août 162010

Je m'en sers allègrement, alors pourquoi ne pas vous en faire profiter hein ;)

 

Astuce #1 : Lorsqu'on utilise de la lessive de soude liquide, comment savoir quelle quantité de liquide il est possible d'ajouter ?

Si vous calculez vos recettes sur Thesage, vous remarquerez qu'il indique des quantités minimum et maximum d'eau dans la préparation. Oui, mais vous, vous utilisez de la soude déjà diluée… Ca veut dire que votre taux de liquide est un taux "moyen", et que donc vous avez une "marge" jusqu'à atteindre le taux maximum de liquide. [vous me suivez ?....]  Alors quelle est cette marge ?

Et c'est là que Framboise entre en action, non seulement elle nous explique le calcul (ici), mais en plus elle nous fournit un tableau excel qui calcule tout à notre place ! (ici). Merci Framboise ! :D

 

Astuce #2 : Comment savoir quelle quantité de pâte à savon je dois préparer pour remplir mon moule (complètement, à moitié, ….) ?

Et oui, vous avez ce magnifique moule, mais vous n'avez aucune idée de la taille de batch que vous devrez composer pour le remplir… Et si vous voulez le remplir seulement à hauteur de 2 cm (pour faire des savons "horizontaux" ?….

Et c'est là qu'entre en action Marr Williams (ici), avec ce calcul très simple, qu'elle a surtout adapté à notre bon vieux système métrique !

Largeur du moule (cm) x longueur du moule (cm) x hauteur du moule (ou hauteur désirée du savon, en cm) x 0.657 = grammes d'huiles de base à utiliser

Evidemment, c'est approximatif, on n'est pas à quelques grammes ni quelques millimètres près, mais j'utilise cette formule avec succès :)

Merci Marr ! :D

 

Astuce #3 : Ne vous ruinez pas en découpoir à savons !

En discutant avec mon beau-frère du moule à savon qu'il m'a fabriqué (que vous verrez un peu plus tard….), je lui ai demandé de me fabriquer un découpoir à savon de base, avec une encoche pour passer mon couteau. Et là, il m'a regardée avec des yeux ronds (genre "mais elle est folle":lol:). Et oui, parce que, nous, on n'est pas bricoleurs, donc on ne connaissait pas… la boîte à onglet !

C'est quoi donc la boîte à onglet ?? Eh bien c'est çà :

 

 Ca existe en bois ou en plastique (la mienne est en plastique), de taille et formes diverses, et vous pouvez en trouver dans votre magasin de bricolage pour moins de 5 euros… Comme vous pouvez le voir, il y a une encoche à angle droit pour découper vos baguettes savons bien droits ;) Et même des encoches à 45° pour découper les savons en biseau (pas encore testé, mais c'est prévu bien sûr :mrgreen:)

Merci Stéphane ! :D

 

 

Voici pour mes petits trucs et astuces du soir, en espérant qu'il vous seront utiles !

Bonne nuit ! :D

 

mai 282010

De la même façon que je l'avais fait pour les teintures, voici un petit mode d'emploi pour faire vous-mêmes vos extraits glycérinés !

Ils sont à utiliser en 3ème phase, comme actifs, à hauteur de 10% maximum.

EXTRAIT HYDRO-GLYCERINE 
 

  • Plante séchée réduite en poudre : 5 g
  • Glycérine végétale : 12 ml
  • Eau distillée : 8 ml

 

Stérilisez vos contenant et ustensiles en les faisant bouillir et/ou en les passant à l'alcool.

Réduisez la plante séchée en poudre et placez-la dans un récipient pouvant être correctement fermé.

Mélangez l'eau et la glycérine, puis versez sur les plantes. Remuez jusqu'à ce que toutes les plantes soient humides.

Fermez le contenant et secouez-le.

Laissez macérer 14 jours à l'abri de la lumière, en secouant quotidiennement, puis filtrez et conservez dans un contenant adpaté, stocké à l'abri de la lumière et de la chaleur, idéalement au réfrigérateur.
Pour améliorer la conservation de votre extrait, vous pouvez y ajouter un conservateur.

Les extraits hydro-glycérinés permettent d'extraire principalement les composants suivants : sucres, enzymes, glucosides, composés amers, saponines et tanins.

EXTRAIT HYDRO-ALCO-GLYCERINE

  • Plante séchée réduite en poudre : 5 g
  • Glycérine végétale : 25 ml
    Alcool à 90° (NON DENATURE) : 7.5 ml
  • Eau distillée : 17.5 ml

Stérilisez vos contenant et ustensiles en les faisant bouillir et/ou en les passant à l'alcool.

Réduisez la plante séchée en poudre et placez-la dans un récipient pouvant être correctement fermé.

Mélangez l'eau, l'alcool et la glycérine, puis versez sur les plantes. Remuez jusqu'à ce que toutes les plantes soient humides.

Fermez le contenant et secouez-le.

Laissez macérer 14 jours à l'abri de la lumière, en secouant quotidiennement, puis filtrez et conservez dans un contenant adpaté, stocké à l'abri de la lumière et de la chaleur, idéalement au réfrigérateur.
Pour améliorer la conservation de votre extrait, vous pouvez y ajouter un conservateur.

Les extraits alcoolisés (y compris les teintures alcooliques) permettent d'extraire principalement les composants suivants : certains alkaloïdes, glycosides, huiles volatiles, cires, résines, graisses, certains tanins, baumes, sucres et vitamines.

 

(Sources : The herbal medicine-makers' handbook : a home manual de Jame Green, Innvista , Herbal Preparations and Natural Therapies" de Debra St. Claire )

sept 152009

 

Oui, depuis quelques temps je n'ai pas beaucoup posté, c'est parce que j'étais très concentrée sur la rédaction de ce billet !

Ca fait des semaines que je me renseigne sur les macérations alcoolisées, ça aurait été dommage de ne pas vous faire partager le fruit de mes recherches ! Alors c'est parti !

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Il existe plusieurs sortes de macérâts alcoolisés :

- teinture ou alcoolé (si la plante est sèche)

- teinture-mère ou alcoolature (si la plante est fraîche)

- alcoolat : teinture ou alcoolature distillée après macération.

Les teintures et teintures-mères permettent d'extraire énormément des actifs des plantes. Elles sont très souvent utilisées (surtout les teintures mères) en homéopathie, en usage interne.

J'ai décidé de me focaliser sur les teintures, car elles sont les plus simples à réaliser et à conserver.

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Les teintures sont bien plus efficaces que les infusions ou les décoctions, et peuvent se conserver pendant deux ans au moins.

 

Quelle proportion ?

La proportion plantes/alcool préconisée par la pharmacopée est de 1/5, soit 1 part de plantes pour 5 parts d'alcool (pour info : 1/10 pour les teintures mères). Quelques exceptions cependant avec une préparation à 1/10 (safran, vanille, l'aconit, belladone, datura, jusquiame, muguet, lobélie,….

Afin d'en extraire plus efficacement les principes actifs, il est recommandé de diviser la plante (appelée "drogue"), en la réduisant en morceaux, ou en poudre.

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Combien de temps ?

Une fois le mélange réalisé, laisser macérer de 10 à 15 jours. Filtrez, c'est prêt ! ;)

Pour extraire encore mieux on peut également diviser l'alcool en deux parties égales, on fait macérer la plante dans une première partie d'alcool on filtre et on ajoute la deuxième partie d'alcool sur le résidu de la plante et on fait macérer à nouveau, puis on filtre et on ajoute le filtrat au premier.

Certaines drogues ne nécessitent pas de macération, il s'agit en fait d'une simple "dissolution" (exemple : benjoin ou huiles essentielles).

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Quel alcool utiliser ?

Idéalement de l'alcool à 96° (voire 100°…), qui n'est pas en vente libre en France…

A défaut, vous pouvez utiliser de l'alcool à 90° vendu en pharmacie. Le plus important est qu'il soit NON DÉNATURÉ.

Selon les plantes macérées le degré d'alcool nécessaire peut varier. Par exemple pour les parties plus "dures", comme les racines par exemple, le degré d'alcool doit être plus élevé. Alors comment faire lorsqu'on n'a que de l'alcool à 90° à sa disposition ? Facile : il suffit de "mouiller" l'alcool pour en faire baisser le titrage. Il existe un tableau très bien fait pour calculer votre "mouillage", c'est la table de Gay-Lussac (je ne vous ai laissé les colonnes que pour de l'alcool "trouvable" en France, donc inférieur ou égal à 90°) :

tableaulussac

(si vous avez de l'alcool d'un titrage supérieur à 90° – 96° par exemple – vous pouvez trouver le tableau complet à cette adresse : http://www.spc.ac-aix-marseille.fr/labospc/spip.php?article329)

 

Comment lire le tableau ? exemple : la table indique qu’il faut ajouter 105,34 ml d’eau à 100 mL d’alcool à 90° pour obtenir de l’alcool à 45°.

Attention : Le volume final est inférieur à la somme des volumes mis en jeu ! C’est le phénomène dit de « contraction de volume », variable en fonction du titre de l’alcool initial.

Attention (bis) : la drogue apporte toujours une petite quantité d'eau, qui baisse donc légèrement le titrage final de la teinture !

plantes_seches

 

Comment savoir quel degré d'alcool est nécessaire ?

Là, je ne vous cache pas que ça devient nébuleux… Car les dosages sont très précisément fixés par la Pharmacopée (la grande bible des pharmaciens, anciennement appelée le Codex), qu'on peut bien sûr se procurer, mais ça coute un bras…

Le codex définit 4 degrés d'alcool différents pour préparer les teintures : 60°, 70°, 80° et 90°.

  • 60°: drogues contenant des substances facilement solubles ou riches en tanin ( l'aubépine, l'ail, l'arnica, l'hamamélis, ratanhia, etc…)
  • 70° : drogues contenant notamment des alcaloïdes ou glucosides comme  la belladone, digitale, colchique, coca, ipécacuanha, jusquiame noire, lobélie, muguet, stramoine, strophantus, etc… A l'exception toutefois de la teinture d'aconit et chanvre indien qui sont préparées avec de l'alcool à 90°.
  • 80° : drogues contenant surtout des principes résineux et huiles essentielles comme le benjoin,  la cannelle, acore odorant, gingembre, muscade, coriandre, eucalyptus, etc….
  • 90° : Pour les résines elles-mêmes, baumes, térébenthines et huiles essentielles.

On peut se dire, bon, après tout, autant faire tout dans de l'alcool à 90°, genre "qui peut le plus peut le moins". Erreur !!!! Car la macération alcoolique est très puissante, sur le plan de l'extraction des actifs ; si un titrage d'alcool trop bas risque de ne pas extraire suffisamment d'actifs (et d'avoir des soucis de conservation en plus…), un titrage trop élevé risque d'en extraire "trop", en "explosant" les molécules à un point qui peut être néfaste au final !

Alors bon, mais qu'est-ce qu'on fait pour connaître le titrage ?? Eh bah on fait comme moi, on cherche à droite et à gauche ! Je ne vais pas être égoïste, je vais vous faire part de ce que j'ai trouvé…

D'abord le document "Herbal Materia Medica" de Michael Moore (oui oui comme le Michael Moore qu'on connaît….) que vous pouvez télécharger en cliquant sur son titre ! Alors, oui, c'est en anglais, mais bon… Pour chaque produit, vous allez trouver l'utilisation la meilleure (infusion, décoction, teinture…), et aussi les conte-indications ! Si vous ne comprenez pas l'anglais, dès que c'est écrit en rouge, MÉFIEZ VOUS !

Exemple : "FRESH 1:2,DRY 1:5,60% alcohol" = si les plantes sont fraîches, une part de plantes pour 2 parts d'alcool à 60°, si les plantes sont sèches 1 part de plantes pour 5 parts d'alcool à 60°

[NB : comme je pense que vous l'aurez compris, une teinture est souvent appelé "hydro-alcoolisé", tout simplement parce que vous devez mélanger de l'eau à l'alcool pour en faire baisser son titrage !]

Ensuite, l'excellent site de l'Herboriste, dont je me suis inspirée grandement pour ce billet. Vous pourrez y trouver, entre autres informations, ce tableau (non exhaustif évidemment !) qui récapitule les titrages d'alcool et les proportions employées selon les drogues.

  • Alcool à 60°, 1/5ème :

Absinthe
Ail
Aloès
Arnica
Asclépiade
Aubépine
Aunée
Bistorte
Brou de noix
Caïanca
Camomille
Cascara
Cévadille
Chardon bénit
Colchique (bulbe)Coloquinte
Colombo
Droséra
Gentiane
Écorce de chêne
Écorce de marron
Gaïac (bois)
Gratiole
Guaco
Hamamélis
Houblon
Hydrastis
Hydrocotyle
Jaborandi
Jalap
Kinkéliba
Kola
Noix de galle
Pareira brava
Passiflore
Piscida
Quassia
Quinquina rouge
Ratanhia
Rhubarbe
Roses rouges
Salsepareille
Scille
Seigle ergoté
Tormentille
Tournesol
Valériane

  • Alcool à 60°, 1/10ème :

Airelle (baies)

  • Alcool à 70°, 1/10ème :

Adonis
Belladone
Coca
Colchique(semence)
Digitale
Ipécacuanha
Jusquiame
Lobélie
Muguet
Noix vomique
Stramoine
Strophantus

  • Alcool à 80°, 1/5ème

Acore odorant
Anis
Asarum
Ase fétide
Badiane
Baume de la Mecque
Baume du Pérou
Baume de tolu
Benjoin
Boldo
Bourgeon de pin
Buchu
Cannelle
Cardamome
Cascarille
Citron
Copahu
Coriandre
Croton
Cubèbe
Ellébore noire
Eucalyptus
Euphorbe
Galanga
Galbanum
Gingembre
Girofle
Grindélia
Iris
Macis
Muscade
Myrrhe
Oliban
Opoponax
Orange amère
Panama
Phellandrie
Polygala de Virginie
Pyrèthre
Résine de gaïac
Ricin
Rue
Sabine
Serpentaire
Thuya
Sang-dragon
Scammonée
Storax
Styrax
Viburnum
Zédoaire

  • Alcool à 80°, 1/10ème :

Safran
Vanille

  • Alcool à 90°, 1/10ème :

Aconit
Chanvre indien
Huiles essentielles

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A quoi ça sert ? Quel usage en cosmétique ?

Traditionnellement, les teintures sont utilisées par voie interne, diluée dans un verre d'eau. La posologie est fonction de la plante utilisée, de l'âge et de la maladie à traiter.

On utilise aussi les teintures en usage externe en gargarisme, en compresses, lavage des plaies par exemple.

Et enfin… et c'est là que ça nous intéresse : les teintures comme actifs cosmétiques.

Alors là, je vous entends d'ici "ouhlà oui mais c'est de l'alcoooool !".
Et moi je dis : du calme ! ;)
Primo, parce que le titrage final de la teinture est toujours plus bas que celui de l'alcool qui a servi à la fabriquer. Pas beaucoup plus bas, mais quand même…
Et surtout, secundo, je vous rappelle que des tas d'additifs cosmétiques contiennent de l'alcool… A commencer par les extraits aromatiques naturels ! Les extraits aromatiques naturels sont fabriquées sur un support alcoolique (tout comme une teinture !), parfois jusqu'à 90° ! Et oui… Alors si vous avez utilisé des extraits aromatiques sans hésitation dans vos préparations, pourquoi pas une teinture ? Le dosage préconisé des extraits aromatiques est en général de 2% maximum dans une crème… Et puisqu'on parle d'extrait aromatiques, les teintures peuvent servir également tout simplement à parfumer une préparation !

Venezia va jusqu'à 5% de teinture dans ses crèmes pour le corps, et même jusqu'à 10% dans des baumes spécifiques.

J'ai pris l'exemple des extraits aromatiques, mais d'autres actifs sont sur support alcoolique : propolis, absolue de benjoin, etc…

Alors ? Convaincues ? ;)

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"Qui peut le plus peut le moins" ou "quelques pistes supplémentaires"

  • Vous voulez ajouter au côté odorant de votre teinture ? Diluez l'alcool avec de l'hydrolat, au lieu de l'eau !
  • Décidément, vous vous méfiez de cette histoire d'alcool… Préparez vos teintures dans du vinaigre de cidre ! une excellente alternative, car le vinaigre apporte ses bienfaits en plus de ceux de la plante ! Certains grands herboristes le font, comme John Christopher ou plus récemment Danièle Laberge (L'armoire aux herbes). Il apparaît à l’occasion dans les bouteilles de teintures avec vinaigre de cidre, des filaments élastiques gélatineux. En rien dangereux, il s’agit de la reconstruction de la mère du vinaigre.
  • Un "extrait fluide" est une teinture évaporée jusqu'à ce que son poids soit celui de la drogue utilisée au départ. Résultat : plus d'actifs et moins d'alcool ;) Exemple : teinture faite avec 10 g de drogue et 50 g d'alcool, macération, filtrage, puis évaporation jusqu'à ce que la teinture ne pèse plus que 10 g au total.

 

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Sources :

Larousse encyclopédique des plantes médicinales

"Guide du préparateur en pharmacie", Charpeneir, Hamond, Lorléac'h

Portail SVT de l'Académie d'Aix-Marseille

Herbal Materia Medica de Michael Moore

Potions et chaudron

L'herboriste

L'armoire aux herbes

La phytothérapie de Jean Valnet

Princesse au petit pois

MISE EN GARDE :

Cet article est à but informatif, il a été renseigné par des sources précises et fiables, mais il ne saurait en aucun cas se substituer à un avis médical.

 En cas d'interrogation, préférez consulter un professionnel de santé.

juil 242009

J’ai toujours été plutôt « tout à froid, tout dans le noir », pour mes macérâts, mais il est vrai qu’il existe plusieurs écoles…

Je me dis toujours que la chaleur et/ou le soleil doivent accélérer le processus d’oxydation des huiles…

Mais bon, ça me travaillait quand même… alors quand j’ai vu cette méthode de macérât en yaourtière sur le blog de framboise, j’ai été séduite !
Mais oui, en yaourtière ! A l’ombre, pas trop chaud, mais un peu quand même, suffisamment pour « booster » la macération, allez je me lance !

Le principe est très simple : Mettre le macérât 10 heures en yaourtière, puis repos 8 h. A répéter 3 fois. Et c’est prêt !

Si ça peut permettre de faire des macérâts rapidement sans trop malmener les huiles, j’ai choisi de faire de toutes petites quantités, plus besoin de prévoir un mois à l’avance…
J’ai quand même choisi des huiles résistants très bien à l’oxydation et donc au chauffage… le jojoba et l’huile d’olive.

Et je me suis lâchée, j’ai fait 7 macérâts (et oui ma yaourtière a 7 « places » !), avec toujours quelques gouttes de vitamine E :

Sur jojoba :
- pâquerettes (bellis) (raffermissant, tonifiant, tenseur)
- grande consoude (riche en allantoïne, cicatricant et anti-inflammatoire)
- bardane (antiseptique, purifiant)
- hamamélis (astringent, anti-inflammatoire, cicatrisant)
- immortelle (anti-hématome, cicatrisant, anti-inflammatoire)
- centella asiatica (anti-oxydant, anti-inflammatoire, cicatrisant, stimule le collagène)

Sur huile d’olive :
- guarana (facilite la combustion des graisses)

DSC07158

Verdict : en tout cas, les macérâts ont pris l’odeur et la couleur de leurs plantes… donc plutôt positif !

juin 302009

Bon, ça fait un moment que j’ai envie de tester les savons en refonte, étant donné que les savons à la soude, ouhlàlà très peu pour moi !
J’ai parcouru des tas et des tas de blogs et autres fora, et voici mes aventures savonnesques ! ;)

[Désolée pour les lectrices de "Cosmétons Libres", ceci est un copié-collé de mon post sur le sujet !]

Il ne m’aura pas fallu moins de 5 fournées pour arriver au résultat que
j’attendais ! [Et encore, c'est pas fini de sécher alors à
confirmer...].

Je vais vous faire l’historique, prêtes ? Attachez vos ceintures ! Wink

Le
mode opératoire est censé être toujours le même : laisser fondre
doucement au bain-marie les ingrédients, et ajouter en dernier, après
léger refroidissement les ingrédients plus « sensibles ».
Mouler sans tarder, mettre au congélateur une heure, démouler, et laisser sécher plusieurs jours.

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Essai n°1 : Savons miel/vanille

Ingrédients :
Savon de Marseille mixé : 115 g
Eau : 100 ml
Lait en poudre : 65 g
Miel : 40 ml
Macérât jojoba/vanille : 30 ml
Vanille : 2 gousses
EA vanille : 7 ml

Résultat avant moulage :
consistance d’une pâte à chou ! je suis loin, très loin des photos vues
sur les différents pas-à-pas… Je remue et remue comme une forcenée
pour essayer d’avoir quelque chose de fluide, et je n’ose pas ajouter
du liquide… rien à faire, ça restera très solide, donc super dur à
mouler… en plus, un mal fou à masquer la forte odeur du savon de
Marseille (1er prix pour les essais….)

Résultat après démoulage : des camemberts fraîchement démoulés, comme dirait Bridka… Assez compacts, mais parfaitement mats Sad
et un poil spongieux… Par contre l’odeur est finalement OK, on sent
bien la vanille (et le savon de marseille premier prix…)

Les erreurs : probablement pas assez d’eau, et probablement bain-marie trop fort (je pense que le savon a « cuit »…)

Conclusion : semi-raté (donc semi-réussi quand même…)
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Essai n°2 : Savons tropicaux

Je me dis « boah pas si mal en fait ! Je vais retenter en plus liquide et en variant les odeurs ! »

Ingrédients
:

Savon de Marseille mixé : 50 g
HA ylang-ylang : 55 ml
Lait en poudre : 1 càc
Macérât Jojoba/frangipanier : 2 càs
Poudre de papaye : 10 g
Macérât alcoolisé vodka/ylang : 4 ml, rhum/ylang : 2 ml
Ocre rouge à vue

Résultat avant moulage
: Cette fois, c’est plus liquide, j’ai mis le bain-marie moins fort,
mais pas encore parfait, et surtout, pas mal de petits morceaux de
savon pas fondu, grrrr, je remue et je remue encore à fond à fond ! Et
tout d’un coup je me rends compte qu’en fait ma préparation a gonflé !
C’est plutôt une mousse ! Je me dis, oops, bon, je vais arrêter et
mouler hein…. Rolling Eyes Assez difficile à mouler quand même car pas complètement liquide…

Résultat après démoulage
: Alors oui effectivement, ça a bien gonflé hein… du coup mes savons
sont tout légers ! Et encore super mats, bref, plutôt moches… Et
l’odeur alors là pffff…. une lointaine odeur d’ylang-ylang derrière
le savon premier prix…

Les erreurs : toujours pas assez d’eau, et je pense que l’ajout de pas mal de poudre (papaye) a rendu le truc spongieux ? en tout cas, je file acheter du savon de marseille SANS PARFUM, ras-le-bol de vider mes EA là-dedans hein !!!

Conclusion : raté
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Essai n°3 : Savons à l’amande


Ingrédients
:

Savon de Marseille (SANS PARFUM) mixé : 50 g
Eau : 75 ml
Lait en poudre : 1 càc
HV amandon de pruneau : 30 ml
Geogard : 15 gouttes
Poudre de chlorophylle : à vue

Résultat avant moulage
: toujours pas très fluide grrrrr… et… que vois-je ? Bah mince on
dirait que ça se remet à gonfler encore une fois !!! Cette fois, j’ai
ajouté du geogard sur les conseils d’Emma Wink diificile à mouler évidemment….

Résultat après moulage : spongieux. mats. mochachié.
Par contre l’odeur est au rendez-vous cette fois ! Même pas eu besoin d’ajouter ma fragrance « Almond Cream » ! Wink Déjà du mieux : éviter le savon avec parfum !!

Les erreurs : bon sang mais pourquoi ça gonfle comme ça ??
encore trop de poudre ? ou tiens… ptet que je remue trop
énergiquement…. mmhmm….. bon faut que je recommence, je sens que je
tiens le bon bout !


Conclusion : semi-raté, pour la texture (donc semi-réussi,… pour l’odeur)

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Essai n°4 : Savons Ylang-frangipanier [bah ouais, j'ai de l'HA d'ylang à liquider Wink]

Ingrédients :

Savon 55 g
HA d’ylang-ylang : 15 ml (ayé, liquidé !)
Eau : 50 ml
Macérât jojoba/frangipanier : 20 ml
Macérât alcoolisé vodka-ylang : 4 ml

Résultat avant moulage
: Bon, je commence à fatiguer, donc je me souviens avoir lu dans u
pas-à-pas « 5-6 min à puissance maximum au micro-ondes, pour faire
fondre le savon ». Je me dis, allez, tiens, ça fera une expérience en
plus. Par précaution, j’ai commencé par une minute… Eh bah c’était
déjà trop, ça a tout explosé dans le micro-ondes !! J’ai récupéré ce
que j’ai pu et ajouté de l’eau pour essayer de rattraper le coup (le
dosage en eau tient compte de cet ajout….)
Bon, je me dis, cette
fois, ZERO poudre ! On va bien voir si c’ets ça qui fait gonfler ! Eh
bah la réponse est NON, c’est pas ça, ça gonfle encore…. Et surtout,
avec mes con****** de micro-ondes, ça me fait des grumeaux encore plus
énormes… j’insiste pas, de toutes façons ça gonfle, alors je moule
avant même de me donner la peine de laisser tout fondre….

Résultat après démoulage : Bon, l’odeur est là, par contre pour le reste toujours aussi mochachié… peut-être un poil moins spongieux, et encore…..
En plus, ça n’a pas encore séché, mais je soupçonne tous ces savons « spongieux » de s’effriter complètement à l’utilisation….

Conclusion : raté

Les erreurs
: tout ! Nan mais c’est pas possible, chuis nulle ou quoi ??? grosse
remise en question, et relecture de quelques pas-à-pas…. « mes savons
sont spongieux, je pense que c’est le batteur électrique qui a
introduit trop d’air », « ne surtout pas remuer trop fort au risque de
faire trop mousser’… Tiens, ça commence à cogiter là-haut… Et puis
les proportions… tiens celle-ci elle met le même volume d’eau que de
savon…. Tiens, elle, elle compte l’eau en grammes….

Mmmmh, allez je change tout, je fais comme MOI je veux et je recommence !
______________________________________________
Essai n°5 : Savons au frangipanier

Ingrédients
:

Savon de Marseille sans parfum mixé : 70 ml
Eau : 70 ml
Lait en poudre : 1 càc
Macérât Jojoba/frangipanier : 20 ml
Geogard : 15 gouttes

Résultat avant moulage
: Déjà, je décide de me baser sur les VOLUMES pour la proportion eau/savon. primo. D’où le « 70 ml » de savon Wink
Ensuite, vu que j’en ai vraiment ras-le-bol, je donne un coup de pouce
à la fonte en passant au micro-ondes juste 30 s à 700W… Pas plus Wink
Ensuite, je décide de ne PAS rester à côté à remuer comme une tarée
pour mettre des bulles dedans de tous les côtés. Je laisser fondre…
longtemps… longtemps… avec à peine un coup de pelle en bois de
temps en temps…Et… miracle !!! ça ne mousse pas, et … ça fond !
YESSSS ! (mais genre au bout d’une heure, facile, je pense….) Et la
consistance ressemble ENFIN à celle vue sur les différents blogs
(c’est-à-dire une espèce de gelée façon pudding, mais liquide ! un peu
comme du liquide vaisselle, en fait…) !!! Youpi ! youpi ! on dirait
que j’ai réussi ! De joie, je décide d’agrémenter de morceaux de fleurs
de frangipanier, soyons fous !

Résultat après démoulage :
Héhéhé, on dirait bien que j’ai enfin réussi ! Ce n’est plus mat (et
même ça brille presque !), ce n’est plus spongieux, c’est bien lisse,
l’odeur y est, la masse aussi, youhouhouh !!! Par contre, je m’y suis
mal prise pour les fleurs séchées, j’aurais dû les mélanger à la pâte
avant de mouler (et les concasser un peu aussi…), plutôt que de les
poser au fond des moules, car ça laisse des petits vides, mais ça c’est
pas bien grave hein, après tout ce que je viens de traverser !!
Laughing



Conclusion : réussi !
(bon ok, sauf ptet pour les fleurs, mais franchement ça hein…. Rolling Eyes )

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Epilogue : mon avis sur les trucs HYPER IMPORTANTS à retenir…

- acheter du savon de marseille SANS PARFUM

- mettre le bain marie sur feu TRES TRES DOUX !!  On a l’impression que ça fera gagner du temps en montant le feu, bah c’est pas comme ça que ça marche hein….

- ne PAS remuer trop énergiquement, sinon ça mousse et ça rate !!!

- être TRES patiente ! (je
l’avais lu, ça, pourtant, mais bon, la patience n’étant pas ma qualité
première… ni deuxième d’ailleurs… ni même troisième… enfin bref
zavez compris hein Wink). L’idéal étant de ne PAS rester à côté à surveiller !! D’oû l’intérêt aussi de mettre à feu TRES doux !!

Bon évidemment, ils ne sont pas encore secs hein, donc faut attendre
confirmation (oui, apparemment, en refonte, ça peut se déformer et/ou
se rétrécir en séchant….), mais moi je suis confiante, pour une fois
! Wink
Maintenant que je pense avoir trouvé le truc, évidemment, j’ai qu’une envie : confirmer !

Donc… Allez ! Une fournée de plus ! ;)
_____________________________

Essai n°6 : Savons Mûre/cassis

Proportions idem essai n°5

Comme j’avais eu un HA de cassis en cadeau et que je savais pas trop à
quoi il allait me servir, je me suis dit, je vais faire un savon au
cassis, avec cet HA, et avec de la poudre de cassis, pour donner la
jolie couleur !

Bonne idée non ? donc je mélange ma poudre de cassis à mon hydrolat, et à du lait en poudre, nickel, magnifique couleur.
(pour info, la poudre de cassis, ça ressemble à çà :

Et
encore, le rendu n’est pas parfait, en vrai ça tire un peu plus sur le
rose, bref, dans l’hydrolat ça donne une magnifique couleur pourpre du
plus bel effet ! Je trépigne d’avance !

J’ajoute mon savon… et là….j’obtiens….

çà :

Je vous laisse imaginer ma tête… et les jurons qui vont avec….

Je
me dis bon, pas de panique, le cassis c’est très foncé, je dois bien
pouvoir rattraper ça… Pour ne pas gâcher toute ma préparation j’en
prélève un peu, pour tester mes deux autres options : poudre de raison
et jus de betterave.
Poudre de raisin : idem, mais version plutôt bleu marine…
Jus de betterave : OUF, sauvée !

Bon, finalement ça ne sera pas des savons au cassis (l’odeur est vraiment
trop légère même si je n’ai pas mis d’eau mais que de l’HA….), mais
« mûre-cassis », avec une fragrance qui sent bien fort…

BREF : faites gaffe à vos colorants !  Laughing faites un petit test sur une petite partie avant de tout gâcher !!!

D’autre
part, concernant les savons qui sont en train de sécher, à part les
miel/vanille qui sentent nickel (dommage que je ne les aie pas faits au
savon sans parfum, mais bon…), l’odeur des autres a tendance à
faiblir, dommage, je voulais éviter autant que possible les fragrances
et compagnie, mais je pense qu’il faut plus mettre le paquet… Les
réussis, ceux au frangipanier, sentaient super bons hier, mais je
voulais quand même ajouter du macérât alcoolisé de frangipanier, sauf
que j’ai pas retrouvé la bouteille Sad
Je l’ai retrouvée ce matin (c’est malin), donc la prochaine fois j’en
ajouterai en plus ! Et penser aussi à faire un HA de frangipanier, pour
mettre toutes les chances de mon côté hein Wink [oui j'adore le frangipanier Wink]

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Et voilà ! tout est en train de sécher, et se comporte plutôt pas mal…. Les savons mûre-cassis ont certes un peu rétréci et foncé, mais ne se sont pas déformés pour le moment ! Les autres n’ont absolument pas bougé…
J’ai testé ce matin un des mini-sponge-savons tropicaux oranges, eh bien une fois la partie « spongieuse » mouillée, ils font très bien leur effet ! ;)

compatiblerazmoket

avr 292009

Ca faisait un moment que je cogitais sur le pas-à-pas de titelibellule,pour faire soi-même son hydrolat…
Ca me paraissait trop facile pour être honnête ! ;)

Alors j’ai fini par essayer… Comme j’avais des fleurs d’ylang-ylang (ouais, juste pour vous faire baver !), c’est ce que j’ai choisi…

J’ai mis environ 2 cm d’eau au fond de ma cocotte minute, puis une poignée de fleurs d’ylang-ylang.

DSC06283

Titelibellule a utilisé un carreau de carrelage, mais comme ma cocotte a un panier pour cuire à la vapeur, j’ai donc mis en place le panier…

DSC06284

J’ai ensuite posé dans le panier le récipient qui va recueillir l’hydrolat. Le  plus large possible, pour que ça aille plus vite !

DSC06285

Ensuite, pour servir de « condensateur », un grand récipient sur la cocotte, avec un torchon (ou deux !) pour faire le « joint » avec la cocotte

DSC06286

Et enfin des glaçons dans le récipient, à remplacer régulièrement !

DSC06287

Mettre à chauffer à feu doux… et attendre ! En surveillant bien les glaçons, le récipient du haut doit toujours être froid !

Le principe : l’eau chauffe et s’évapore, chargée des actifs des fleurs, Seulement, comme cette vapeur d’eau rencontre le récipient d’en haut qui est FROID, elle se condense ! Elle se retransforme donc en eau à son contact, et plouf, retombe dans le récipient « récolteur » !

Il m’a fallu seulement une heure pour que toute l’eau d’ »en bas » passe « en haut ». Et je vous dis pas l’odeur dans toute la maison !!

J’ai bien attendu que tout refroidisse avant d’ouvrir, histoire de ne pas en perdre une goutte ;)

Et le résultat…… presque 200 ml d’hydrolat… qui sent… L’YLANG-YLANG ! Yessss ! Ultra-validé donc, je vais m’éclater avec mes plantes séchées moi !!

Par contre je m’interroge quand même niveau conservation hein (d’ailleurs je ne pensais pas en tirer 200 ml, la moitié m’aurait largement suffi…), donc je pense que je vais y ajouter d’office du geogard, et évidemment laisser la bouteille au frigo ;)

compatiblerazmoket

oct 252008

 

Les huiles essentielles sont DECONSEILLEES pour les enfants, sauf avis médical. Sauf l'huile essentielle de lavande, qui est la seule à être globalement recommandée pour les enfants.

Personnellement, je ne mets pas d'huiles essentielles dans les produits à l'usage de mes enfants, sauf, donc, la lavande, en dosage TRES LEGER, et avec une grande prudence !

Un test cutané du produit fini au creux du coude est préconisé pour les adultes et INDISPENSABLE pour les enfants !

Iliane et moi nous sommes connues grâce à nos filles, nous avons toutes les deux des jumelles, nées en 2003 pour Iliane, et en 2004 pour moi (un an de différence, presque jour pour jour !).
Certaines de nos préparations sont adaptées à l'usage des enfants en bas âge, pour vous les indiquer, les billets concernés comportent le logo "Compatible razmoket" :

compatiblerazmoket

Bonne lecture !

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Edit du 19 avril 2011 :

Lorsque nous avons créé ce blog avec Iliane, mes filles avaient 4 ans.

Force est de constater que parmi les "huiles" (huhuhu :lol:) de l'aromathérapie, beaucoup d'HE sont acceptées sur les enfants en bas âge. La "limite" est souvent fixée à 6 ans.

Le choix personnel que j'ai fait de ne pas administrer d'autres HE que la lavande vraie à mes filles n'engage que moi, car je considère qu'il y a d'autres moyens de traiter les enfants (l'hydrolathérapie par exemple).

Mes filles ont 6 ans et demi maintenant, j'ai commencé à leur administrer d'autres HE (celles que les livres admettent pour les enfants, même en dessous de 6 ans….). J'ai décidé de faire l'impasse malgré tout sur celles qui ont des contre-indications précises : dermocaustiques ou neurotoxiques, par exemple…

Mais je continuerai à appliquer le logo "Compatible Razmoket" pour les préparations qui ne contiennent pas d'HE, ou uniquement de la lavande. Pour celles que je ferai dorénavant pour mes filles, avec d'autres HE, j'ajouterai une limite d'âge ("à partir de 6 ans" par exemple).

Je vous rappelle que c'est un choix personnel :)

J'ai reçu pour mon anniversaire le livre de Danièle Festy "Soigner ses enfants avec les huiles essentielles". Elle est effectivement très très décontractée par rapport à leur utilisation sur les enfants :lol:

Rétrospectivement, je n'aurais quand même de toutes façons pas utilisé sur mes filles autre chose que de la lavande. Mais maintenant, comme je viens de vous le dire, j'utiliserai les HE que Danièle Festy accepte pour les enfants même en bas âge, avec la mention "A partir de 6 ans", qui, je vous le rappelle, n'engage que moi ;)

oct 242008

PRECAUTIONS D’EMPLOI

A lire avant toute utilisation !

* Employez les huiles essentielles avec modération et précaution. Elles sont très puissantes.   

* Les huiles essentielles ne doivent pas être appliquées sur les muqueuses, sur les yeux ou le contour des yeux. En cas de contact, appliquez abondamment une huile végétale, puis consultez un médecin.   

* Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée et hors de vue des enfants.   

* Certaines huiles peuvent être irritantes pour les peaux sensibles. La majorité des huiles essentielles s’emploient diluées dans une huile végétale sur la peau. Il est recommandé de toujours effectuer un test de tolérance cutané dans le pli du coude pendant au moins 24 heures avant toute utilisation à l’état pur ou dilué sur la peau. Si vous observez une réaction (rougeur, irritation, picotement…), n’utilisez pas le mélange.   

* Certaines huiles sont photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron…). Après application de ces huiles, ne pas s’exposer au soleil.   

* D’une manière générale, il est déconseillé l’usage des huiles essentielles pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques ou ayant des problèmes de santé graves. Sauf avis médical, n’utilisez pas non plus d’huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.   

* Les injections d’huiles essentielles sont rigoureusement interdites.   

* En cas d’allergies respiratoires, éviter d’inhaler directement les diffusions d’huiles essentielles.   

* N’associez pas huiles essentielles et traitements médicamenteux.   

* Consultez un médecin aromathérapeute pour toute indication thérapeutique ou tout traitement par voie orale.   

* En cas d’ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d’huile végétale afin de diluer l’huile essentielle, contactez un centre anti-   poison et consultez un médecin.   

* En cas de doutes ou d’interrogations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.   

huiles_essentielles

DOSAGE


Pour le visage, il est recommandé un dosage de 0.5 à 2%, personnellement, je dépasse très rarement 1%

Pour le corps, il est recommandé un dosage de 2 à 5%, personnellement, je dépasse très rarement 3%

Pour les applications localisées (massages locaux), on peut aller jusqu’à 10%.

oct 242008

Ne vous arrachez pas les cheveux !

Voici la liste des abréviations utilisées dans ce blog :

HV = huile végétale

HA ou HY = Hydrolat

HE = Huile essentielle

TA = tensioactifs

EPP: Extrait de pépin de pamplemousse

EA : extrait aromatique

PhA: phase acqueuse

PhH: phase huileuse

Vit. E : vitamine E

BK : beurre de karité

oct 242008

Je voudrais donc vous faire part de mon mode
opératoire détaillé pour faire une émulsion, pour être sûre de ne rien
oublier et d’optimiser mes dépenses d’énergie   [fainéante, moi ?    Cool   ]

Bien sûr, ça s’adapte selon que je fais une préparation à froid, ou un baume, enfin bref, qui peut le plus peut le moins hein…

NB : à de nombreuses reprises, au cours du mode opératoire, je me passe les mains à l’alcool… genre au moins 5 ou 6 fois…

Alors, voilà commet ça se passe chez moi :


1. Je descends
mes boîtes qui contiennent tout le nécessaire (HE, accessoires, HV,
flaconnage, etc) de la salle de bains dans la cuisine (ou
éventuellement je ne descends que ce dont j’ai besoin, au risque
d’oublier quelque chose et de devoir remonter…)

2. Dans la cuisine, je mets mon tablier 

3. Je mets ma cocotte minute sur le feu, avec de l’eau dedans, de
telle sorte que le niveau arrive au milieu du panier de la cocotte,
mais je ne mets pas le panier tout de suite.

4. Je lis ma recette et sors les accessoires nécessaires, en
« répétant » la recette dans ma tête (d’abord je vais faire ça, puis ça,
donc j’aurai besoin de ça, etc.), en prenant bien soin de ne rien
oublier (genre le couteau pour la « pointe de couteau »….). Mon conseil
: si vous avez plusieurs accessoires identiques, genre plusieurs
entonnoirs, plusieurs cuillères doseuses, n’hésitez pas à les sortir
tous ! Un pour la phase acqueuse, un pour la phase huileuse, un pour
les poudres, etc…

5. Je place tous les accessoires en verre et en métal dans la cocotte minute et je laisse bouillir
(ou, si j’ai choisi les pastilles de stérilisation à froid, je mets tout dans mon récipient rempli d’eau, avec le cachet ; dans ce cas, je fais quand même bouillir l’eau de ma cocotte)

6. Je relis ma recette et je sors tous les ingrédients nécessaires.

7. Je pose 2-3 morceaux de sopalin sur le plan de travail

8. Je pose un plateau sur le plan de travail

9. Je pose une assiette creuse remplie d’eau froide sur le plan de travail

10. Je me lave les mains, je les passe à l’alcool à 70°

11. Je passe le plateau à l’alcool à 70°, ainsi que tous les
accessoires en plastique, que je pose sur le plateau (façon instruments
de chirurgien, bien alignés Mr. Green   ).

12. Je sors mes accessoires en verre et en métal de la cocotte (ou de ma solution de stérilisation à froid (si le temps imparti est écoulé, en principe 30 minutes). Je
coupe le feu, mais je ne JETTE PAS L’EAU ! Je mets mes accessoires à égoutter
sur un morceau de sopalin. Lorsqu’ils sont secs, je les passe à
l’alcool et je les mets sur un autre morceau de sopalin

13. Je remets le panier dans la cocotte minute

14. Je mets tous les ingrédients de ma phase huileuse dans le
récipient adéquat (personnellement, 2 pots de bébés 100 ml, pour faire
les bains-marie). Je la pose dans le panier de la cocotte et je laisse
fondre (surtout pour les cires et beurres…)

15. Pendant ce temps, je dose ma phase acqueuse, et je viens la
poser dans le panier, à côté de la phase huileuse qui doit commencer à
bien fondre.

16. Je mélange soigneussement la phase huileuse avec mon batteur
mousseur, ou au fouet à main (mon fouet à main = le fouet du batteur
mousseur, sans appuyer sur le bouton !) jusqu’à ce que tout soit bien
fondu.

17. Je mélange soigneusement tous les ingrédients de ma phase
aqueuse et je verse doucement la phase huileuse dans la phase acqueuse
(ou l’inverse, selon les recettes…) en émulsionnant en permanence

18. Quand l’émulsion semble « prendre », je continue à remuer
quelques instants, puis je sors mon pot et je le pose dans l’assiette
d’eau froide, et je continue à remuer, mais moins énergiquement

19. Quand la température a bien baissé, j’ajoute mes HE (et/ou autres actifs de phase 3) et je mélange soigneusement

20. Je verse dans mon flacon/pot/… Je ferme, je colle une
étiquette sur mon flacon avec le contenu et la date de fabrication et
CRAC au frigo

21. Je fais la vaisselle  

22. Je vais tout de suite noter ma recette dans mon grimoire, en
notant bien les petits cafouillages par rapport à la recette originale
(genre « une goutte d’HE m’a échappé », ou « ajout d’EPP a tout rendu
liquide, j’ai rattrapé en ajoutant ça et ça »)

Mise en garde

Nos articles sont à but informatif, ils ont été renseignés par des sources précises et fiables, mais ils ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical.
En cas d’interrogation ou de pathologie grave, consultez un professionnel de santé !
N'oubliez pas de lire également le billet sur l'utilisation des huiles essentielles.

Rendons à César…

C'est avec plaisir que nous mettons nos recettes à votre disposition. Parfois, nous nous sommes inspirées d'autres bloggeuses, que nous citons.
Si vous-même vous inspirez de l'une de nos recettes, merci de mettre dans votre article un lien vers "La cosméto de Maman" !