Bon, comme je me suis pavanée sur Facebook, il fallait impérativement que je poste vite ce billet ! ![]()
Avant tout, l'historique…
Depuis des semaines, à chaque fois que je vais à la pharmacie, Gabrielle s'extasie devant le présentoir des "Savons Gemmes"… à 15 euros le morceaux de savon entre 170 et 200 g, autant vous dire que j'ai dit "non" dès le début, en lui promettant maintes fois que j'essayerai d'en faire…![]()
C'est vrai qu'ils sont très beaux, je ne dis pas le contraire… je vous laisse voir par vous même sur leur site : http://www.savons-gemme.com/
Autant vous le dire tout de suite, je suis très loin de leur arriver à la cheville ![]()
Mais c'est aussi parce que, comme un fait exprès, Monica a posté sur El arte del jabon un billet sur le recyclage du Melt and Pour en savons dans le même esprit que les "savons gemmes". Bon, pas exactement les mêmes, mais plus accessibles pour moi, et après consultation de l'intéressée, ils feraient parfaitement l'affaire.
Voici ceux de Monica dont je me suis j'ai essayé de m'inspirer :

Personnellement, je ne raffole pas du bleu (doux euphémisme…), mais cette association de turquoise m'a vraiment séduite…
Bon, c'est parti…
Le principe est très simple, je dirais même simplissime : alterner des couches de melt and pour, éventuellement avec aussi de fines couches de mica, et vaporiser un coup d'alcool entre chaque couche. On démoule, on découpe, on polit (avec une gaze imbibée d'alcool), et c'est fini !
Il vous faut donc :
- du Melt and Pour
- des micas, colorants pour savon et/ou alimentaires
- une fragrance ou huile essentielle
- de l'alcool en spray
Par contre, Monica dit se servir de gobelets jetables comme moules, et çà je le sentais moyen, j'ai donc opté pour mon moule "pyramide" qui a une forme tout à fait appropriée à mon avis…
J'ai donc préparé mes couleurs de Melt fondu, avec une vieille fragrance qui trainait par là (et qui est tout à fait incompatible avec la savonnerie à froid…
) et commencé à verser mes couches…
En soi, ce n'est vraiment pas compliqué. Ce qui l'a été un peu plus, c'est les couches de mica, parce que je ne voulais pas en mettre sur les bords du moule (ce qui est complètement idiot, puisqu'après, les savons seraient polis…) et le mica çà virevolte dans tous les sens, y compris quand on le vaporise d'alcool hahaha
La petite erreur que j'ai faite également, c'est que mes couches de mica sont un peu fines, j'avais peur qu'elles ne soient trop épaisses et fassent casser le savon… Mais non, vous pouvez y aller ! Je les ai étalées au pinceau, pour ne pas que çà vole dans tous les sens, mais du coup, elles sont définitivement un peu fines… enfin bref ![]()
Il ne faut pas hésiter à retailler franchement après le démoulage, pour donner un vrai côté "brut'. Je n'ai pas beaucoup retaillé ni poli, car je voulais couper chaque savon en 2, pour pouvoir découvrir l'intérieur, et du coup, çà me faisait quand même de très petites portions… Mais n'hésitez pas !
Bon, allez, je ne vous fais pas languir davantage, voici le résultat de mon premier essai :

Bon, OK, çà n'a finalement pas grand chose à voir avec ceux de Monica et encore moins avec ceux de la pharmacie mdr
, mais j'étais super contente de moi à la coupe !
Sur le morceau de droite, l'effet "fumée" du blanc sur le bleu est fait exprès : il suffit de verser la couche supérieure avant que la précédente ne soit recouverte de sa "petite peau", d'assez haut et assez rapidement, pour que les couleurs se mélangent… mais pas trop
Ca m'a paru tellement simple que j'ai proposé à mes filles de faire elles-mêmes les leurs. C'est très facile et très ludique, je vous recommande d'essayer avec les enfants !
Les voici en pleine concentration…
.jpg)
Bon, comme elles n'ont quand même que 7 ans et demi, difficile de leur faire visualiser le résultat final à l'avance, donc les couches sont un peu régulières je trouve, mais bon…![]()
Par contre, IMPOSSIBLE de réussir à les convaincre de les couper en deux , j'ai juste réussi à leur faire accepter un léger polissage…
Voici leurs "oeuvres" :
.jpg)
J'avais réussi à convaincre Eve (celui de gauche), de pencher un peu le moule au départ, pour que le résultat soit moins régulier.
Comme il nous restait un peu de pâte "au chaud", nous en avons fait un dernier, toutes les trois ensemble :
Et celui-ci je l'ai coupé en deux, je leur ai pas demandé leur avis ![]()
Enfin, j'ai voulu fair un dernier essai (l'essai de trop !
), pour essayer de faire quelque chose comme le violet de cette photo de Monica :

… et comme ceux d'El Sapone, dont Monica s'est inspirée…
J'ai d'abord fait fondre du melt coloré en violet. Première erreur : trop de colorant, violet trop foncé et qui a beaucoup opacifié le melt… Et ensuite, dans mon bécher, j'ai ajouté des petits morceaux de melt non coloré, que j'ai à peine commencé à laisser fondre, pour faire comme des "inclusions" plus claires. Deuxième erreur, car sur une si petite quantité, çà m'a fait une espèce de pâtasse très épaisse que j'ai eu un mal fou à fourrer dans mon moule… J'ose à peine vous mettre la photo, mais bon, allez, je vous la mets quand même…
Pour la dernière couche du dessus, comme le violet était plus dilué, le résultat est un peu plus approchant de celui que je voulais, mais c'est clairement pas encore çà ![]()
Et pour finir, une petite photo de groupe (mais sans le vilain petit canard
)

J'espère que cette expérience vous aura réconciliées (si nécessaire !) avec le Melt and Pour. En tout cas, je vous encourage à essayer, surtout avec les enfants, c'est très ludique et tout est permis ! ![]()
(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)
Même s'il est plutôt controversé, j'ai voulu proposer du polysorbate à la vente (bon, j'ai opté pour le 80, le "moins pire"…
) parce que je voulais absolument un émulsifiant liquide, seul moyen que j'ai trouvé de faire de l'huile de douche digne de ce nom, qui se tienne et qui mousse…
Alors inutile de me demander si vous pouvez remplacer le polysorbate par tel ou tel émulsifiant solide
, la réponse est non
(pour l'avoir testé hein…). Par contre, peut-être par un autre émulsifiant liquide, mais là, je n'ai pas testé…
Mais je n'ai pas voulu faire une huile de douche toute simple, non, je voulais quelque chose de vraiment confortable, et doux, et crémeux, toussa toussa ![]()
- Huile de coco fractionnée (20 %) : 50 g (émollient, lissant, nourrissant, hydratant, épaississant)
- SLSA (6 %) : 15 g (nettoyant doux très moussant)
- Ceralan (1 %) : 2.5 g (adoucissant, assouplissant, protecteur et filmogène)
- Huile de camélia (34 %) : 85 g (assouplissant, restructurant, anti-oxydant, assainissant)
- Glycérine (9%) : 22.5 g (hydratant, humectant, émollient, adoucissant, assouplissant, protecteur, solvant, émulsifiant, agent de contrôle de la viscosité, bactéricide)
- Poudre de lait de chèvre (1.5 %) : 3.75 g (protecteur, améliore l'élasticité de la peau, adoucissant, émollient)
- Polysorbate 80 (9 %) : 22.5 g (émulsifiant à froid (huile dans l'eau), tensio-actif, humectant, agent de viscosité)
- Beta (17 %) : 42.5 g (nettoyant doux, moussant, hydratant, calme les irritations, agent de contrôle de la viscosité)
- Fragrance sans allergène "Bouquet de fleurs blanches" (1.5 %) : 3.75 g
- Geogard ultra (1 %) : 2.5 g (humectant (préserve l'hydratation de la peau), conservateur (protection à large spectre, inhibe le développement des micro-organismes))
- Mica Nacre : une pincée
Le mode opératoire est le suivant :
Faire fondre au bain-marie le Ceralan dans l'huile de coco fractionnée. Retirer du bain-marie et ajouter le SLSA. Mélanger soigneusement jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Ajouter l'huile de camélia sans cesser de mélanger.
Mélanger la glycérine à la poudre de lait de chèvre (éventuellement tamisée), afin d'obtenir un mélange homogène, puis ajouter à la préparation.
Enfin, ajouter le polysorbate 80, le beta, la fragrance, le conservateur, et le mica.

Verdict : Je suis con-quise
C'est vraiment, vraiment doux. Ca mousse (certes, peu, mais tout de même !), non, franchement, j'ai l'impression de me laver avec du lait pour le corps super doux. A décliner de toutes sortes de manières, je pense
(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)
Qui dit SLSA dit, forcément, à un moment ou un autre, bombinettes pour le bain
Mais moi je ne voulais pas "seulement" des bombinettes qui moussent, je voulais des bombinettes qui moussent et qui fiiizzzzz, unp eu comme l'avait fait Lutin. Sauf que moi je ne voulais pas 2 couches, je voulais tout mélanger
Bref, voici le résultat
J'avais en tête d'étaler la pâte en une grosse couche, et, après séchage, de la casser en gros morceaux, comme du sucre un peu brut… Mais évidemment, çà ne s'est pas passé comme prévu ![]()
Une seule phase (pour 100 g de sucres) :
- Bicarbonate de soude : 28 g
- Acide citrique : 9 g
- SLSA : 24 g
- Amidon de tapioca : 18 g
- Lait de chèvre en poudre : 3 g
- Huile de noix de coco : 10 g
- Huile de jojoba : 6 g
- Fragrance "Baies d'été" : 2 g (environ 50 gouttes)
- Mica "Coquelicot" (à vue)
- Mica "Violine" (à vue)
J'ai d'abord mélangé toutes les poudres bien comme il faut. Puis j 'ai mis à fondre au bain-marie les huiles et j'ai mélangé consciencieusement tout çà. C'est très friable, mais çà doit être homogène.
A la fin j'ai ajouté la fragrance et les micas. Et là… c'est le drame ![]()
Non, j'exagère en fait, mais la consistance obtenue ne permet absolument pas d'"étaler" une couche où que ce soit
Par contre, çà ressemble un peu à de la pâte à modeler, en plus friable, j'ai donc façonné à la main mes "sucres" un par un…

Verdict : bon, visuellement, finalement, le résultat n'est pas vilain, enfin je trouve ![]()
Quant au résultat dans le bain, alors, oui, çà fizz – un peu -, et çà mousse – un peu -. Un peu des deux quoi
Evidemment, le fait d'avoir voulu allier les deux, il fallait bien s'attendre à avoir ni une bombinette SUPER fizzante, ni une bombinette SUPER moussante
Mais en tout cas, moi je trouve çà assez sympa, et çà convient plus que bien aux petites filles de 7 ans ![]()
(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques sans-allergènes)
[allez, on continue, pfiouh, pfiouh !
]
J'avais envie depuis longtremps de refaire du déodorant en stick, mon premier essai (datant de… pfiouuuuhhhhhhh !) ayant été très peu concluant…
Lorsque j'avais fait le baume pectoral pour mes filles, je m'étais aperçue que la texture aurait été parfaite pour un déo en stick… (mais trop dure pour un baume pectoral, surtout pour petites filles pleurnicheuses, mais bon bref
)
Je m'en suis donc inspirée, au niveau des proportions, mais en y ajoutant ce qu'il faut pour l'effet déodorant :
- Huile de papaye (58 %) : 17.6 g (dissout les excès de sébum et les impuretés de la peau (papaïne), élimine en douceur les cellules mortes, favorisant ainsi leur régénération, anti-oxydant, lutte contre le vieillissement cellulaire, apaisant)
- Cire d'abeille (32 %) : 9.7 g (adoucissant, assouplissant, protecteur)
- Teinture de propolis (1 %) : 0.3 g (antiseptique, anti-inflammatoire, cicatrisant)
- Farnesol (1 %) : 0.3 g (déodorant (lutte contre les bactéries sans obstruer les pores ni bloquer le processus naturel de la transpiration))
- Lemon ester (5 %) : 1.5 g (anti-oxydant, déodorant, baisse le pH de la peau, empêchant la prolifération bactérienne)
- Fragrance "Forêt primaire" (2 %) : 0.6 g (environ 16 gouttes)
Faites fondre d'abord la cire d'abeille au bain-marie, avant d'y ajouter l'huile de papaye (sans trop la faire chauffer…). Ensuite, sortez du bain-marie, continuez à mélanger et dès que çà commence à s'opacifier un peu, ajoutez sans tarder le reste des ingrédients, avant de verser dans votre contenant. Il ne faut pas traîner, çà durcit très vite !

Verdict : j'ai décidé qu'il serait "pour homme", à cause de la fragrance utilisée, mais je l'ai utilisé moi-même, après, question de goût…Bien sûr la fragrance est interchangeable, y compris avec des HE par exemple… Bon, niveau texture, rien à redire, çà va très bien. Par contre, je pense que l'efficacité est très légèrement inférieure à celle du précédent. Pourtant les ingrédients ne sont pas si différents, il faudra que je réessaye en ajoutant plus de benjoin et de propolis… Enfin, rassurez-vous, il est efficace quand même hein, mais peut-être un poil moins que l'autre
(enfin euh, peut-être pour les futures mamans plutôt…
)
[bon, je reprends ma liste d'attente des articles à publier, mais dans l'autre sens...
donc une vieeeeeeille recette ;)]
Je vous avais déjà parlé de mes mini-moules, avec lesquels j'avais fait les dosettes pour zones très sèches et le shampooing unidose démêlant. Et je vous avais bien dit que vous en entendriez reparler de mes mini-moules (parce que je n'en suis pas peu fière !
)… Eh bien c'est maintenant !
On m'a déjà offert à plusieurs reprises du démaquillant solide. Même si j'ai beaucoup apprécié son efficacité, j'étais toujours un peu dérangée par le côté peu pratique de ce gros "savon" à manipuler et à ranger après coup, bref, le test idéal pour les mini-moules !
Une seule phase :
- Huile de jojoba (63 %) : 9,81 g (plébiscitée dans les démaquillants, humectant, nourrissant, sébo-régulateur, calmant, cicatrisant, régénérant, tenseur)
- Cire d'abeille (22 %) : 3,43 g (adoucissant, assouplissant, protecteur)
- Emulsan (11,5 %) : 1,79 g (émulsifiant huile/eau, émollient, hydratant, adoucissant, laisse la peau douce et lisse)
- Huile de ricin sulfatée (3 %) : 0,47g (nettoyant, émollient, dispersant)
- Vitamine E (0,50 %) : 0,07 g (anti-oxydant puissant, anti-radicalaire, stimule la régénération cellulaire, assouplissant)
Il suffit de mélanger tous les ingrédients fondus, sauf l'huile de ricin sulfatée et la vitamine E, que je préfère ajouter à la fin. Et ensuite, hop, dans les moules
Un petit passage au congélateur peut permettre de faciliter le démoulage. Et ensuite, pouf, dans un pot, dans la salle de bains !
Pour l'utilisation, il suffit d'humidifier une dosette et de la malaxer au creux de la main ou de la frotter sur une lingette humide, elle va se tranformer en lait, et hop, le tour est joué ! Et en plus le rinçage n'est pas obligatoire
Personnellement, j'humidifie ma lingette et j'écrabouille ma dosette dessus (oui, toujours très classe moi !
)
.jpg)
Verdict : moi qui étais mitigée sur le démaquillant solide, à cause de sa forme, cette fois, je suis emballée ! Une dosette pour les yeux, et éventuellement une autre pour le reste du visage, pour un résultat nickel
On n'en utilise pas plus que ce dont on a besoin, et on ne laisse pas un démaquillant solide tout gluant dans le tiroir
Bref, archi adopté pour moi ! ![]()

[Allez, si si, je vais rattraper mon retard, si si....]
Avec l'arrivée du SLSA, j'ai eu vraiment très envie de l'essayer, mais pas dans un fondant-moussant-effervescent de bain, non,, non, plutôt dans un gel douche, oui, liquide oui, parce que j'avais lu çà et là des tentatives un peu pfffff….
[oui, c'est une recette qui est déjà parue sur la boutique, il y a... un certain temps.... ;)]
Allez c'est parti
- Décoction de lin/plantain/guimauve (mucilage) (15 %) : 33,75 g (adoucissant, anti-oxydant, émollient ++, apaisant ++, régénérant, assainissant, astringent, adoucissant, anti-inflammatoire)
- Poudre de carraghénane (0.2 %) : 0,45 g (épaississant, gélifiant, agent de contrôle de la viscosité, émollient, adoucissant, calme les irritations cutanées)
- SLSA (5 %) : 11,25 g (nettoyant doux très moussant)
- Gomme Xanthane (0.5%) : 1,12 g (épaississant, gélifiant)
- Infusion ou hydrolat de fleur d'oranger (73 %) : 164,25 g (régénérant, tonique, rafraîchissant, apaisant)
- Oxyde de zinc (0.2 %) : 0,45 g (fongicide, antiseptique, assainissant, apaisant, protecteur)
- Glycérine (4 %) : 9 g (hydratant, humectant, émollient, adoucissant, assouplissant, protecteur, solvant, émulsifiant, agent de contrôle de la viscosité, bactéricide)
- Mica nacre (0.6 %) : 1,35 g
- Mica lagon (0.5%) : 1,13 g
- Optiphen BSB-N (1 %) : 2,25 g (environ 45 gtt) (conservateur bactériostatique, contre les levures et moisissures, anti-prurigineux)
Vous l'aurez sûrement lu deci-delà, le SLSA a tendance à "gonfler" après une période de repos…![]()
C'est la raison pour laquelle cette recette est à faire en plusieurs temps…
D'abord mélanger la poudre de carraghénane, le SLSA et la gomme xanthane avec la décoction encore chaude (pas trop vigoureusement pour éviter la mousse…)
Puis, ajouter les deux tiers du mélange oxyde de zinc+infusion/hydrolat de fleur d'oranger, les micas et la glycérine.
Puis, après quelques heures, incorporer le reste (un tiers) du mélange oxyde de zinc+infusion/hydrolat et le conservateur.
Ca a l'air fastidieux comme çà, mais je vous assure qu'en fait, non
Enfin, çà l'est quand on doit tâtonner sans trop savoir (testé et approuvé….
), mais là, pas besoin de tâtonner, je vous prends par la main :)

Verdict : un gel douche très épais et très agréable à utiliser ! Si vous le trouvez trop épais, vous pouvez éventuellement le "rallonger" avec un peu d'eau, mais pour ma part, je l'ai adopté
Et l'odeur de fleur d'oranger se suffit à elle-même !!

Au mois d'octobre, Sealeha nous a rendu visite
Et on s'était dit "tiens, on va savonner". Comme Céline est auvergnate, je lui ai demandé d'apporter des ingrédients de sa région pour les intégrer au savon…
Après être passées par toutes les idées débiles et saugrenues possible (je vous laisse imaginer…), Céline a apporté de la purée de lentilles du Puy et de l'eau de Volvic. La mission était donc d'inclure ces ingrédients à notre savon, ainsi que de l'huile de colza, et il devait représenter graphiquement un volcan d'Auvergne
Bon, et puis évidemment, on a jacassé, jacassé, jacassé, et pas savonné du tout
[comment çà, çà vous étonne pas ??!!
]. Du coup, ç'aurait été dommage de gâcher la purée de lentilles préparée spécialement par Céline pour l'occasion, donc on a décidé de faire quand même notre savon, mais chacune de son côté
On s'était mise d'accord aussi sur la réalisation pour avoir – plus ou moins
- le même graphisme…
Bon, moi, comme d'hab, j'ai traîné, donc j'ai dû congeler la purée de lentilles pour ne pas qu'elle se perde… Il semblerait aussi qu'on ait parlé de lait et de chlorophylle, mais j'ai complètement, mais alors complètement zappé ces ingrédients, mais bon, çà n'aurait pas changé grand chose…![]()
Bref, donc un savon auvergnat, avec purée de lentilles et eau de Volvic…
La partie "ciel" devait avoir une trace très fine, donc j'ai décidé de mettre le paquet sur l'huile de colza (qui ralentit la saponification, et donc la trace), pas moins de 50 % ! Oui, je sais, c'est énorme, et je m'en suis mordu les doigts, mais bref, on en reparlera plus tard…
Comme odeur, j'ai choisi le sapin baumier parce que j'en avais en stock l'odeur est une odeur qui fait penser aux maux respiratoires de l'hiver, et comme je garde un souvenir ému et très nostalgique de l'Auvergne lorsque j'y allais en cure quand j'étais petite fille, çà collait très bien ! Parce que moi, même si je fais peut-être maintenant partie de ce que Céline appelle "les parisiens", eh bah j'ADORE l'Auvergne, et mes cures à la Bourboule sont de vrais bons souvenirs ! Et même que j'y suis retournée en vacances avec mes enfants et mon mari il y a 2 ans, et je les ai convaincus, sans aucun mal d'ailleurs ![]()
Donc, bref, voici la recette, réalisée en 2 batch, directement l'un après l'autre pour moi, du jour au lendemain pour Céline :
Batch # 1 (le volcan)
- Huile de coco (25 %) : 50 g
- Saindoux 25 % : 50 g
- Huile de colza 50 % : 100 g
Soude (pour un surgraissage à 8 %) : 27,43 g
Eau de Volvic : 55 g
La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.
A la trace :
- Purée de lentillesdu Puy : 20 g
- Oxyde noir
- Oxyde vert
- Oxyde bleu
- HE de sapin baumier : 6 g
Ce premier batch était censé être "sculpté" en forme de volcan, avant d'y verser le ciel du deuxième batch.
En fait, j'avais en tête le logo de Volvic, et c'est ce que j'étais censé reproduire (mouahahahahaha
)

Sauf que, évidemment, avec ma "riche" idée de 50 % d'huile de colza, j'ai cru que la trace n'arriverait jamais… Et il fallait vraiment qu'elle soit très très épaisse… Moi qui n'utilise quasiment plus jamais mon mixeur électrique pour les savons, car je suis fazn des tace ultra-fine, j'ai dû l'exhumer et le faire marcher pendant au moins une demi-heure (avec des pauses, parce qu'il chauffait le pauvre !!) avant que çà daigne enfin s'épaissir…
Mais bon, j'ai fini par y arriver et j'ai entamer la "sculpture", à la petite cuillère…. Je n'ai pas pris de photos en cours de route, malheureusement, mais je vous invite à lire l'article de Céline, car on a suivi le même mode opératoire (et elle a fait des photos intermédiaires, elle !)
Bon, bref, une fois mon volcan enfin en place, j'ai fait dans la foulée le deuxième batch :
Batch #2 (le ciel)
- Huile de coco 25 % : 50 g
- Saindoux 25 % : 50 g
- Huile de colza 50 % : 100 g
Soude (pour un surgraissage à 8 %) : 27,43 g
Eau de Volvic : 75 g
La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.
A la trace :
- Dioxyde de titane
- HE de sapin baumier : 6 g
- Ultramarine bleue
Pour l'ultramarine bleue, j'avais dans l'idée de faire un dégradé plus clair vers le volcan et plus foncé vers le ciel, pour faire un effet de nuages "bas", enfin bref, le truc pas possible… La technique était censée être la même que pour mon "Sun Soap" : ajouter un peu d'ultramarine dans la pâte entre chaque coulage de couche… Sauf que comme ma trace pour le coupe était vraiment très fine et que je n'ai pas la patience de Ka pour déposer délicatement la pâte à la spatule, tout s'ets un peu mélangé, mais bon, çà encore, c'était pas trop grave…
Donc voilà mon savon terminé/moulé. Et c'est là que les ennuis ont commencé. C'est bien beau une trace super fine, 50 % de colza, tout çà, mais le savon ne durcissait PAS. Mais que je dis PAS, je veux dire PAS.
Je sentais bien à travers le moule qu'il était tout mou, et le dessus était super collant…
Et j'ai attendu…
… et attendu…
… une semaine….
….deux semaines…
… et j'ai craqué !
Tant pis, je démoule !
Et là, c'est le drame.
La partie "ciel" avait plus ou moins durci (mouais…) mais la partie volcan…. Ah, la partie volcan… bah c'est pas compliqué, elle est resté collée au fond, sur environ 2-3 cm de hauteur. Normal, puisqu'elle avait une consistance entre N*tella qui est passé un peu au frigo et terre glaise… Vous voyez ? Non ?
Alors peut-être qu'avec une petite photo vous verrez mieux…

C'est bon là, vous voyez mieux ?
Bon, sur la photo, j'avais terminé de récupérer toute la pâte du fond et de la coller par-dessus, à la petite cuillère…![]()
Je rigolais comme une bossue, mais je ne désespérais pas du tout, allez, j'en ai vu d'autres ! (enfin, là, c'est vrai que bon….
)
J'ai donc entrepris un fastidieux travail de sculpture sur N*tella terre glaise savon, pour finalement arriver à lui redonner une forme "convenable"
:

Et je l'ai remis à sécher, parce que avec la consistance qu'il avait, même pas la peine d'imaginer le couper hein…
Le graphisme "volcan" sur les côtés, me paraissait pas trop mal réussi, mais j'attendais de voir au milieu…
Et une bonne semaine plus tard je me suis enfin attelée à le découper… Après, évidemment, lui avoir redonné un bon coup de scalpel, parce que ma sculpture sur glaise n'était quand même pas parfaite…
Ahem.
Bon, certaines tranches sont bien dans l'esprit "volcan" que je voulais, mais la plupart des tranches du milieu sont plutôt dans l'esprit "dunes du Sahara, mais façon purée de lentilles". Vous remarquerez également qu'avec mon colmatage post-démoulage, j'ai gardé quelques trous… ![]()
Enfin, c'est pas grave, dans l'ensemble, quand je vois d'où je suis partie, je me dis que je m'en suis pas "trop" mal tirée…
ouais, bon, allez on dira que c'est un savon "conceptuel" ![]()
Verdict : ah, y a quelque chose à ajouter ?
Ah si, j'oubliais, bien sûr, voici celui de Céline !

Ca faisait des mois (sans mentir…
) que je cherchais des mini-moules, mais VRAIMENT mini, car les "grains de café" (que tout le monde connaît je pense…) restent, à mon avis, encore trop gros pour un usage "unidose"…
Et, eureka, j'ai fini par enfin trouver !
http://www.dans-ma-nature.com/Savonnerie/Moules/Mini-moules.html
Du coup, attendez-vous à une longue série de dosettes de tout et n'importe quoi ![]()
Non, sérieusement, la dosette, c'est vraiment génial, c'est économique parce qu'on risque moins d'utiliser plus de produit que ce dont on a besoin, c'est propre, car pas de "truc" gluant qui traîne au bord de la baignoire ou sur la tablette de la salle de bain, et c'est pratique parce qu'on peut les emporter partout, au nombre suffisant pour la durée du "déplacement" (comprendre : vacances… week-end…). Moi j'adore !
Mais bref, voici la première recette en "dosettes", à savoir du shampooing solide !
- Sodium cocosulphate (60 %) : 18 g (tensio-actif moussant)
- BTMS (5 %) : 1.5 g (conditionneur, facilite le démêlage des cheveux)
- Conditioner Emulsifier (2 %) : 0.6 g (facilite le démêlage des cheveux)
- Huile de camélia (5 %) : 1,5 g (assouplissant, restructurant, soin des cheveux abîmés)
- Huile de noix de coco (5 %) : 1,5 g (émollient, lissant , nourrissant, humectant)
- infusion d'ortie (10 %) : 3 g (tonique et fortifiant)
- lait de chèvre en poudre (7 %) : 2.1 g (protecteur, adoucissant)
- rhassoul (5 %) : 1.5 g (dégraissant, adoucissant, purifiant, apaisant)
- Alcool de benzyle (0,5 %) : 0.15 g (env. 3 gtt) (conservateur bactériostatique, anti-prurigineux)
- Acide citrique (0,5 %) : 0,15 g (fait baisser le ph)
Méthode : faire fondre tous les ingrédients sauf le lait en poudre et l'alcool de benzyle au bain-marie. Les ajouter lorsque le mélange est fondu et homogène, hors du feu.

Verdict : alors, moi, le shampooing solide, j'aime beaucoup. Mais il faut reconnaître que les dosettes de shampooing solide ont, comme qui dirait "les inconvénients de leurs avantages" ![]()
Les dosettes sont très petites, donc si vous essayez de les frotter sur vos cheveux, vous aller les perdre avant qu'elles soient fondues ! ![]()
Et si vous essayez de les transformer en mousse dans le creux de votre main, çà prendra du temps, car un shampooing solide, ce qui est "bien", c'est que çà ne fond pas vite !
Faut juste n epas être trop pressé… ![]()
Mais malgré tout, je reste archi-convaincue de l'utilité du format. Seulement, il faudrait, dans ce cas, prévoir une recette qui fonde plus rapidement, c'est tout !

J'étais depuis longtemps assez intriguée par l'huile de ricin sulfatée… Dès que je l'ai reçue, j'ai voulu tout de suite la tester dans une eau micellaire, qui, du coup, ne contiendrait aucun tensio-actif.
J'avais également envie de profiter des vertus de l'argile, mais sans la texture "gadoue"… Et la solution m'est venue très rapidement : on boit de "l'eau d'argile" pour se soigner de l'intérieur, alors pourquoi pas de l'eau d'argile pour l'extérieur ?! Pour préparer de l'eau d'argile, pas bien compliqué, j'ai ajouté une cuillérée à café d'argile rouge à un demi-verre d'eau minérale, bien mélangé, et laissé reposer une nuit après avoir couvert avec du film étirable. Le lendemain – surtout sans mélanger !! - j'ai récupéré la quantité d'eau nécessaire à la recette.
[spéciale dédicace à Trifaze : toi qui trouvais la recette de la mousse micellaire pour peau sèche simplissime, là, tu vas être servie !
]
Voici donc cette recette, plus simple tu meurs ![]()
- Eau d'argile rouge (93 %) : 46.5 g (reminéralisant, réparateur, cicatrisant, purifiant, améliore la micro-circulation, apaisant)
- Huile de ricin sulfatée (4 %) : 2 g (nettoyant, émollient, dispersant)
- Glycérine (2%) : 1 g (hydratant, humectant, émollient, adoucissant, assouplissant, protecteur)
- Alcool de benzyle (1 %) : 0.5 g (environ 12 gtt) (conservateur bactériostatique, anti-prurigineux)
Méthode : verser tout dans un flacon, secouer, c'est prêt !

Verdict : Non seulement la préparation est ultra-simple, mais je suis bluffée par cette eau micellaire ! Elle démaquille aussi bien que celles contenant des tensio-actifs, mais elle laisse la peau très très "fraîche" (!)… Avec ma mousse micellaire pour peau sèche, je trouvais que la peau semblait plus hydratée qu'avec les autres eaux micellaires, mais avec celle-ci c'est encore "pire" ! J'ai l'impression que la peau ne sèchera jamais
Et ce n'est pas uniquement grâce à la glycérine, puisque la mousse micellaire précédente en contenait déjà et en plus grande quantité encore. Difficile à expliquer mais je pense que les peaux sèches devraient essayer ce genre de formule, en ajoutant encore un peu d'actifs hydratants, à mon avis, çà doit être du tonnerre !
[Les savonnières savonniers (pardon Raphaël ! ;)), patience, patience, je vous avais prévenus qu'avec ma panne de balance, j'en profiterais pour rattraper tout mon retard en crèmes et autres lotions.... ;)]

Non, non, non, je ne laisse pas tomber le blog, mais j'ai été un peu débordée ces derniers temps, me voilà avec pas mal de retard à rattraper ! ![]()
Et pour commencer, un petit savon qui m'a donné pas mal de surprises, certaines l'ont vu passer sur Facebook il y a un moment déjà…
Ma grande soeur m'a rapporté du Maroc plusieurs pigments minéraux, que je voulais bien sûr essayer en savonnerie…
Les 3 que j'ai choisis pour ce savons sont :
- le bleu "Majorelle", la poudre est d'une couleur marron-bordeaux, mais devient bleue dès qu'elle entre en contact avec l'eau…![]()
- le rouge "Marrakech"
- le "rose fluo", qui, bon, OK, porte l'inscription "rose fluo" sur le sachet, et devient bien rose fluo avec de l'eau, mais la poudre étant plutôt rose tendre, pour une fois, j 'espérais qu'elle le resterait…
Petit topo (merci wiki, une fois n'est pas coutume…) :
Fils de l’ébéniste Louis Majorelle, Jacques baigne, dès son enfance, dans le courant art nouveau de l'École de Nancy. Il accompagne fréquemment son père dans ses ateliers. Il s'inscrit en 1901 à l'École des beaux-arts de Nancy en section Architecture et Décoration.
Dès 1903, Jacques Majorelle s’éloigne peu à peu de Nancy et de son père Il préfère devenir peintre et part à Paris. Il s'inscrit à l’Académie Julian où il suit des cours à l'atelier "S R", c'est-à-dire, celui de Schommer et Royer.
Il complète sa passion par des voyages en Espagne, en Italie et en 1910, il découvre l’Égypte, le monde de l’Islam, ses couleurs, ses lumières, ses coutumes. C'est le début de sa passion pour l'Afrique. En 1908 a lieu sa première exposition à Paris à la Société des Artistes Français. En 1917, il arrive au Maroc et s’installe à Marrakech et donne l'année suivante une première exposition dans le hall de l’hôtel Excelsior à Casablanca.
En 1919, il épouse Andrée Longueville, née à Lunéville et arrivée avec lui au Maroc. Puis il fait sa première expédition dans le sud du pays et publie à son retour, Carnet de route d’un peintre dans l’Atlas et l’Anti-Atlas, journal relatant son périple. Il se fait construire une maison dans le style mauresque. Le jardin est progressivement aménagé et peint le plafond de l’hôtel la Mamounia.
En 1926, son père décède à Nancy et Jacques poursuit son exploration de l’Atlas.
Il commence en 1930 à peindre des nus noirs. Il multiplie ses expériences sur la couleur, en particulier l'application de poudre d’or et d’argent, et séjourne souvent dans l’Atlas et en Afrique noire.
En 1937, à Marrakech, il peint sa villa de couleurs vives dominées par le bleu auquel il donne son nom. En 1947, il ouvre son jardin au public. En 1955, il est amputé d’un pied suite à un accident de voiture. Il divorce en 1956 puis se remarie en 1961.
Le 14 octobre 1962, il décède à Paris, où il a été rapatrié suite à une fracture du fémur. Il est inhumé à Nancy au cimetière de Préville au côté de son père.
Je sais que j'en ai fait rêver certaines, qui imaginaient un savon "Ecole de Nancy", mais non, là, il s'agit du fiston, et de son célèbre "bleu Majorelle".
J'avais en tête, les couleurs du jardin Majorelle, quelque chose, donc, qui ressemblerait à çà :

Voilà pour les couleurs.
Pour le graphisme, deuxième topo… Je ne sais pas si vous connaissez le blog "Kicking dirt's ass one soap at a time…", mais moi j'en suis folle. Il est malheureusement inactif depuis un moment, mais je ne me lasse pas de le feuilleter… Sa maîtrise du "Mantra swirl" me fait rêver… Je m'y suis déjà essayée avec pas mal de succès sur le dessus de mon savon "Opium", et également sur mon savon au lait de jument. Mais cette fois, j'allais mettre le paquet !
Pour celles qui auraient la flemme de cliquer sur le lien, voici un exemple de ce qu'on peut y trouver… (je vous en reparlerai certainement très souvent….)
Donc, le décor étant planté, c'est le moment de se mettre au travail !
J'avais besoin d'une trace très fine, donc j'ai choisi une recette simple qui m'a déjà réussi, et un parfum aux huiles essentielles plutôt qu'aux fragrances…
- Huile de coco (25 %) : 100 g
- Beurre de Karité (10 %) : 40 g
- Huiel d'olive d'Algérie (45 %) : 180 g
- Huile de colza (15 %) : 60 g
- Huile de ricin (5 %) : 20 g
Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 2 % : 188.58 g
La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.
Sugraissage à la trace (6 %, soit un surgraissage total de 8%)
- Huile de colza : 24 g
- Eau : 19 g
- Dioxyde de titane
- HE (4%) : orange 13 g + palmarosa 3 g
J'ai séparé ma part en 4 parties : une toute petite partie dans laquelle j'ai ajouté le colorant bleu majorelle, et je reste a été séparé en 2/3 – 1/3 avec dans chacune du colorant rouge marrakech et rose (fluo, donc…)
J'ai utilisé un carton pour séparer mon moule en deux parties 2/3 – 1/3 et versé mes pâtes rouge et rose de chaque côté. jusque là tout va bien.
Puis j'ai versé ma pâte "bleu Majorelle" (qui à ce moment-là, à mon grand désespoir, était d'un magnifique gris taupe foncé…) au milieu des deux, en une ligne qui devait être "fine et délicate"…
"Et là, c'est le drame", comme dirait l'autre. C'est à ce moment que mes ennuis ont commencé. Et je ne peux en vouloir qu'à moi-même….
J'ai péché par AVARICE ! (oui !). Parce que j'avais prévu TROP de pâte bleue. Et comme je "voulais pas gâcher", eh bien après avoir fait mon premier passage et une superbe ligne parfaitement "fine et délicate", eh bah je suis repassée, et repassée encore… Pour pas gâcher… Et donc, adieu la ligne fine et délicate… Ca partait mal.
Qu'à cela ne tienne, j'ai fait mon marbrage "mantra" quand même, un "gros" marbrage bien pataud… j'ai changé de "motif" régulièrement, pour avoir des savons très différents.
Bon, inutile de vous dire que jusque là, mon bleu Majorelle était définitivement gris taupe hein… Le voilà après moulage…

Ah oui, j'ai oubilé de vous dire aussi que j'avais mal dilué le pigment "rouge Marrakech", et que donc, à la fin du pot, bah forcément çà m'a fait des espèces de zébrures sur le dessus… du rouge seulement…
Bon, bref, je couvre le moule, et je patiente gentiment jusqu'au lendemain…… Et là….. J'ouvre… et HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Oui, donc, c'est bien rose fluo !!! Jugez plutôt…

Je vous laisse imaginer le choc…. Par contre, le gris taupe de la veille a viré au violet, c'est déjà mieux sur la route du bleu Majorelle…
J'étais tellement déçue que je l'ai démoulé et laissé dans un coin, je ne voulais même plus le voir… Et quand je l'ai ressorti, bonne nouvelle, le bleu Majorelle était bien là ! Par contre, des espèces d'"exsudations" bizarres s'étaient formées, uniquement au niveau du bleu… comme du sel très fin…
Bon, je me suis contentée d'épousseter le tout, et de le passer un petit coup au scalpel… Et je l'ai re-oublié dans un coin…
Et, enfin, cerise sur le gâteau immonde… lorsque je l'ai enfin ressorti pour le ranger pour de bon, alors là, patatras, en fait mon bleu Majorelle, bon, OK, il a refoncé un peu, çà c'est pas grave, mais en plus il a complètement bavé sur les autres couleurs
Déjà que mon marbrage n'était pas "fin et délicat" comme je l'avais rêvé, mais là, çà frise le grand n'importe quoi…
Bon, et le palmarosa qui n'a pas si bien fixé l'orange que çà, je pense que c'est pas la peine de vous en parler hein ?……. La cendre uniquement sur le rose fluo non plus ?… hein ?….
.jpg)
Verdict : no comment…
Ah si, un quand même… je me demande s'il ne va pas tacher un peu, vu la réaction des pigments
C'est bon, là, j'en rajoute pas plus hein ? ![]()
(à partir de 6 ans)
