de cochons en Bretagne que de Karité :lol: Et d'ailleurs, figurez-vous que j'ai entendu il y a quelques jours que justement, les conditions d'élevage des cochons sont tellement chiatiques, qu'en Armorique, il y a PLUS de cochons que d'habitants, imaginez la concentration :( Bref tout çà pour dire que çà m'a confortée dans mon ajout de Saindoux :)

J'en ai mis très peu quand même, car je voulais une trace très fine (comme d'hab…) donc on ne sait jamais hein…

Et j'ai également remplacé l'huile d'olive par de l'huile de colza, parce que, bah oui, toujours pareil, j'ai vu plus de champs de colza en Bretagne que de cocoteraies :lol: Et en plus, l'huile de colza est réputée pour ralentir la trace, tout ce qu'il me fallait !

Et bien sûr, comme musique d'ambiance : Tri Yann ! :)

  • HV de coco (40 %) : 320 g
  • Saindoux (5%) : 40 g
  • HV de ricin (10 %) : 80 g
  • HV de Colza (45%) : 360

Soude pour un surgraissage à 2 % : 121.49 g

Eau de mer du Morbihan en glaçons : 300 g (soit le poids maximum de liquide)

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Sugraissage à la trace (13 %, soit un surgraissage total de 15 %)

  • HV de Colza : 104 g
  • Sel de Guérande : 100 g
  • Fleur de sel du Morbihan : 60 g
  • Spiruline dans la moitié de la pâte

Ce que je voulais faire comme marbrage, c'est un marbrage in the pot + baguettes, comme pour le savon "RoseWood".

J'ai eu un petit souci, avec ma manie de toujours vouloir une trace fine, parce que j'ai complètement occulté le fait que, si on ne veut pas que le sel ne coule au fond, il ne faut pas une trace trop fine… Donc j'ai versé mon sel beaucoup trop tôt, et il a immédiatement coulé au fond… J'ai bien essayé de continuer à mélanger et mélanger encore, mais avec tous mes efforts pour avoir une trace lente (colza entre autre….), çà ne prenait pas… Bon bref, une fois n'est pas coutume, j'ai fini par aller chercher mon mixeur électrique, dont je ne me sers quasiment jamais, pour avoir enfin une trace plus épaisse qui empêche le sel de couler… Du coup je pense que le sel a été également pas mal mixé, mais finalement, c'est peut-être pas plus mal :)

Comme je savais que les savons au sel peuvent être un peu délicats à couper, je les ai fait dans mon dividor, pour ne pas avoir de problèmes de coupe. Et j'ai pu les démouler au bout d'à peine 12 heures déjà.

Je ne vous cache pas qu'au démoulage il dégageait une forte odeur de spiruline euh pffff… Ah çà oui, il sentait la mer….:lol: Mais çà s'est atténué depuis, ouf :twisted:

Je sais que la spiruline va se délaver avec le temps, j'avais eu le coup avec mon savon" Mint" et c'est tant mieux, c'est fait pour. Déjà entre le démoulage et les photos, çà a pas mal pâli.

Verdict : 4 mois au moins de cure pour ce savon, mais j'ai hâte de l'essayer ;) Et je pense que mes testeuses aussi ;) En tout cas, çà y est, moi aussi j'ai fait un savon au sel ! :)

juil 112011

Il me fallait en urgence des petits savons tout simples, pour pouvoir faire des photos en conditions réelles de mes nouveaux tampons en bois.

Comme je n'ai pas eu souvent l'occasion de faire des savons à l'argile, eh bien la voilà l'occasion ! Et j'ai décidé de justement tester toutes les argiles que j'ai en stock : violette, verte, blanche, et rouge.

Du coup, j'ai préparé une pâte de base, que j'ai divisée en 4 pour ajouter les argiles séparément à chaque partie.

  • HV de coco (25 %) : 150 g
  • Beurre de karité (20 %) : 120 g
  • HV de Ricin (10 %) : 60 g
  • HV de Colza (20 %) : 120 g
  • HV d'Olive (25 %) : 150 g

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 2 % : 280.96 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Sugraissage à la trace (7 %, soit un surgraissage total de 9 %)

  • HV karité : 42 g
  • Argiles (2,5 %), réparties de la façon suivante :
    • Violette 3,3 g (dans 200 ml de pâte)
    • Verte 3,3 g (dans 200 ml den pâte)
    • Blanche 3,3 g (dans 200 ml de pâte)
    • Rouge : 5 g (dans 300 ml de pâte)

Ca m'a donné l'occasion de tester aussi l'effet colorant des différentes argiles.

Bon, une recette aussi simple, c'est inratable hein… Oui, sauf que…:mrgreen:

Sauf que moi mes savons il me les fallait VITE, pour que je puisse VITE faire mes photos et mettre les tampons en boutique. Mais là, mes savons ils ont mis 5 jours à durcir (oui, CINQ), et quand je dis "durcir", je veux dire "être démoulables"… Bon, OK, il faisait une chaleur caniculaire, "ne fais jamais de savon quand il faut trop chaud", tout çà tout çà, m'enfin quand même ! :evil:

Résultat le lendemain, quand j'ai vu que c'était toujours aussi liquide, je me suis rabattue rapidos sur un savon à lessive ITMHP…. :/

Et, cerise sur le gâteau immonde : l'argile violette s'est oxydée totalement dès le démoulage, elle est passée de violette à verdâtre-caca-d'oie :( J'aurais dû prendre une photo au moment du moulage c'était très joli ce patchwork de couleurs…

Et puis, aussi, comme je voulais une trace fine, pour que le savon soit bien plat, pour faciliter le tamponnage, eh bien l'argile a coulé au fond hahaha, mais bon, je n'étais plus à çà près hein ! :lol:

Verdict : oh, je ne dis pas qu'ils sont laids, non, mais disons qu'ils m'ont donné quelques suées…. ;) Par contre, je ne doute pas de leur douceur :)

juin 302011

Lorsque cette vidéo est passée de mur en mur sur Facebook, évidemment toutes les savonnières se sont mises à rêver… moi la première…. ;)

http://www.youtube.com/watch?v=d6egUsZvWu4

Et toutes y sont allées de leur "column swirl" : Amanda la première, puis Naiad, Holly, Mystic, Sergio… J'en oublie certainement ! :oops:

Leurs savons sont superbes, mais moi, çà n'était pas comme çà du tout que je le voyais mon savon Holton Rower. Parce que la méthode donc baptisée "column swirl", avec une colonne au milieu d'un grand moule, qu'on retire ensuite, avant de couper les portions de savon, pour moi, çà ressemble vraiment trop trop trop à un funnel, et du coup, la substantifique moëlle de la méthode de "coulure" d'Holton Rower disparaît complètement….:(

Non, moi, dans mon esprit, je ne voulais PAS enlever la colonne après coup. Parce que l'intérêt du truc, c'est quand même le relief… Donc il me fallait une colonne par tranche de savon en fait ! Alors évidemment, çà ne sera pas forcément un savon très ergonomique, mais finalement, çà n'était pas le but ;)

Bref, on peut dire que celui-ci il a mûri un moment… Et cette fois, j'ai embauché le père Dragon, après avoir vérifié plusieurs fois qu'il y avait bien une carte dans l'appareil photo ! :mrgreen:

Alors, c'est parti.

D'abord "LA" musique d'accompagnement : Kronos Quartet performs Ph. Glass.

Comme je savais bien qu'il allait falloir que je veille au grain pour garder une trace super fluide tout du long, j'ai décidé de faire uniquement 3 parts de savon.

Avant toute chose, il me fallait cette fameuse "colonne" centrale. Dans les vidéos, elle est parfois elle-même au milieu d'une première "marche" moins élevée. Pour faire tout çà, j'ai fabriqué une simple "plaque" de Melt and Pour blanchi au dioxyde de titane, que j'ai découpée et imbriquée pour obtenir la taille parfaite.

Comme je ne savais pas exactement ce qui donnerait le meilleur effet comme placement et taille de la colonne, j'ai fait les trois parts avec une "base" différente.

J'ai positionné mes trois bases dans les emplacements de mes savons.

J'étais prête. Voici la recette :

  • HV de Coco (25 %) : 50 g
  • HV de palme (15 %) : 30 g
  • Hv de Ricin (10 %) : 20 g
  • HV de colza (25 %) : 50 g
  • HV d'Olive (25 %) : 50 g

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 8 % : 89.41 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Ajouts :

  • HE d'orange : 4.5 ml
  • HE de palmarosa : 1.5 ml
  • Eau : 12 g

Colorants :

  • violet (grape pop TKB)
  • rouge (tomato red TKB)
  • jaune (slicker yellow TKB)
  • bleu (turquoise TKB + bleu Sensory Perfection)
  • blanc (dioxyde de titane liquide TKB)
  • vert (turquoise TKB + lemon drop pop TKB)
  • orange (neon orange + bright orange)

Comme vous pouvez le voir, j'ai choisi une formule avec laquelle je devais avoir le moins de risques possible de trace trop rapide (colza, ricin, et peu de coco). J'ai choisi des huiles essentielles pour parfumer sans risque (le palmarosa pour "fixer" l'odeur de l'orange). Et j'ai ajouté de l'eau pour atteindre le poids total d'eau préconisé, pour ajouter encore à la fluidité.

J'ai préparé dès le début mes colorants dans 7 contenants différents, donc 3 flacons à embouts, pour la décoration culinaire, qui se sont avérés PAR-FAITS !

J'ai retenu mon souffle, appelé le père Dragon pour qu'il assure les photos, et c'est parti !

J'ai commencé par préparer ma pâte sans traîner, et à la séparer en 7 parties équivalentes que j'ai mélangées à mes pigments. Et là j'ai commis ma première erreur… Tellement obnubilée par une trace trop rapide, je n'ai pas suffisament consciencieusement mélangé mes pigments, résultat, les couleurs ne sont pas unies mais mouchetées :evil:

Bon, je ne vais pas vous mettre une photo par couleur hein, vous avez saisi l'idée :lol:

Je me suis malheureusement aperçue à cette occasion que soit ma table de cuisine, soit le sol même de ma cuisine n'est PAS horizontal. Parce que la pâte à savon avait tendance à couler toujours du même côté 8O Du coup j'ai essayé de compenser (un peu tard…) avec une petite cuillère vaguement calée sous un coin du moule…

La pâte a commencé à épaissir dangereusement avant que je n'aie terminé. du coup, les "dégoulinures" sur les côtés faisaient plutôt des espèces de vagues en relief.  De rage j'ai tapé le moule sur la table, et là, PFLOUF, tout à coulé d'un coup ! Zut, j'aurais dû penser à tapoter régulièrement dès le début… Bon bref.

Comme me l'a fait remarqué gentiment mon Dragon mâle, étant donné la quantité de peinture versée (dans la vidéo originale) sur la superficie de la base, il était impossible que je rende un tel effet avec ma quantité de pâte à savon versée sur une ridiculement petite surface de base. Bon, bref, c'est pas grave.

Le savon, comme prévu, a mis assez longtemps à durcir, et (pas prévu) s'est mis très rapidement à suinter… Est-ce que le melt peut suinter "à travers" du CP ?… Mystère…. D'ailleurs il n'a jamais vraiment arrêté de suinter…

La bonne surprise par contre, c'est que certains colorants contenaient des mica, et que donc certaines couleurs scintillent un peu…

La mauvaise surprise, comme je vous l'ai déjà dit, c'est que mes colorants n'étaient pas assez dilués, donc sont restés mouchetés…:roll:  Ce qui est surtout fâcheux avec le dioxyde de titane, car sur les côté du savon il a constellé les autres couleurs de blanc :roll:

Les deux premières configurations de "base" étaient plutôt bonne, la dernière m'a donné une espèce de truc euh…. Le milieu n'était pas assez haut, çà c'est sûr…:mrgreen:

Verdict : comme l'a dit Ka il n'y a pas si longtemps "certains savons sont faits pour être exposés, pas utilisés". Ce serait un peu prétentieux de prétendre çà pour celui-ci, qui est euh… spécial au final…mais c'était l'idée de départ…:mrgreen: De toutes façons, je pense que sa forme est tout sauf ergonomique, et que l'assemblage MP/CP fait qu'ils se briserait dès la première utilisation ;) Ce qui est sûr, c'est que c'était un savon "one shot", çà m'étonnerait fort que je réitère un jour…:wink: Je voulais juste essayer, pour voir s'il était possible de mettre en forme ce que j'avais imaginé pendant des semaines… Eh bien, oui, c'est possible, malgré quelques erreurs ;)

Par contre, la bonne surprise, c'est que j'ai vraiment l'impression que le palmarosa a bien fixé l'odeur de l'HE l'orange ! A retenir…. ;)

(contient des HE utilisables à partir de 6 ans, et des colorants synthétiques)

juin 192011

La fée des tambouilles a organisé un "mini-swap" dont le principe était tout simple :  faire un savon selon une technique que nous n'avons pas encore fait.

Il s'agissait d'un swap en chaîne, chacune devait envoyer son savon à la suivante.  

Ca tombait bien, je venais tout juste de tester quelque chose que j'avais repéré chez Mystic il y a quelques temps : utiliser une feuille de scrapcooking pour "imprimer" le savon.

Comme la coloration des feuilles est composée principalement de beurre de cacao, çà me paraissait faisable, mais en même temps, j'avais quand même un sérieux doute quant à la tenue de cette même couleur…

La recette est très simple, le plus important était l'impression sur le dessus… et le dessous ! J'avais une fragrance "Champagne" qui se marierait très bien avec le motif, et j'ai ajouté également à la recette un ingrédient un peu "luxueux", la soie tussah.

  • Huile de Coco (20 %) : 80 g
  • Beurre de Karité (15 %) : 60 g
  • Saindoux (15 %) : 60 g
  • Huile d'Olive (50 %) : 180 g
  • Huile de Ricin (5 %) : 20 g
  • Soie tussah 0,05% : 0,2 g (mais finalement je n'en ai pas mis tant que çà, j'ai arrêté quand çà commençait vraiment à "s'emmêler"…..:roll:)

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 2 % : 185.36 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Sugraissage à la trace (7 %, soit un surgraissage total de 9 %)

J'avais envie que mes savons soient imprimés des deux côtés. J'ai donc commencé par poser au fond de mon moule (dividor) une feuille de la taille des 6 portions de savon. Attention au sens, il faut mettre le côté imprimé VERS le savon, car le principe est celui des "décalco".

Et c'est à ce moment-là que j'ai fait une petite erreur :oops:  J'ai coulé ma pâte à savon, puis mis les séparateurs, puis mis au dessus de chaque savonnette un autre morceau de papier, ajusté à la taille de la portion. Seulement, la pâte à savon (selon une loi de physique que je ne vais certainement pas vous expliquer :lol:) "remonte" un peu sur les côtés le long des parois. Du coup, mes savons n'étaient pas bien droits sur le dessus. Et aussi, étant donné que la pâte à savon est humide, le papier du dessus a un peu "gondolé". Bref, j'aurais dû ne PAS mettre les séparateurs, poser une grande feuille de papier sur le dessus, et couper APRES coup, sans utiliser les séparateurs du moule, çà aurait limité les dégâts… Mais bon bref :roll:

Mais du coup, comme les savons étaient déjà prédécoupés, j'ai pu attendre trèèèèèès longtemps pour enlever les feuilles de scrapcooking, pour être sûre que ce serait bien décalqué. J'ai même cru, en décollant certains bords, que j'avais attendu TROP longtemps,et que du coup la couleur s'était recollée au papier, mais non, c'était juste un problème de je-sais-pas-quoi qui n'a pas imprimé régulièrement…

Comme vous voyez, même sur le dessous,  la coloration n'a pas été uniforme, on dirait qu'à certains endroits le "décalco" n'a pas bien pris… ne me demandez pas pourquoi…..:roll:

Verdict : oui, c'est très joli, je suis plutôt contente, c'est vrai. Mais là vous ne voyez que les faces "réussies" hein :lol:  [non, n'insistez pas ! :mrgreen:]

En tout cas, je vous confirme que la technique fonctionne :) Par contre, le papier scrapcooking coûte un bras, je préfère vous prévenir… A réserver pour les grandes occasions :wink:

La couleur n'a pas bougé, les savons ont un bon mois maintenant. Par contre, si je recommence, soit je "n'imprimerai" que la face du dessous, soit pour le dessus, je poserai une grande feuille sur la totalité de mon batch, et j'enlèverai la feuille après durcissement, juste avant la coupe.

C'est Lils qui a reçu ce savon, je crois qu'il lui a bien plu :)

(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)

juin 032011

J'avais partagé ce lien http://enjaboname.blogspot.com/2010/09/sapoterapia-terapia-para-el-alma-traves.html il y a un moment, et j'avais promis d'en faire une traduction… :oops:

Me voici enfin tenir ma promesse ! ;) Evidemment, c'est une vue de l'esprit :lol:, mais j'aime assez l'idée (même si personnellement, j'ai du mal à mettre en pratique le concept….:oops:), alors je tenais à vous la faire partager ! Soyez indulgentes, ce n'est pas la traduction littéraire du siècle, mais je pense que çà suffira pour saisir la substantifique moëlle :mrgreen:

Au passage je vous invite à visiter de fond en comble le blog de Sergio Masala, même si vous ne comprenez pas l'espagnol, c'est un vrai plaisir pour les yeux :)

 

 

"Je vous propose d'expérimenter quelque chose de nouveau que je veux partager avec vous, d'après mes dernières expériences de réalisation de savons dans mon laboratoire de VillaFortuna, mais auparavant, je veux vous parler un peu de Masaru Emoto.

Peut-être, n'avez-vous pas entendu parler de ce monsieur japonais, je vais vous parler brièvement de lui, et je vous laisse également un lien si vous souhaitez plus di'nfomations : Mensajes del agua


 

Masaru Emoto est devenu très populaire il y a quelques années après avoir enquêté et photographié les cristaux formés par de l'eau congelée. L'eau, soumise à des températures très basses, se transforme en cristaux hexagonaux d'une beauté infinie, qui se trouvent également dans les flocons de neige. Mais ce que cet homme a observé était très intéressant. Tous les types d'eau ne cristalisent pas de façon géométrique. Il observa que l'eau de source, des rivières, et en définitive l'eau qui était en contact avec la nature sans influences nocives, cristalisait sous des formes géométriques superbes, alors que l'eau du robinet ou des ruisseaux citadins ou simplement l'eau contaminée ne cristalisait pas de cette façon. Mais Masaru Emoto est allé plus loin dans son intéressante investigation en soumettant l'eau du robinet à quelques expérimentations. 

Dans l'une de ses expériences, il mit de l'eau du robinet dans un réicpient sur lequel il colla le mot "AMOUR", écrit sur un morceau de papier. Après une journée, l'eau a cristalisé de façon géométrique. Dans une autre expérience, il plaça plusieurs personnes à proximité du récipient, et leur demanda de penser à des sentiments amoureux et pacifiques. Après avoir été soumise quelques minutes à ces vibrations de pensée positive, l'eau a cristalisé de façon géométrique.


Ces expérimentations très intéressantes ont été faites de mille façons, y compris avec des aliments, et les résultats ont été surprenants. Par exemple, sur deux bols remplis de riz blanc ont été inscrits les mots "MERCI" et "JE TE HAIS" et le résultat a été incroyable. Le riz contenu dans le bol avec l'inscription "JE TE HAIS" a commencé à noircir et pourrir alors que le riz contenu dans l'autre bol est resté en parfait état.

A la suite de cela, et après plusieurs investigations scientifiques sérieuses et validées par de grandes organisations, ils sont arrivés à la conclusion que tout dans la vie est "vibration" et que tout est vivant, de telle sorte que chaque élément résonne d'une musique pour le dire d'une façon ou d'une autre, et cette musique ne provient pas de l'extérieur, chacun de nous la crée avec nos sentiments et émotions à chaque instant de notre vie. C'est pour ces raisons que nous devons être très conscients de ce que nous ressentons et de la façon dont nous le ressentons, car nous créons alors de l'AMOUR ou de la TRISTESSE et de la HAINE. En prenant en compte l'expérimentation de Masaru  Emoto, il convient de se poser une question ; si les émotions et les sentiments se répercutent sur l'eau…. nous qui sommes constitués à 70 % d'eau… comment vont-elles être répercutées sur notre corps et notre santé ??…

Maintenant laissez-moi vous raconter mon expérience et mon Secret.

 Ces derniers temps, j'atteins des niveaux de paix, d'amour et de joie à travers la réalisation de mes savons, que je n'atteignais pas au début, et qui me sont inhabituels. On pourrait dire qu'il s'agit d'une "Extase" de créativité qui n'a rien de religieux, mais qui me permet d'atteindre ces sentiments. Cela peut vous paraître bizarre et même invraisemblable, mais il m'importe peu que vous le croyiez ou non, je veux seulement le partager avec ceux qui seront capables de le comprendre partiellement et qui voudront suivre les lignes directrices pour pouvoir le ressentir, dans ce que j'ai appelé la "SAPOTHERAPIE".

 Ces expériences peuvent être subtiles pour certaines personnes et plus fortes pour d'autres, mais je me sens obligé de partager.
Dans mes savons, il y a deux ingrédients que je ne mets jamais, mais qui sont essentiels : l'Amour et la Joie.
Une bonne idée pour que les ingrédients soient chargés de vibrations positives serait d'écrire le mot Amour sur toutes les bouteilles d'huile, mais çà n'est pas nécessaire, hahaha. On penserait que vous êtes fous. Et comme nous l'avons déjà vu, ce qui importe est ton état émotionnel et comment tu te sens au moment de l'élaboration de tes savons, puisque c'est ce que tu vas tansmettre aux ingrédients au moment de la réalisation.
(pouvez-vous imaginer les savons réalisés par des machines ?).

Voici, d'après mon expérience, les pré-requis pour la "SAPOTHERAPIE" :

 - du temps
- de la musique (elle peut être moderne ou classique, c'est encore mieux si elle évoque des étapes de ta jeunesse ou de ton enfance)
- un endroit tranquille sans bruit ni personne (Seul, puisque c'est comme un Yoga ou méditation personnelle)
- tous les ingrédients et le matériel pour réaliser le savon.

 Et rien d'autre.

Etapes à suivre :


PREMIERE ETAPE
  Avant de commencer, prends 10 ou 15  minutes pour de relaxer en t'asseyant confortablement dans un fauteuil et ferme les yeux.
Pense au projet que tu vas réaliser, mais rien de plus, ne pense pas à comment tu vas le faire ni comment tu vas mélanger les couleurs, oublie tout çà, sois seulement relaxé et pense que tu vas faire un savon fabuleux et rends grâce pour avoir tous les ingrédients et le temps pour le faire. Acte de grâce.
DEUXIEME ETAPE
La sélection de la Musique est fondamentale pour t'introduire comme par magie dans le "rêve créatif" de façons à ce que tes mains et ton corps soient une DANSE guidée par ton inspiration. Calcule le temps qu'il va te falloir et grave un CD de la durée de ton travail, y compris le nettoyage des instruments (si tu le fais tout de suite après).
TROISIEME ETAPE
N'oublie pas d'avoir une attitude ouverte à toute improvisation. C'est un point très important pour ne pas te bloquer au cas où les choses ne se passeraient pas comme prévu, car il ne faut pas oublier une chose : il se peut que ton esprit veuille une chose, mais ton coeur peut être en train de conspirer pour en faire une autre, et si tu n'es pas ouvert à ces messages subtiles, la magie n'opèrera pas. En fin de compte, tu es l'instrument, l'intermédiaire, le canal par lequel est codifié le message qui vient de…. Dieu sait où.
TROISIEME ETAPE
Profite de façon harmonieuse et rituelle du moment et communique avec les ingrédients de façon familière et affectueuse, puisqu'ils peuvent t'entendre. Rappelle-toi que le processus de Saponification est de la pure magie pour les alchimistes d'autres temps et que des réactions chimiques se produisent constamment et ton intention a un rôle très important, puisque tu joues à être Dieu.

Si après avoir réalisé le savon tu nettoies tous les ustensiles avec la même intensité et le même enthousiasme, c'est parce que tu as réalisé un travail satisfaisant et que tu as été inspiré de hauts niveaux de concentration.
Le même niveau de concentration ne sera pas atteint à chaque fois, mais peu importe. Ton savon vibrera avec deux ingrédients supplémentaires : l'Amour et la Joie, et pour cela, il sera magique.


Dans un prochain article je vous expliquerai comment la musique peut nous élever vers un état modifié de conscience ou de transe, et comment au cours du temps elle a été utilisée dans ce but par différents secteurs.
Je vous montrerai également quelques unes des chansons que j'utilise pour la création de mes savons.
Certaines sont des plus courantes et commerciales, mais comme je vous l'ai dit elles doivent symboliser quelque chose de personnel dans votre vie passée ou présente, c'est-à-dire que pour chaque personne une musique diffférente sera le détonateur pour entrer dans les dimensions de l'inspiration.
Puisque les facteurs culturels, familiaux et sociaux sont des plus variés pour chaque époque et leur influence sur nous est principalement émotionnelle. Cependant certaines musiques et chansons nous affectent de façon générationnelle ou de façon écrasante, alors que les années passent.
Un exemple est "Imagine", chanson composée par John Lennon, que tout le monde connaît.
Mais peu importe qui la chante, nous pouvons tous entrer en contact avec cette musique d'une façon humble et respectueuse… peut-être parce qu'il y a mis beaucoup d'amour au moment de la composer."
 
 
 
Je vous l'avais dit, hein, c'est une vue de l'esprit… ;) Beaucoup de choses sont un peu trop…. disons "mystiques" pour moi, mais je pense que certaines idées valent le coup d'être creusées ! Et pas seulement en savonnerie, mais pourquoi pas en cosméto ?…En tout cas, maintenant, je mets presque à chaque fois une musique adéquate lorsque je prépare un savon.
Au moins, maintenant, je sais que quand mon savon ne sort pas comme je voulais, c'est mon COEUR qui conspire !!! :lol:

Mise en garde

Nos articles sont à but informatif, ils ont été renseignés par des sources précises et fiables, mais ils ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical.
En cas d’interrogation ou de pathologie grave, consultez un professionnel de santé !
N'oubliez pas de lire également le billet sur l'utilisation des huiles essentielles.

Rendons à César…

C'est avec plaisir que nous mettons nos recettes à votre disposition. Parfois, nous nous sommes inspirées d'autres bloggeuses, que nous citons.
Si vous-même vous inspirez de l'une de nos recettes, merci de mettre dans votre article un lien vers "La cosméto de Maman" !
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La cosméto de Maman - 24 octobre 2008
La cosméto de Maman
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