juin 112013

Tout est dit ! Oui, le blog est en dormance…

chambres d hotes mont ventoux

Je ne vais pas vous dire "j'ai pas le temps", car ceux qui me connaissent bien savent que j'aime pas beaucoup les "j'ai pas le temps" (pas plus que les "j'ai pas le choix" d'ailleurs)…

Alors je vous dirai plutôt que j'ai du temps, mais que j'ai fait le choix en ce moment de l'utiliser pour d'autres priorités (genre faire tourner la boutique en gardant le même niveau de qualité de service malgré la montée en charge, tout en passant du temps avec ma famille, ce genre de trucs quoi ! :D)

Le blog n'est pas mort, hein, ne l'enterrez pas si vite ! C'est juste qu'il se repose… ;)

J'ai même un article commencé depuis des mois qui ne demande qu'à être fini… mais comme j'aime bien chiader tout ça, et pas juste vous coller un vague copier-coller sans forme, eh bah… bon, oui, OK, du coup ça n'arrive pas…

Allez, on n'est pas fâchés ? ;)

déc 242012

Bon… Celles qui ont suivi l'aventure en direct sur Facebook doivent trépigner, donc voilà mon savon de Noël…:roll:

Quant aux sadiques qui aiment taaaant lire mes galères, elles vont boire du petit lait :lol:

Commençons par le début. Pour ce savon, que j'avais imaginé mille fois dans ma tête, j'avais prévu d'utiliser mes moules à cloisons amovibles, MAIS avec les cloisons dans le sens de la longueur (pour prévoir le marbrage), PUIS, sur le MEME batch, les cloisons dans le sens de la largeur (pour prédécouper mes savonnettes). Oui, parce que moi, je suis Rock'n Roll 8)

J'avais prévu un savon "à plat", c'est-à-dire un batch pas très haut (genre 2,5 cm), à découper en 4-5 savonnettes, ce qui permet de bien voir le marbrage de surface partout. Marbrage qui était prévu au peigne à marbrer (oui, en fait j'ai un long article sur l'utilisation du peigne à marbrer en cours de rédaction, mais bon, j'allais pas vous poster le savon de Noël en Mars hein…:lol:), donc pas très profond, genre 1 cm maximum (d'où l'intérêt d'un batch "à plat" et pas trop épais !).

Bref, je "répète" le modus operandi dans ma tête des dizaines de fois, je prépare ma formule, mes ingrédients, toussa toussa, et je m'installe dans la cuisine.

Je pèse mes huiles, je les fais fondre….J'avise le moule… et là je me dis "non, ça va pas aller".

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Parce que je pensais faire 5 savons dans mon moule, mais du coup ils auraient été vraiment tout rikiki, donc il faudrait en faire seulement 3. Mais là, euh 3 savons, c'est vraiment peu… surtout pour Noël…

Je rebondis, et je me dis que tant pis, ça va pas être exaaaactement comme je voulais (exit le marbrage au peigne), mais que je vais multiplier ma formule par deux, et du coup, faire un batch plus haut (5cm), marbrer plutôt avec une longue baguette, et le découper également dans le sens de la hauteur…

Vous suivez ?… En gros, je mets mes cloisons dans le sens de la largeur pour "prédécouper" mes savonnettes, puis, pour chaque "cube" obtenu, je le coupe dans sa hauteur, un peu comme une génoise, vous voyez ?… Non ? Bon, c'est pas grave, de toutes façons c'est raté :lol:

Bon, donc, je redescends, je rectifie ma formule, en sachant que je n'aurai du coup pas assez de saindoux… C'est pas grave, je remplace la partie de saindoux manquante par de l'huile de palme, je calcule tout ça, je note sur mon papier, et je remonte.

Et je m'y colle.

J'aurais aimé pouvoir faire un reportage photo de tout le processus, mais je ne vous cache pas que j'étais assez tendue, donc, ça n'a pas été possible. Mais je vais essayer de vous expliquer…:?

Donc, je prépare mon moule, avec seulement deux cloisons dans le sens de la longueur, pour avoir au final une bande beige, une bande verte, une bande beige. J'y ajoute quelques boules de Noël de couleur, récupérées sur d'anciens savons. J'avais roulé certaines boules dans du mica doré. Comme les boules allaient se mélanger à la pâte, du coup, quand j'allais couper mes savons dans la hauteur, on en verrait certaines. J'en avais gardé quelques unes pour les mettre sur le dessus du savon terminé.

[ça, c'est la théorie...]


(je n'ai pris que cette photo, parce que là, j'avais pas "vraiment" commencé…)

Je prépare ma pâte. J'en prélève 1/6 auquel j'ajoute de l'oxyde vert. Je verse la partie beige de chaque côté et la partie verte au milieu.

Surprise numéro 1 : mes boules flottent !!! 8O DEPUIS QUAND LES INCLUSIONS FLOTTENT ??!! :evil:

Bref, j'essaye de me calmer mais ça ne marche pas…:lol:

-> Surprise numéro 2 : un peu tremblante, je verse malencontreusement un peu de vert dans la partie beige de gauche… C'est pas grave, me dis-je, je vais touiller un peu, ça se verra à peine. Ca ne marche pas non plus, ma partie beige de gauche devient vert clair :|

OK, je respire par le ventre et je continue…

Une fois ma pâte versée, avec la grande délicatesse qui me caractérise, j'enlève les cloisons, puis les guides (les parties en haute et en bas sur la photo, qui servent à maintenir les cloisons). Puis je mets en place les guides pour les cloisons en largeur, en essayant d'y aller mollo mollo, ça se passe pas trop mal…

Et je commence mon marbrage. Du coup, pas au peigne, puisque je voulais qu'il aille jusqu'au fond du moule. Mais avec une baguette chinoise, aiguisée pour qu'elle soit très très fine. Le but était de faire un petit marbrage du vert vers le beige, pour donner un effet "sapin".

Et là, c'est le drame.  [ah non, en fait, le drame, c'est pas pour tout de suite, je retire...]

Je n'ai jamais été très douée en physique, mais pour une raison à la "tout corps plongé dans un liquide", mais version bac + 5, lorsque vous enfoncez une baguette chinoise – même trèèèès finement aiguisée, genre cure-dent -  dans une bande verte, jusqu'au fond du moule, eh bien, par cette règle physique à la noix, en fait, la baguette "tire" la pâte vers le fond, et du coup, les deux bandes beiges (enfin, beige et vert clair, si vous avez bien suivi…) se rapprochent l'une de l'autre, et votre bande verte qui devait mesurer genre 2 cm de largeur se réduit à 2 mm, voire plus rien du tout par endroits…

Exit le marbrage super régulier en forme de sapin.

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Je peste et peste encore, et fais de mon mieux, en ne faisant du coup pas le marbrage jusqu'au fond, mais un peu quand même. Bref, la loose…

Mais là, j'ai pas encore fini.

Une fois mon marbrage raté fait, je mets mes cloisons en largeur, pour "prédécouper" mes cubes, puis j'ajoute quelques boules de Noël sur le dessus, et un peu de mica doré.

Je montre le machin sur Facebook, tout le monde dit "oooh que c'est joliii" (private joke : "comme c'est original !"), mais personne ne percute que c'était censé représenter un sapin… en même temps, je ne peux pas les blâmer…:roll:

Bon, de toutes façons, j'étais déjà à la bourre pour mon savon de Noël, donc tant pis, il sera comme ça…

Je redescends pour noter ma recette (que, vous avez remarqué, je ne vous ai toujours pas livrée….) dans mon fichier Excel.

Et , c'est le drame. [le vrai, cette fois]

Je m'aperçois que lorsque j'ai multiplié ma formule par deux, j'ai bien tout calculé, la soude et tout, sauf que sur mon papier, je n'ai pas noté l'huile de palme qui remplace la partie de saindoux manquante. Par contre, j'ai bien noté la soude, en fonction de cette huile de palme.

Donc j'ai pas mis l'huile de palme. Mais j'ai bien mis la soude comme si j'avais mis l'huile de palme.

Je recalcule vite fait en tenant compte de ma boulette -> mon savon est surgraissé à, genre, 1.5 %.

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[oh, vous pouvez rire, oui...]

Alors, oui, OK, les savons industriels ne sont parfois pas plus surgraissés que ça, oui, mais non, moi ça va pas m'aller. Surtout qu'il ne ressemble pas à un sapin, en plus.

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Bref, je peste je peste je peste. Je le déteste encore plus, du coup je le démoule bien trop tôt (puisque de toutes façons j'en ferai certainement de la pierre d'argile…), et je l'oublie, je veux plus le voir.

Résultat (comme à chaque fois que je démoule et coupe trop tôt…), j'ai une vilaine cendre de soude, mais pas que sur le dessus, non, plutôt tout autour. Du coup je le coupe même pas dans la hauteur…

Mais comme je suis Rock'n Roll et que faire des savons de Noël à 2 semaines de Noël ça me fait même pas peur, eh bah tant pis je recommence ! Et cette fois, comme j'avais prévu au départ, seulement 5 savons, "à plat", juste un poil plus haut que prévu au départ, tant pis si le marbrage ne va pas jusqu'au fond. Et au peigne, le marbrage, quand même [enfin, ça, c'est la théorie...:mrgreen:]

Bon, si vous avez bien suivi, je n'ai plus de Saindoux, donc voici la formule de la deuxième version (surgraissée à 8% :mrgreen:, le luxe, quoi :lol:)

 

  • HV coco (20%) : 70 g
  • HV palme (20 %) : 70 g
  • HV olive (50%) : 175 g
  • HV ricin (10%) : 35 g
  • Eau (maximum) : 24 g
  • HE Orange 2,5 %
  • HE Cannelle 1 %
  • HE Palmarosa 0,5 %
  • Oxyde vert dans 1/6 de la pâte

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 8 % : 153.88 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

[bon, je vous parle pas de la synergie d'HE de l'essai précédent, qui était SUPER PARFAITE, mais que bien sûr, je n'avais plus en quantité suffisante pour ce deuxième essai ? non hein ?.....]

Et, cette fois, donc, j'ai fait ce que j'avais prévu au début : une bande verte entre deux bandes beiges (sans déborder cette fois !), puis j'ai enlevé les cloisons ET les guides. Puis ajouté les guides largeur, puis fait mon marbrage (au peigne), puis mis les cloisons largeur, quelques boules de Noël dessus (du coup, je n'en avais quasiment plus !), et un chouïa de mica doré.
Et hop ! C'était pas si compliqué que ça hein ! :lol: [franchement, y avait pas de quoi en faire un roman !! :mrgreen:]

Bon, pour le marbrage par contre, j'avais fait mon joli effet "sapin", mais comme j'avais choisi le côté du peigne où les dents sont très écartées, et qu'en mettant les cloisons largeur, ça a encore "tiré" le marbrage (toujours cette fameuse loi de physique…), en fait, j'ai dû ajouter quelques "branches" de sapin au cure-dent, après coup, car c'était au final vraiment trop espacé… Dommage, j'ai perdu en régularité du marbrage, mais pour la prochaine fois (pas pour un effet sapin, mais pour un autre marbrage de ce genre !), je saurai qu'il vaut mieux prendre d'office les dents les plus rapprochées !

Voici à quoi il ressemblait à peine moulé…

Voilà, CA c'est un savon "sapin" !

Non ? Mais si regardez !

 

Par contre, malheureusement, il n'y en a que 5…. dur dur de choisir à qui les offrir…:oops:

Verdict : Quelque chose à rajouter ? Ca va peut-être suffire là, non ? …..:lol:

Ah si !… J'oubliais !…

JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS !

(en changeant ou supprimant les huiles essentielles, surtout la cannelle !)

nov 302012

Moi qui étais drôlement surprise d'apprendre que la fille de Patricia avait les symptômes "collatéraux" de la puberté à seulement 7 ans…me voilà à mon tour obligée de prévoir des soins spécifiques pour l'acné de Gabrielle… 8 ans et demi à peine :roll:

Bref, j'ai choisi pour elle un soin à base d'huile de baies de laurier, car non, non, elle ne sert pas "que" à faire du savon d'Alep ! :mrgreen:

C'est une formule assez simple, et j'ai choisi une de mes consistances préférées : le "lait-gel"

Phase aqueuse :

  • - Jus d'aloe vera (84 %) : 21 g (dont 6 g prélevés pour la 3ème phase) (émollient, humectant, hydratant, apaisant, cicatrisant, astringent, anti-prurigineux, régénérant (anti-radicaux libres))
  • - Gomme xanthane (0.2 %) : 0.05 g (épaississant, gélifiant)

Phase huileuse :

  • - Huile de jojoba (5 %) : 1.25 g (humectant, nourrissant, sébo-régulateur, calmant, cicatrisant, régénérant, tenseur)
  • - Huile de baies de laurier (5 %) : 1.25 g (antiseptique, nourrissant, émollient, assouplissant, décongestionnant, anti-parasitaire, apaisant, anti-inflammatoire, astringent, cicatrisant, anti-oxydant)
  • - Olivem 1000 (3 %) : 0.3 g (émulsifiant, émollient, hydratant)
    - Vitamine E (0.5 %) : 3 gouttes
    (anti-oxydant puissant, anti-radicalaire, stimule la régénération cellulaire, assouplissant)

3ème phase :

  • - Alcool de benzyle (0.5 %) : 4 gouttes (conservateur bactériostatique, anti-prurigineux)
    - Sorbate de potassiu
    m (0.3 %) : 0.08 g (anti-oxydant, conservateur fongicide)
    - Jus d'aloe vera
    (prélevé de la phase aqueuse) : 6 g (émollient, humectant, hydratant, apaisant, cicatrisant, astringent, anti-prurigineux, régénérant (anti-radicaux libres))
  • - Teinture de propolis (0.5 %) : 3 gouttes (antiseptique, anti-inflammatoire, cicatrisant)
  • - Oxyde de zinc (1 %) : 0.25 g (fongicide, antiseptique, assainissant, apaisant, protecteur)

Méthode : Faire chauffer les phases aqueuse et huileuse au bain-marie, puis faire prendre l'émulsion. (Voir le mode opératoire pour débutantes). Comme d'habitude, j'ai préparé avant tout la 3ème phase, que j'ai réservée, pour laisser le temps aux poudres de se dissoudre.

Verdict : Toujours ravie de cette texture :) Gabrielle la trouve très bien également. Elle pénètre facilement et semble plutôt efficace, mais pour être complètement catégorique, il faudrait que la bondinette soit plus studieuse dans son application…. :lol: Mais elle c'est plutôt le genre "regarde, ça va beaucoup mieux, c'est bon, on arrête !" :lol:
Le seul "petit" bémol, s'il fait en trouver un, c'est que l'odeur de l'huile de baies de laurier (seulement 5 %….) est TRES présente :mrgreen:. Nous, ça ne nous gêne pas, mais bon…. faut aimer :|

oct 082012

[Bon, je vous avais dit dans mon article sur la "machine violette" que j'avais fait un deuxième test. C'est ce démaquillant. Mais finalement, je suis maintenant persuadée que chacune a en fait son idée très précise de la machine, et que tous les tests et articles du monde n'y changeront pas grand chose, donc je ne vais pas m'appesantir dessus ;) ]

Donc ce sera "juste" ma recette de démaquillant, réalisé à froid avec la lécithine de soja comme unique émulsifiant :)

La lécithine de soja (en granulés) permet de faire très facilement des émulsions à froid très stables ! Je l'avais déjà testé avec succès pour la crème de jour d'Elodie. Mais je voulais cette fois quelque chose de plus liquide… J'avais peur que ce soit un peu risqué, mais c'est pas grave j'ai testé quand même ! :mrgreen:

Voici la recette :

Phase aqueuse :

    – Eau minérale, infusion ou hydrolat (43 %) : 64,5 g
    – Lécithine de soja (15 %)  : 22,5 g (émulsifiant, émollient, filmogène)

Phase huileuse :

    – Huile de jojoba (37 %) : 55,5 g (humectant, nourrissant, sébo-régulateur, calmant, cicatrisant, régénérant, tenseur)

3ème phase :

    – stearate de magnesium (1 %) : 1,5 g (anti-agglomérant, agent de foisonnement, hydratant, gélifiant, stabilisant, co-émulsifiant)
    – beta (2,5 %) : 3,75 g (nettoyant doux, moussant, hydratant, calme les irritations, agent de contrôle de la viscosité)
    – Alcool de benzyle (0,6 %) : 0,9 g (environ 22 gouttes) (conservateur bactériostatique, anti-prurigineux)
    – Sorbate de potassium (0,2 %) : 0,3 g (anti-oxydant, conservateur fongicide)
    – vitamine E (0,7 %) : 1,05 g (environ 26 gouttes) (anti-oxydant puissant, anti-radicalaire, stimule la régénération cellulaire, assouplissant)

Méthode : laisser fondre la lécithine dans la phase aqueuse pendant quelques heures. Mélanger tous les ingrédients de la 3ème phase et réserver, pour laisser le temps aux poudres de fondre. Lorsque la lécithine est complètement imbibée (elle devient un peu translucide), mélanger énergiquement pour obtenir un gel épais. Ajouter la phase huileuse en la versant doucement, sans cesser de mélanger. Puis ajouter la 3ème phase en mélangeant toujours.

Verdict : je suis ravie d'avoir réussi à obtenir un lait complètement stable avec la lécithine comme émulsifiant ! Bon, minimisons ma victoire, le beta et le stéarate de magnésium ont probablement aidé à la stabilité de l'émulsion… :roll: Du coup, il va bien falloir que je re-tente le coup d'un lait avec la lécithine comme seul (mais vraiment seul seul :mrgreen:) émulsifiant ;) En tout cas, il remplit très bien son rôle de démaquillant :) Personnellement je ne l'utilise que pour les yeux, car j'ai peur que le côté filmogène de la lécithine soit un peu "too much" pour ma peau d'ado :roll:, mais il devrait convenir parfaitement aux peaux sèches :)

oct 042012

Alors, évidemment, le temps que je teste le truc, et que je publie l'article, tout le monde y a déjà été de sa petite (et grande !) tentative, mais c'est pas grave ! :lol:

Tout au début, tout au début, moi, je n'avais trouvé qu'un tuto sur ce marbrage "peacock" (paon, en français…), c'est celui de lovinsoap. Je vous laisse le regarder en détail, c'est très bien expliqué (même si c'est en anglais, les images sont parfaites !), et comme çà, çà m'évite de le faire hahaha :mrgreen: Depuis, les tutos ont fleuri, j'ai fait également davantage de recherches, et si c'était à refaire, je ferais autrement, mais bref ;)

Donc, me voilà partie dans mon expérience de marbrage "plumes de paon".

Il me fallait évidemment une trace très fine, pour être sûre de pouvoir aller jusqu'au bout, j'ai donc choisi de reproduire plus ou moins la recette dont Amanda dit qu'elle permet ce genre d'expérience. Et comme les seules fragrances "fiables" que j'ai ne correspondaient, à mon goût, pas du tout au visuel que je voulais pour ce savon, j'ai opté pour des huiles essentielles. Une synergie qui avait déjà fait ses preuves dans mon savon "Bourbon", ylang-ylang+géranium. J'ai voulu cependant que ce soit un peu plus "piquant", j'ai donc ajouté du citron et un peu de palmarosa pour "fixer" (voeu pieux…:roll:)

  • HV de Coco (20 %) : 70 g
  • Saindoux (20 %) : 70 g
  • HV de Ricin (10 %) : 35 g
  • Hv d'olive (50 %) : 175 g
  • Eau (maximum) : 24 g
  • HE ylang-ylang : 8 g
  • HE de géranium : 6 g
  • HE de citron : 4 g
  • HE de palmarosa : 0,5 g

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 8 % : 153,20 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

J'ai divisé ma pâte en 4 part à peu près égales et dans chacune j'ai ajouté de l'oxyde noir, du Mica Lagon, du Mica Mint, et du Mica Bronze.
(En cours de route, j 'ai ajouté un peu de colorant turquoise TKB à mon "Lagon", car le coloris était, je trouvais trop proche de celui du mica "Mint"…)

J'ai versé chaque part dans un flacon à canule, et c'est parti !

Contrairement à Amanda sur son tuto, je ne voulais pas d'un "fond" uni, et un marbrage juste de surface, mais je voulais vraiment que le marbrage aille jusqu'au fond du moule, j'ai donc commencé à couler mes lignes dès le fond du moule.

J'ai eu un peu peur au début, parce que pour le coup, la trace était plus que fine, c'était vraiment quasiment liquide :? Mais finalement, mine de rien, çà en prend du temps pour remplir tout un moule avec juste des "fils" de pâte à savon, et à la fin, elle commençait déjà à être presque trop épaisse… du coup la surface du savon n'est pas parfaitement plane, mais bon…:roll:

Après avoir fait mes traits de pâte à savon, j'ai passé une baguette en alternance, comme sur le tuto, pour créer mes plumes de paon…

J'avais tellement les jetons que de la cendre de soude viennent gâcher mes efforts que j'ai testé pour la première fois la vaporisation d'alcool à la surface, pour l'éviter. Eh bah euh… çà marche pas très très bien :mrgreen:

Mais ma fois, ils ne sont pas si vilains :

Vous pouvez voir la vilaine cendre de soude.. mais qui ne s'est pas déposée partout… Eeennfin….:roll:

Verdict : pour la qualité du savon, ce n'était pas son but premier, bon, il sera je pense aussi bon que peut l'être un bon savon maison ;) Aux utilisateurs d'en juger, car ils sont tous partis, je n'en ai même pas gardé un pour moi…:|

Pour ce qui est de la technique, çà faisait plusieurs fois que ma mère me disait que le marbrage de surface en savonnerie lui fait penser à du "papier cuve" qu'elle utilisait lorsqu'elle faisait de la reliure. Le papier cuve, c'est du papier marbré, dont vous pouvez voir quelques exemples sur wiki, mais aussi à des tas d'endroits…

D'ailleurs l'inspiration d'Amanda pour son savon lui est venue d'un papier marbré… Et je me suis dit mince, c'est vrai, il faut absolument creuser de ce côté là… Et j'ai creusé, creusé, passé des heures à me renseigner sur les techniques de papier marbré… J'y ai appris au passage que la technique "plume de paon" n'est normalement pas faite exactement comme l'a fait Amanda… Et j'y ai appris des tas d'autres choses très stimulantes… Mais vous n'en saurez pas plus pour le moment :lol: J'aurai l'occasion d'en reparler ;)


sept 252012

Comme je vous le disais dans mon article précédent, le buzz autour de cette fameuse Naturalis m'a surtout donné envie de tester enfin mon saucier… Et je me suis demandé, après ce test, à nouveau, ce que pouvait bien faire de plus cette machine, qui justifie son prix exorbitant…

Je n'avais pas l'intention de l'acheter, mais j'ai eu la chance de me la faire prêter par quelqu'un qui l'a gagnée, juste le temps de pouvoir voir ce qu'elle avait réellement dans le ventre et assouvir ma curiosité ! ;)

Avant tout, je tiens à signaler deux choses : 

  • Je ne travaille pas pour Rowenta, je ne suis pas sponsorisée par Rowenta.
  • Je ne travaille pas non plus pour un éventuel concurrent de Rowenta.

Je n'ai donc, comme vous l'aurez compris, absolument aucun intérêt à encenser l'appareil, ni à le descendre en flèche. Je n'aurais rien à y gagner, ni d'un côté, ni de l'autre. C'est dit.

Je peux donc me targuer de tester cet appareil en toute indépendance. De toutes façons je n'aime pas beaucoup les rassemblements de masse, que ce soit les fan-clubs ou les chasses aux sorcières… ;)

S'il y a une chose que je dois avouer, c'est que dès la sortie de la machine, je n'étais pas emballée par le principe… ce principe de dire "je mets tout dedans, j'appuie sur un bouton et c'est fini". Parce que moi j'aime bien "voir" et "sentir" l'émulsion prendre sous mon fouet manuel… On pourra taxer çà de purisme mal placé, d'élitisme, ou de tas d'autres choses, oui, peut-être… Mais je pense que fabriquer soi-même son émulsion fait partie du jeu de la cosmétique maison.
Et puis, rétrospectivement, je dois avouer finalement que mon purisme mal placé, donc, était quand même étroitement lié au prix de l'appareil… Je pense qu'il aurait coûté 4 fois moins cher, j'aurais probablement mis mon purisme dans ma poche et mon mouchoir dessus:lol: Mais bon, 200 euros, quand même…:roll:
Parce que mon purisme à la noix, lors de mon test du saucier, il ne m'a pas gênée du tout, là… :mrgreen:

Ensuite, même avec la meilleure volonté du monde, depuis quelques mois, il est littéralement impossible de passer au travers des différents tests effectués et mis en ligne par les propriétaires de l'appareil.
J'ai donc lu des tas et des tas d'articles et de commentaires divers.

Ce que j'en ai retenu et qui a motivé mes essais :

  • "Elle rend accessible à toutes la réalisation d'émulsions inratables"
  • "Elle fait gagner du temps dans la réalisation des émulsions car elle fait tout toute seule"
  • "Elle réduit considérablement le nombre d'ustensiles à utiliser"
  • "La fonction "vaisselle" fait gagner un temps incroyable"
  • "Un cycle "à chaud" n'est pas suffisant pour fondre les cires dures, comme la cire d'abeille"
  • "Elle ne convient pas pour les petites quantités, 50 ml semble être un strict minimum"
  • "Il ne faut surtout pas suivre les consignes du livret qui est fourni"
  • "La finesse des émulsions obtenues est incomparable"

Je vous préviens tout de suite que je n'ai pas réellement testé ce dernier point. Il aurait fallu pour cela réaliser exactement la même émulsion avec la Naturalis, avec le saucier, et avec le fouet manuel, et je n'ai pas eu envie de prendre le temps de ces tests supplémentaires. Je n'ai donc pas d'avis à donner sur la question. Par contre, je peux attester que je suis personnellement tout à fait satisfaite de la finesse de mes émulsions au saucier ou au fouet manuel.

Quant à la consigne "Il ne faut surtout pas suivre les consignes du livret qui est fourni", elle mériterait un autre débat, mais personnellement, j'ai un peu de mal à me dire "j'achète un appareil 200 euros, et SURTOUT, je ne me fie pas aux consignes qui l'accompagnent"… Mais soit. :roll:

Bref, trêve de palabres, venons-en au fait.

Pour essayer d'être le plus neutre possible, j'ai mis toutes les chances de mon côté :

  • J'ai choisi une recette "sympa" de 100 g (donc pas très loin de 100 ml), pas de cire dure, pas de difficulté particulière.
  • J'ai bien fait comme tout le monde le dit, je n'ai pas lu le livret de recettes, je n'ai regardé la notice que pour le montage et l'utilisation des programmes.

Et, déjà, j'ai bien vite compris la consigne "Il ne faut surtout pas suivre les consignes du livret qui est fourni", lorsque j'ai lu, pour la fin du programme à chaud "Pour éviter toute brûlure, veillez à ne toucher ni la cuve ni la préparation réalisée. Versez votre préparation dans un pot en utilisant la spatule et en veillant à ne pas dégrader le revêtement de la cuve. Attention ! La préparation est très chaude, laissez-la refroidir une heure et ne l'utilisez qu'après avoir  fait un test sur l'intérieur du poignet pour vérifier la température."

8O 8O

Sachant que la machine se targue de chauffer jusqu'à 80°, ah oui, définitivement je ne vais pas suivre leurs consignes, parce que chez moi, les émulsions se montent jusqu'au refroidissement… et les actifs sensibles s'ajoutent à froid. Mais c'est pas grave, parce que la machine a également un programme "à froid", que je pourrai utiliser à la fin pour terminer mon émulsion et ajouter mes actifs… [que je me disais.... ;) ]

[bon, je passe sur le fait que si la spatule en question était adaptée - en étant une spatule souple par exemple...- il serait inutile de préciser de faire attention au revêtement...]

Me voilà donc à monter l'engin. Et là, mes préjugés ont pris une petite claque… Quand je me demandais ce qu'elle pouvait faire de plus que mon saucier, Bridka m'avait dit "mais ton saucier il émulsionne pas, il mélange, peut-être qu'elle, elle émulsionne pour de vrai ?"
Et oui, effectivement l'outil émulsionneur n'a rien à voir avec les pales de mon saucier… Ce serait çà, son "truc en plus" ?…:!:

Ah, j'allais oublier de vous donner la recette de la crème pour les pieds que je voulais faire à cette occasion pour Emilie. Comme vous allez le voir, rien de bien extraordinaire, pas de "pièges" cachés pour la machine violette (oui, je sais, je suis super sympa :mrgreen:)

Phase aqueuse :

    – hydrolat de fleurs jaunes (53 %) : 53 g (anti-oxydant, anti-radicalaire, vulnéraire, anti-inflammatoire, dépuratif)

Phase huileuse :

    – macérât tepezcohuite/jojoba (15 %) : 15 g (antiseptique, revitalisant, cicatrisant, antalgique, évite l'apparition de cicatrices, régénérant, restaurateur, humectant, nourrissant, sébo-régulateur, calmant, régénérant, tenseur)
    – beurre de karité (2.5 %) : 2.5 g (protecteur, apaisant, cicatrisant, régénérant, nourrissant)
    – Olivem 1000 (5 %) : 5 g (émulsifiant, adapté aux peaux les plus sensibles, hypo-allergénique, apporte un toucher soyeux, émollient, hydratant)
    – Vitamine E (0,5 %) : 0,5 g (anti-oxydant puissant, anti-radicalaire, stimule la régénération cellulaire, assouplissant )

3ème phase :

    – Urée (5 %) : 5 g (antistatique, régulateur de pH, très humectant, agent d'entretien de la peau, cicatrisant)
    – Jus d'aloe vera (10 %) : 10 g (émollient, humectant, hydratant, apaisant, cicatrisant, astringent, anti-prurigineux, régénérant (anti-radicaux libres))
    – Optiphen BSB-N (0,8 %) : 0,8 g (env. 20 gouttes)  (conservateur bactériostatique, contre les levures et moisissures, anti-prurigineux)
    – Glycérine (5 %) : 5 g (hydratant, humectant, émollient, adoucissant, assouplissant, protecteur, solvant, émulsifiant, agent de contrôle de la viscosité, bactéricide)
    – collagène natif (1 %) : 1 g (humectant, hydratant, adoucissant, assouplissant, filmogène, protecteur, réparateur et régénérant)
    - cristaux de menthol (0.2 %) : 0.2 g (agent masquant (réduit ou masque les odeurs), rafraîchissant, apaisant (de la peau et du cuir chevelu), aromatisant)
    – huile de noyau de pêche (2 %)  2 g ( très émolliente)

J'ai commencé, comme je le fais toujours, par préparer ma 3ème phase, pour laisser le temps aux actifs solides de se dissoudre. J'ai réservé d'un côté l'urée, le jus d'aloe vera, l'optiphen, la glycérine, le collagène natif, et de l'autre côté les cristaux de menthol et l'huile de noyau de pêche.

Puis, j'ai mis tous les ingrédients de mes phases aqueuse et huileuse dans la machine, avant d'appuyer sur le bouton "programme à chaud".

Et là… ah çà, oui, l'émulsionneur émulsionne… Il émulsionne bien, jusqu'au couvercle. :roll:


(désolée pour les photos, je n'avais que mon téléphone sous la main…)

 

Oui, çà fait du gâchis, j'en conviens, mais bon, soit…:roll:

Puis, à la fin du programme, j'ouvre et là je découvre une préparation complètement liquide, très chaude (fumante) et très très mousseuse…

Moi qui ai tendance, au fouet manuel, à "trop" émulsionner (de peur de rater !) et à obtenir des mousses plutôt que des crèmes, çà me détend pas mal là hein :lol: Je n'ai malheureusement pas eu la présence d'esprit de prendre la température à ce moment, mais comme elle est censée monter jusqu'à 80°, on ne devait pas être bien loin de çà…:|

Et là, cas de conscience.

Bon, bien évidemment, je ne vais pas mettre mes actifs fragiles (à commencer par le conservateur !!) là-dedans (contrairement à ce qui est préconisé, je vous le rappelle, sur la notice…), et en plus, moi je ne verse pas une préparation liquide, à au moins 70°, dans mon pot ! Je continue à mélanger jusqu'au refroidissement ! Alors OK, maintenant, je peux utiliser le programme "à froid", qui ne fait qu'émulsionner sans chauffer, mais vu la mousse, c'est clair, je vais pas obtenir une crème, mais une mousse…:?

Bon, c'est pas grave, je lance un premier programme "à froid"… puis deux… çà fume toujours et çà n'épaissit pas… je me décide à mesurer la température : encore 55° ! Toujours pas le moment ni de mettre en pot, ni d'ajouter mes actifs fragiles…:roll:

Je lance donc un 3ème… puis un 4ème programme à froid… puis un 5ème… Ah ! youpi, çà refroidit, et çà commence à épaissir !:D Je vais donc pouvoir ajouter mes actifs avant de mettre ma crème en pot ! :D

Oui mais non :|

Parce que l'émulsion a épaissi, donc. Et du coup, le système émulsionneur, oui se trouve au fond de la cuve, mais pas au milieu (disons "sur le côté du fond":roll:) eh bien, il ne peut plus du tout émulsionner l'ensemble de la crème. Parce qu'elle est trop épaisse. Tout simplement.
(oui, vous avez le droit de retourner à la recette pour voir qu'elle n'est pas "si épaisse" ! Mais juste trop épaisse pour être émulsionnée dans son intégralité… :evil:)
Alors oui, il mouline et mouline tout seul dans son coin (au passage, avec l'épaississement, j'entends bien que le moteur peine un peu…) et arrive à "saisir" la crème qui se trouve 1 cm autour de lui, mais pas plus loin…

Idée !:idea: Je vais pencher un peu l'appareil, avec un peu de chance la crème "glissera" jusqu'à l'émulsionneur ! :idea:

Oui mais non.

Malgré ses ingrédients (je vous renvoie à nouveau à la recette) la crème est trop épaisse pour "glisser" ou que ce soit.

J'ai essayé de vous faire une photo, mais il est difficile de se rendre compte…

Vous pouvez voir cependant "l'oeil" de l'émulsionneur qui tourne au fond, et la crème au premier plan (pas celle sur le couvercle hein ! :lol: Celle au premier plan du fond !) qui est parfaitement immobile.:|

Résultat : je me retrouve avec une crème, dans ma machine violette. Une crème qui ne contient aucun actif. Ca, à part le fait que çà déséquilibre la formule, c'est pas le plus grave. Mais surtout qui ne contient aucun conservateur. Et je ne peux pas utiliser la dite machine pour ajouter ces ingrédients à ma préparation.

Donc, eh bien je finis à la spatule (souple… pour ne pas abîmer le revêtement…:wink:), tant bien que mal… Car ma crème a maintenant sa consistance définitive, et évidemment, l'émulsionneur est tellement bien fait avec toutes ses petites anfractuosités, qu'il est impossible d'aller mélanger partout…

Alors je suppose qu'on va me dire : "il suffisait de transférer la crème encore chaude dans un autre récipient pour finir à la main". OK, donc là, on élimine déjà 2 des postulats de départ, à savoir "Elle fait gagner du temps dans la réalisation des émulsions car elle fait tout toute seule" et "Elle réduit considérablement le nombre d'ustensiles à utiliser" :wink:

Ca m'a fait penser immédiatement au mini émulsionneur à quelques euros que tout le monde a dû avoir entre les mains : combien de fois ai-je entendu crier au scandale, que c'était de l'arnaque, de la mauvais qualité, etc etc, parce que "une fois passées les premières minutes d'émulsion, dès que la préparation épaissit, il ne peut plus fonctionner." Ca pour un petit appareil chinois à quelques euros. Par contre pour une machine Rowenta à 200 euros, çà ne gêne vraiment personne d'autre que moi ? 8O

Là, j'avoue que je suis restée vraiment perplexe. Je me suis posé des questions et me suis remise moi-même en question.

Pour mettre de la bonne volonté, imaginons qu'on laisse tomber les actifs fragiles, on ne met que des ingrédients qui supportent une chauffe à plus de 70° (sic).

:arrow: A quel moment et selon quel modus opérandi est-on censé ajouter le conservateur ?! Ce n'est pas une question piège, c'est une question que je me pose vraiment…

Pas à chaud, car il craint la chauffe et perdrait de ses propriétés.
Pas à froid car l'émulsionneur ne peut pas le disperser dans l'ensemble de la préparation.
Il ne reste que le transvasement dans un autre récipient, pour finir l'émulsion à la main…. :lol: (en essayant de perde le moins de matière possible, puisqu'elle est bien bien collée à l'émulsionneur du fond…:roll:)

Après avoir tant bientrading forex que mal réussi à extraire ma préparation de la cuve, ce qui devait arriver arriva, avec mes 6 programmes d'affilée : ma préparation ne pouvait (et de loin !) pas tenir dans le pot prévu, puisqu'elle était pleine d'air !

Et çà m'a d'ailleurs été confirmé par Emilie, qui m'a dit "ta crème elle est super, on dirait de la mousse au chocolat blanc !" :|

Alors oui, voilà, il "aurait fallu" que je mélange à nouveau ma crème, à froid, un petit coup de spatule (comme je le fais souvent habituellement), pour faire "retomber les bulles". Fâcheux, à mon goût, pour une machine à 200 euros "qui fait tout toute seule"…:roll:

Comme vous l'aurez compris, cette expérience m'a laissée vraiment perplexe et pleine d'interrogations…

J'ai trouvé une piste de réponse (qui m'a fait bondir !) sur Potions et Chaudron dans l'article de Michèle : "Le temps préconisé pour la conservation des émulsions est réduit à 3 semaines pour d'évidentes raisons de sécurité puisque le conservateur est introduit à chaud (70°C mesuré au moment indiqué sur le livret…)." !! 8O

OK, donc si j'ai bien compris le conservateur préconisé (et même fourni avec la machine) et un conservateur à large spectre (Alcool de benzyle + acide déhydroacétique) qui, utilisé correctement, permet de conserver ses produits plusieurs mois. Mais, comme l'appareil impose de l'incorporer à chaud, faisant fi de toutes les préconisations d'usage de ce produit, et altérant ainsi ses propriétés de conservateur, eh bien, "tout simplement", vos préparations ne se conservent plus que 3 semaines.
J'ai retourné çà dans ma tête très longtemps, et non, définitivement, je pense ne pas avoir mal compris… Et çà me pose un vrai problème.
D'autant plus que l'appareil permettant difficilement de faire des préparations de moins de 50 ml (je "spoile" un peu, mais j'ai essayé dans mon deuxième test, çà peut "à la limite" passer à 50, mais c'est bien parce que j'avais fait une préparation "spéciale post-échec". Clairement, 100 ml est je pense un minimum pour mettre toutes ses chances de son côté.), eh bah dis donc, 100 ml de crème, faut les écouler en 3 semaines hein… :lol: surtout sur le visage, pfiouh ! :lol:

Ce que je trouve dommage, c'est que, si j'ai bien compris la cible première de cette appareil est la "cosméteuse" débutante, qui n'osait pas trop se lancer et/ou ignorait même que c'était possible. Et à ces personnes-là (que je respecte totalement ! Là n'est évidemment pas le sujet !!), j'ai envie de dire : "vos cosmétiques maison PEUVENT faire moins de 100 ml, et même moins de 50 ml, et même moins de 30 ml, et en plus ils PEUVENT se conserver plus de 3 semaines " !!! :twisted:

Voici ma deuxième interrogation :

:arrow: Une émulsion n'est-elle pas censée être mélangée jusqu'au refroidissement avant d'être mise en pot ?!

Alors là, vraiment, l'aplomb avec lequel il est préconisé de verser la préparation en pot à 70° m'a fait, j'avoue, douter de moi-même…
Depuis des années, tout le monde dit, redit, écrit, ré-écrit (et moi la première !) qu'une émulsion doit être agitée jusqu'au refroidissement.

Et là j'ai douté. Je me suis (très honnêtement hein !) dit "et si j'étais dans l'erreur ? Et si on était toutes dans l'erreur ?"

Alors j'ai cherché. Pas sur des blogs. Pas sur des sites de fournisseurs. J'ai cherché auprès de spécialistes, de professeurs, d'universitaires…

Et j'ai trouvé.

"Procédé général de préparation :
Chauffer le mélange des composants de la phase lipophile et en général l’émulsifiant (émulsifiant) : 60°C
Chauffer séparément la phase aqueuse à la même température (utiliser un thermomètre)
Ajouter les deux phases et mélanger jusqu’au refroidissement."
(Source : Hôpitaux Universitaires de Genève, Cours de 2ème Année de Master en Pharmacie – Préparation des médicaments en petites quantités – Section des Sciences pharmaceutiques, Dr. Farshid Sadeghipour)

 


(Source : Formes Galéniques pour l’administration cutanée et percutanée, Elias Fattal, UMR CNRS 8612, Laboratoire de Pharmacie Galénique)

 


(Source : CNDP, Collection BIOTECH dirigée par Joël Cnokaert (IA IPR Biochimie – Génie biologique) et Françoise Guillet (IGEN Biotechnologies et secteur médico-social))

 

"La différence de température entre les 2 phases doit être aussi proche que possible et ne pas dépasser 5°C.  En outre, la dispersion serait meilleure si le mélange est effectué à chaud (50-80°C).  Cela présente cependant le désavantage que l’agitation doit être maintenue jusqu’à refroidissement à la température ambiante."
(Source : Université de Genève, Travaux pratiques intégrés de pharmacie galénique, biopharmacie et pharmacochimie)

" Mode de préparation des émulsions ou des crèmes

  • Mélanger: Excipients hydrophiles + P.A. + TA hydrophiles = phase hydrophile : porter l’ensemble à une température à 50 -70 °C
  • Mélanger: Excipients lipophiles + P.A. et TA lipophiles = phase lipophile : porter l’ensemble à une température à 50 – 70 °C
  • Additionner les 2 phases (en versant l’une dans l’autre) sous agitation
  • Continuer l’agitation quelques minutes tout en laissant refroidir"

(Source : Université Joseph Fourrier de Grenoble, UE6 – Pharmacie Galénique : Voies d’administration et Formes Pharmaceutiques, Chapitre 7 : Formes galéniques administrées par voie cutanée, Professeur Denis WOUESSI DJEWE, année universitaire 2010-2011)

 

Bon je pense que je peux m'arrêter là, vous avez compris:lol: En tout cas, me voilà complètement rassurée. Rassurée sur mes connaissances en tout cas…:roll:

Arrivé le moment du nettoyage, je vous renvoie à la photo de la quantité de crème qui est restée collée à l'émulsionneur :roll:, j'avoue que je n'ai pas été fâchée de la fonction "Vaisselle", car je me voyais déjà le mini-goupillon à la main, en train d'essayer d'extraire toute la matière des toutes petites et nombreuses anfractuosités de l'émulsionneur…  Evidemment, elle n'inclut pas le nettoyage du couvercle, et ne dispense pas non plus d'un coup d'éponge, mais elle a tenu ses promesses pour le nettoyage de l'émulsionneur en tout cas.

Par contre, de là à dire que le temps gagné sur cette opération est "formidable", "incroyable" et autres superlatifs que j'ai pu lire, je reste encore une fois perplexe…
La machine en elle-même remplace les béchers du bain-marie (LE bécher si on fait du one pot) + le fouet manuel (ou éventuellement le mini-fouet émulsionneur).
Elle ne remplace pas, ni la balance, ni les contenants de pesée, ni les instruments de prélèvement, ni la spatule…

Je ne sais pas pour les autres, mais personnellement, le nettoyage à la main de 2 béchers + un mini-fouet me prend à vue de nez 3 minutes, essuyage compris… :| Personnellement, pas tant de temps que çà à gagner :roll:

Bon, bref, pour celles qui n'ont pas eu le temps (ou le courage ! ;) ) de lire mon roman, je récapitule…

  • "Elle rend accessible à toutes la réalisation d'émulsions inratables"
  • -> NON, sauf s'il s'agit d'une émulsion à froid, suffisamment liquide, qui, ELLE, se conservera plusieurs mois avec le conservateur fourni, utilisé correctement.
  • "Elle fait gagner du temps dans la réalisation des émulsions car elle fait tout toute seule"
  • -> NON, car l'émulsion doit obligatoirement être terminée à la main, sauf, idem, s'il s'agit d'un émulsion à froid suffisamment liquide.
  • "Elle réduit considérablement le nombre d'ustensiles à utiliser"
  • -> OUI mais NON, elle remplace 2 béchers et un fouet…
  • "La fonction "vaisselle" fait gagner un temps incroyable"
  • -> NON, car elle ne remplace que le nettoyage de 2 béchers et un mini-fouet…
  • "Un cycle "à chaud" n'est pas suffisant pour fondre les cires dures, comme la cire d'abeille"
  • -> Non testé
  • "Elle ne convient pas pour les petites quantités, 50 ml semble être un strict minimum"
  • -> NON, effectivement.
  • "Il ne faut surtout pas suivre les consignes du livret qui est fourni"
  • -> Alors là OUI, il ne vaut mieux pas, effectivement, mais çà n'en fait pas vraiment un point positif…
  • "La finesse des émulsions obtenues est incomparable"
  • -> Non testé

Je finirai en précisant que je ne souhaite me mettre personne "à dos". Je voulais moi aussi réaliser mes propres tests selon mes propres attentes. Voilà qui est fait. Je respecte les personnes qui ont acquis cette machine et en sont satisfaites ! :)
Personnellement, elle ne me satisfait pas du tout, pour toutes les raisons que j'ai essayé de vous expliquer.
J'ai cependant un peu peur qu'elle ne donne aux novices une image erronée des cosmétiques maison…:( Après, on peut se dire que si certaines personnes "n'osaient" pas se lancer et ont dû passer par cette dépense pour le faire, c'est peut-être un mal pour un bien…:roll: Mais j'espère que très vite elles se rendront compte que la cosmétique maison existait avant et ne s'en sortait pas si mal ;) D'autant qu'il existe des tas d'articles très bien documentés, que ce soit chez les fournisseurs ou sur les blogs "experts" ;)

Et comme je ne suis pas complètement butée (non non je vous assure ! :lol:) et parce qu'on a tous droit à une deuxième chance, j'ai fait un deuxième test, avec un lait démaquillant (donc plutôt liquide), et à froid. Vous pourrez le lire bientôt (enfin, là, vu le roman que je viens de pondre, laissez moi reprendre mes esprits quand même hein ! :mrgreen: ), et évidemment, étant donné que j'ai éliminé toutes les causes de mécontentement, ce deuxième test a été plus concluant… Personnellement, un tel investissement pour ne pouvoir réaliser dans de bonnes conditions que des laits à froid, çà n'est pas pour moi ! ;)

Je resterai donc une adepte du fouet manuel pour les petites quantités et de mon saucier pour les quantités plus importantes :) Mais je continuerai à lire avec plaisir les tests des autres, en me disant "moi aussi je l'ai testée, la machine violette !" :lol:

Mais…j'en oubliais presque le verdict de ma crème pour les pieds (bah oui, quand même ! On lui a volé la vedette ! :lol:). L'utilisatrice en a l'air ravie, et moi aussi car j'ai gardé ce qui ne rentrait pas dans le pot, elle est très très douce, pénètre très rapidement, et après en avoir mis le soir, j'ai encore les pieds tout doux le matin ;) Une bonne formule donc :) Associée à un bon ponçage, je pense qu'elle devrait tenir ses promesses ;)
 

(uniquement en supprimant les cristaux de menthol !)

sept 122012

Au printemps, çà a été mon tour sur Swap and the city d'organiser le swap du mois d'avril…

J'ai choisi un thème qui me tient à coeur : la sim-pli-ci-té ! Un "swap des simples" avec une consigne très précise : chaque produit doit comporter un maximum de 5 ingrédients (sans compter les émulsifiants, anti-oxydants, conservateurs, la soude et l'eau).

J'avais envie de faire (re)découvrir à mes co-swapées l'efficacité des ingrédients simples, des formules simples, et des plantes qui soignent, appelées les "simples".

Bref, je n'ai pas spécialement innové pour ce swap, car j'ai eu envie de leur faire découvrir quelque chose que j'utilise au quotidien et que certaines ont envie de tester, sans en avoir l'occasion : les dosettes démaquillantes (au bleuet pour l'occasion !).

En tout cas, tout le monde a joué le jeu admirablement, et j'ai été ravie de tout ce que nous avons reçu ! Voyez plutôt…

Avec de gauche à droite : la crème de yaourt pour le corps à la fraise de Solène, le savon "Amande et moi" de Lils, le lait polyvalent sprayable de Marion, les shampooings solides de Lerina, le baume de capillaire de rainbowcat, la crème des simples de Sealeha, et mes petites dosettes démaquillantes :)

Et comme Lils et Sealeha sont de vraies esclavagistes :mrgreen:, elles m'ont proposé que, juste entre nous trois, nous ne fassions pas un, mais 3 produits sur le même principe. Je leur ai envoyé, en plus des dosettes démaquillantes, une eau micellaire à l'eau de kewra, et, donc, une crème gelée hydratation intense dont je vais vous parler ici.

L'eau micellaire n'était pas très innovante non plus, elle s'approchait de ma dernière recette du genre. Mais j'ai voulu utiliser comme liquide aqueux de l'eau de kewra, pour son odeur caractéristique. L'eau de kewra, pour moi, c'est "toute l'Inde dans une bouteille" ! :mrgreen: Elle est utilisée dans la cuisine indienne. Je vous laisse lire l'article très complet qu'Irène a écrit sur le sujet.

Mais revenons-en à ma crème super hydratante :D

Enfin, pas tout de suite… mais très bientôt :lol: Car je dois faire une parenthèse, qui est indispensable pour la suite de l'article (si si :wink:)

Depuis quelques mois, vous n'avez pas pu échapper au buzz fait autour d'une certaine machine violette et blanche, qui promet de faire vos émulsions à votre place, en deux temps trois mouvements, sans un seul ratage possible, et en plus elle fait même la vaisselle. Bref, vous voyez de quoi je parle. Je dédierai un article très bientôt à ce sujet, car je vais avoir l'occasion de tester la machine (et non, je ne suis pas sponsorisée, je vais juste avoir l'occasion de la tester…).

Toujours est-il que ce buzz m'a rappelé un autre test, que je devais faire depuis belle lurette, et qui m'avait été inspiré par un article de Cristine : le saucier ! Et oui, Cristine a eu la bonne idée de détourner un saucier de son usage premier, et de l'utiliser en cosmétique maison pour monter les émulsions. Il se trouve que je suis tombée presque par hasard, à la communauté Emmaüs de ma ville, sur un saucier d'occasion à 2 €…8O

Il dormait tranquillement dans mon placard, jusqu'à ce "buzz", donc… Et je n'ai pu m'empêcher de me demander "mais que peut donc faire la machine à 200 € de plus que mon saucier à 2 € ?" (bon, OK, il était d'occasion :mrgreen:, mais neuf, il coûte toujours au moins moitié moins cher que la machine violette…:roll:)

Je ne peux pas encore complètement vous répondre, car je n'ai pas encore testé la dite machine. Mais j'ai testé mon saucier !

Voici d'abord la recette…

Phase aqueuse :

  • Eau minérale, hydrolat ou infusion (55 %) : 55 g

Phase huileuse :

3ème phase :

Pour Lils et Sealeha, j'ai choisi de l'hydrolat de chanvre, car je trouvais que çà allait plutôt bien avec l'eau micellaire au kewra, dans le genre "exotique" ! :lol:

Bref, le saucier…Evidemment, comme il n'a qu'une cuve, les émulsions doivent forcément être faites en "one pot". Même si j'ai déjà eu quelques déconvenues avec l'olivem en one pot :roll:, j'ai tenté quand même, parce que je suis super rock'n roll :mrgreen:

J'ai donc commencé par mélanger tous les ingrédients de la 3ème phase, et les ai mis de côté, pour laisser le temps à l'urée de fondre.

Puis j'ai mis dans mon saucier mon olivem, et j'ai mis en route, sur "2" (pour la température). J'ai laissé tourner jusqu'à ce que l'olivem soit fondu. Puis j'ai ajouté le reste de la phase huileuse et j'ai mis sur "1" la température. Puis j'ai ajouté la phase aqueuse, et j'ai laissé tourner…  Je ne vous cache pas qu'à un moment, mon émulsion a eu l'air de prendre une tournure un peu grumeleuse, j'ai eu un petit coup de chaleur, mais j'ai continuer à laisser tourner, et elle a fini par prendre et avoir une belle texture bien lisse. A ce moment, sans tarder, j'ai mis le thermostat sur "froid", c'est-à-dire que la pale tournait toujours, mais la cuve ne chauffait plus. Ca a mis finalement assez peu de temps à refroidir (il me semble même que çà a mis moins de temps pour refroidir, que l'émulsion n'a mis de temps à prendre…). Comme je ne savais pas à ce moment-là que j'aurais l'occasion de tester la machine violette, je n'ai pas chronométré, j'aurais dû, pour pouvoir faire un comparatif plus sérieux… Mais bon, bref, une fois que la température de mon émulsion a atteint une température acceptable, j'ai ajouté ma 3ème phase, et laissé tourner encore jusqu'à ce qu le mélange soit tout à fait homogène. Et hop, en pot. :D

J'en ai profité pour regarder à partir de quelle quantité d'émulsion le saucier peut faire correctement son travail.  A priori en dessous de 50 ml, la pale aura dû mal à mélanger correctement :?

Hormis ce point (qui ne m'arrange pas, car je fais en principe des quantités très petites…:?), eh bien, non, je ne vois toujours pas ce que la machine violette peut faire de plus, car je trouve mon émulsion parfaite:mrgreen:

J'ai hâte de la tester en tout cas et je ne manquerai pas de vous faire part de mon avis (même si je pars avec un sacré a priori… mais je vous en reparlerai bientôt :wink:)

Quant à ma crème gelée, elle est vraiment super, la consistante s'approche de celle du D*x*ryl. Et çà tombe bien, car c 'est quelque chose que je voulais reproduire depuis un moment… comme j'en ai encore un tube qui traîne, j'ai comparé… La crème D*x*ryl est un poil (mais alors vraiment un tout petit poil…) plus fluide. La pénétration est cependant plus rapide avec ma crème. Quant à l'hydratation, elle semble se valoir…

La voici en image :

Verdict : la texture est vraiment très très agréable, un peu gélifiée, mais pas trop. Elle pénètre très vite et laisse la peau très douce et très fraîche, avec une sensation de grande hydratation. Vraiment, je suis emballée ! :) J'espère que mes co-swapées l'ont appréciée également ! En tout cas, elle a rempli sa mission : seulement 5 ingrédients, et une crème vraiment hydratante…. faite en deux temps trois mouvements avec mon saucier :wink:

août 112012

Lorsque nous sommes allés en Espagne l'année dernière, c'est le père Dragon lui-même qui m'a dit à un moment "tiens, et çà tu pourrais pas en mettre dans un savon ?" :lol:

"Ca", c'est de la orxata de xufa (en valencien), orxata de xufla (en catalan "du nord", mais on ne va pas se lancer dans ce grand débat régionalisto-linguistique….:roll:) ou horchata de chufa, en Espagnol.

"La horchata de chufa est une boisson sucrée élaborée à partir des tubercules de souchet (chufa). Ce lait végétal est typique de la région de Valence, en Espagne, où il est très populaire. Servie glacée, parfois avec de la glace pilée (granizado), l'horchata est non seulement rafraîchissante mais aussi très nutritive." (Wiki)

La horchata, çà ressemble à çà :

Et la chufa çà ressemble à çà :

Personnellement je n'aime pas çà… trop laiteux, trop sucré…même si le goût, qui ressemble un peu à celui de l'orgeat, est assez sympa.

Bref, bravo au père Dragon, j'ai dit "bingo" ! Je suis allée dans une petite épicerie un peu miteuse acheter une bouteille de préparation pour horchata (à diluer dans de l'eau pour reconstituer de la horchata, oui, je sais, j'aurais pu la prendre fraîche, mais comme je savais bien que je tarderais à mettre ce savon à exécution, j'ai préféré ne pas prendre de risques…), et comme j'étais en train d'attraper ma bouteille, j'ai avisé une bouteille d'huile de "chufa", qui était parfaitement dans le thème ! ;)  Allez, ce sera donc un savon total chufa ! :mrgreen:

Au début, je m'étais comme d'habitude mise à délirer, je pensais faire mes savons en forme de lingots. Mais comme je n'ai pas de moule en forme de lingots, je m'imaginais déjà repartir dans le même genre de galère que pour mon savon Berlingamote, donc je me suis vite calmée :lol:

Mais pourquoi en forme de lingot, me direz-vous ? Eh bien parce que la légende dit que Jacques Ier aurait répondu à la petite fille qui lui offrait cette boisson : "Açò és or, xata" (« Ceci est de l'or, fillette »). Et c'est de la que viendrait son nom orxata ou horchata. Vous voyez mieux le coup du lingot, toussa toussa ? Bon, bref, de toutes façons on oublie le lingot. J'ai opté pour quelque chose de plus sobre :|

Mais je voulais quand même un savon très blanc, ce que j'ai passablement raté :mrgreen: Mais bref, venons en au fait :)

Voici la recette :

Soude pour un surgraissage à 1 % : 119.82 g
Horchata en glaçons : 250 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

Sugraissage à la trace (9 %, soit un surgraissage total de 10 %) :

  • Huile de souchet : 72 g
  • Fragrance amande (2%) : 16 g

J'ai décidé de découper le savon en gros cubes, dont je biseauterais les arêtes.

C'était sans compter cette drôle de consistance du savon, qui était un peu friable à certains endroits (?) mais pas à d'autres… D'autant plus qu'il a été un peu long à démouler et est resté mou pas mal de temps… Son apparence aussi était assez ingrate, des espèces de traînées blanchâtres (comme de la cendre, mais je pense que çà n'en était pas) de façons très irrégulière, sur certaines surfaces, mais pas d'autres…. mmhm… bref, encore un incompris ;) La couleur principale étant évidemment bieeeeeen loin du blanc désiré…

Enfin, j'en ai vu d'autres ! Et j'ai quand même fini par réussir à le tailler à peu près comme je voulais… J'en ai profité pour tester mes sets de tampons interchangeables, pour lui donner un petit air "précieux", malgré tout…. :roll:

Et la fragrance amande qui s'est évaporée entièrement avant même le démoulage, je vous en parle pas ? non hein ?…:roll:

Allez, voilà la photo du dernier né de mes mal-aimés :mrgreen:

Verdict : que dire ?…:roll: Je suis sûre qu'il sera très très doux, si si !  :| Alors oui, si vous aimez les savons "bruts", "rustiques", tout çà, vous devez l'adorer ! :mrgreen:

(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)

mai 082012

[Oui, je sais, çà fait bien longtemps que je n'ai rien posté par ici, et ce n'est même pas parce que j'ai du retard dans les articles, mais çà fait quelques semaines que je suis en plein travaux de réaménagement de mon espace de travail et de loisir... Bref un bazar terrible, impossible de s'y retrouver... C'est terminé maintenant, je peux poster ce dernier article en retard et me remettre aux popottes plus sereinement ! ;) ]

Lorsque Lucie a lancé l'idée d'un grand swap sur le thème de la saponification à froid, çà m'a redonné envie de swapper :) Les seuls conditions requises étaient : un savon de 50 à 100 g, sans utilisation de fragrances.

Et très vite, quand j'ai vu la liste des participants, je me suis mis une pression pas possible…:roll:

Il fallait que je fasse un truc super-génial, c'était sûr !

Et çà a été le début de longues semaines de réflexion… Mais j'avais laaaaargement le temps, car Lucie nous avait laissé un très grand délai, donc pour une fois, c'est sûr, je ne ferai pas çà dans l'urgence…

Comme j'avais acheté récemment de l'huile essentielle de bergamote en quantité que je pensais suffisante (:roll:), je suis partie là-dessus…

Bergamote… bonbons… berlingots ! Ah oui, tiens, en voilà une bonne idée, des berlingots ! Moi qui n'aime pas beaucoup les savons classiques rectangulaires, voilà une super idée ! :idea:

Et çà serait l'occasion de tester un marbrage que je voulais tester depuis longtemps :

Sauf que moi je ne voulais pas 15 couleurs, mais juste du dégradé de blanc à blanc cassé, avec quelques fines lignes oranges, façon berlingot, quoi ! :D

Ah çà oui, voilà définitivement une bonne idée !

Et c'est là que le stress a commencé… OK, des berlingots, mais çà se découpe comment, en faisant le moins de perte possible, des savons en forme de berlingots ? Hein ? 8O

Je suis d'abord partie sur une idée de "tubes" triangulaires à couper de nouveau en triangle… bref, j'ai fini par demander de l'aide aux plus matheux de mes amis… qui m'ont bien vite signalé que ma riche idée de tubes triangulaires, çà ne me donnerait pas des berlingots du tout :?

OK, pas de problème…. Ils m'ont rappelé également qu'un berlingot, c'est une sorte de tube aplati, oui, oui, je sais bien, mais çà, c'est pas possible…:?

Je continuais à me creuser le cerveau, quand mon sauveur est arrivé : Morgan ! Parce que Morgan il est étudiant dans un truc super chiadé, dont je sais même plus le nom (je me demande si c'est pas "physique moléculaire" ou un truc dans le genre).

[Si vous avez déjà un petit mal de tête naissant, ne vous fatiguez pas à lire la suite, passez directement à l'étoile verte * plus bas...]

Et Morgan m'a signalé qu'en fait, un berlingot, c'est une pyramide, de base triangulaire, dont toutes les arêtes sont de longueur identique. Je doutais un peu au début, mais essayez avec de la pâte à modeler, et vous verrez que si, si, c'est bien çà ;) Bien sûr, avec 3 arêtes légèrement arrondies, mais c'est bien çà… Vous pouvez regarder également sur Google image, tapez "berlingot", vous verrez…. plein de pyramides :)

Et Morgan, il m'a aidée aussi à trouver le moyen de couper tout çà avec le minimum de perte. Ca tient en deux mots clefs : cristallographie et hexagonale compacte. [ouais, je sais, vous avez déjà mal à la tête, alors imaginez moi.....]

Le principe, en gros : faire une grosse "planche" de savon, y tracer un hexagone, le partager en 6 parts, qui seront les base de 6 pyramides (berlingots donc), dont les pointes seront vers le bas de la "planche" de savon. Et du coup, depuis le bas de cette planche, on pourra normalement intégrer quelques autres pyramides dans l'autre sens (pointe vers le haut, en quinconce par rapport aux pyramides d'en haut).

(en réalité, il ne faudrait que la partie supérieure du dessin ci-dessus)

Vous comprenez rien ? C'est pas grave, le pire est à venir :lol:

OK, alors, tests faits avec pâte à modeler, ouais, je pense avoir à peu près compris le principe… Tests également avec les geomag de mes filles…

Morgan m'avait toutefois prévenue que, même si c'était le seul moyen d'avoir le moins de perte possible :

1) Il y en aurait quand même. Pas mal.

2) La découpe serait périlleuse, surtout avec juste un couteau (la lyre à foie gras serait idéale, mais pas accrochée à sa base comme la mienne… çà sera donc le couteau….)

Bon, admettons, c'est pas grave.

[et pendant ce temps là, les semaines passent....]

Maintenant, me voilà confrontée à une autre problème. Chaque savon doit faire entre 50 g et 100 g. Le seul moule dans lequel je pourrais faire rentrer (a priori…) suffisament de pâte pour faire un hexagone (ou idéalement plusieurs) dont la hauteur serait suffisante pour que les savons pèsent le poids correct, c'est mon dividor, mais sans les cloisons, et rempli jusqu'en haut.

Soit une hauteur de 6,4 cm au GRAND maximum…

[oui, je sais, vous avez de plus en plus mal à la tête...]

OK, mais il faut que je sois SURE qu'avec une hauteur de 6,4 cm, je puisse avoir des pyramides d'au moins 50 g chacune !

Pour "simplifier" (haha, tout est relatif…:roll:) les choses, j'ai choisis d'ignorer que les savons n'ont pas la même densité que l'eau, et j'ai décidé de façon tout à fait subjective (et erronée) qu'un savon de 100 mm3 aurait un poids de 100 g. Parce que de toutes façons, çà ne doit pas en être si éloigné que çà, hein, bon eh oh….moi aussi j'ai mal à la tête ! :mrgreen:

Donc, bref, comment être sûre qu'avec la hauteur maximale de mes pyramides, mes savons auront forcément le bon poids ? Et là j'ai cherché, cherché… Une pyramide c'est un tétraèdre. Equilatéral en l'occurrence. Mais la seule valeur que j'ai c'est la hauteur du tétraèdre, même pas la longueur d'une arête, rien. Et moi ce que je dois calculer là, c'est le volume d'un tétraèdre dont la seule valeur connue c'est la hauteur. Je voyais arriver à grand pas la trigonométrie, à laquelle je n'ai jamais compris grand chose (ah si on m'avait dit à l'époque que c'est grâce à la trigonométrie qu'on peut couper une tarte en 6 parts égales hein…. mais bon, bref, ceci est un autre débat !:mrgreen:).

J'ai donc RE-lancé un appel désespéré : comment calculer le volume d'un tétraèdre équilatéral dont la seule donnée connue est la hauteur ?

Et là, çà a été Fred mon sauveur ! [bon Sandra avait trouvé aussi le résultat, mais moi c'est la formule qu'il me fallait !]

En fait c'est bien plus simple que je pensais, enfin euh je veux dire qu'il n'y avait pas de trigonométrie quoi….

(si a = longueur d'une arete , H = hauteur, V = volume)

a = H * racine_carree(3/2)

et V = (racine_carré(2) * (a cube) / 12)

C'est bon, vous avez compris ? C'est simple non ? :lol:

Bref, au total, si je compte une hauteur de 6 cm, chaque savon devrait faire 46.6 de volume, et çà, çà fait un peu juste :roll:… alors je vais remplir mon moule jusqu'au ras du ras du bord, pour avoir une hauteur de 6,4 cm, et du coup un volume de 56.56, ce qui doit passer….:|

 Par contre, pour pouvoir faire un seul batch et tailler le plus de pyramides possible, il va me falloir un batch de…. 3 kg :cry: Oui, 3 kg, pour avoir au final une petite trentaine de savons de 50 g (il en fallait 21 pour le swap, mais je voulais en faire unpeu plus "au cas où"….]. Oui, je savais qu'il y aurait de la perte mais PFFFFFFFFFFFF……….

*[Fin des maths qui donnent mal à la tête ! :lol:]

Bon, bref, les calculs de coupe, c'était bon, mais étant donné la quantité d'HE de bergamote à ma disposition et la quantité de "perte" prévue après la coupe, eh bah 100% bergamote, c'était pas possible du tout…

Et là bien sûr, à force, je n'avais plus du tout le temps de commander de la bergamote…

Heureusement, Lils est arrivée (au sens propre), sur son cheval blanc (au sens figuré), avec une part de son "savon hypnotique", dont la synergie d'huiles essentielles ne contient "que" 20 % de bergamote, et dont l'odeur serait par-faite pour mon savon berlingamote ! J'étais sauvée, MERCI !

J'avais tellement bataillé pour la coupe, l'odeur, etc etc, que je me suis quand même dit que finalement, ce n'était peut-être pas le moment de tester un marbrage nouveau (et probablement délicat…), j'ai donc préféré (çà commençait à urger…) me rabattre sur un marbrage "sûr" : le marbrage in the pot, avec 6 couleurs dégradées du naturel au orange…

Quant à la formule, ce n'était pas le plus important pour moi pour ce savon, elle est donc assez simple :

  • HV Coco (25 %) : 750 g
  • Saindoux (20 %) : 600 g
  • HV Colza (10 %) : 300 g
  • HV Olive (40 %) : 1200 g
  •   

  •  HV Ricin (5 %) : 150 g 
  •   

Lessive de soude (dilution 30.5 %) pour un surgraissage à 8 % : 1339,49 g

La proportion de soude dépend de l'huile utilisée et de la dilution de la lessive de soude, je vous la donne à  titre indicatif, vous devez impérativement recalculer votre dosage de soude ici.

  • HE (3 %) : 90 g (bergamote 45 g, orange douce 12 g, petit grain bigarade 9 g, ylang-ylang 12 g, benjoin 12 g)
  • colorant orange TKB 
  • eau : 194 g

Pour le marbrage, je vous renvoie à la technique "in the pot" : http://www.youtube.com/watch?v=AJ5gDKiuLVQ. Bon, comme d'habitude, j'ai mis TROP de pâte colorée, mais je n'en étais plus à ce genre de détail… :lol:

Maintenant, il allait falloir mettre en pratique mes savants calculs de coupe…

Voici à quoi ressemblait mon batch après le démoulage :

Vous voyez posé dessus mon "patron" de coupe, que j'avais imprimé. Je l'ai appliqué sur ma plaque de savon et j'ai marqué les intersections de mes triangles, en transperçant mon patron avec des cure-dents :

Enfin, j'ai "marqué" chaque triangle avec une pointe de couteau, pour préparer ma découpe…

Puis j'ai commencé à découper, berlingot par berlingot… Comme me l'avait dit Morgan, avec un fil à couper le beurre, ç'aurait été plus commode… Au début çà allait, mais au fur et à mesure, plus rien n'était d'équerre là-dedans… Bref, mes berlingots au final n'avaient pas tous exactement la même tête (ni le même poids…) mais bon hein…

Je n'ai malheureusement pas pris de photo intermédiaire, mais çà valait le coup d'oeil…:roll:

Pour finir, (après un bon coup de scalpel quand même…) j'ai "arrondi" un peu 3 des arêtes de chaque berlingot, pour que çà ressemble encore plus… à un berlingot. J'aurais bien voulu les "rogner" un peu plus, mais malheureusement, j'étais déjà très "limite" au niveau du poids de mes savons (c'était censé être 50 g minimum…:?) donc j'y suis allée mollo…

Les voici à la lumière du soleil, prêts à sécher (à l'ombre hein !) :

Comme prévu, la quantité de chutes est impressionnante… Je n'ose même pas vous la montrer en photo… J'ai gardé les plus gros morceaux pour en faire des savonnettes un peu "brutes", découpées de façon asymétrique, et pour le reste…… il va falloir que je trouve une recette fiable de gel douche à partir de savon râpé :mrgreen:

Les voici en plus gros plan…

Enfin pour pousser la galère similitude jusqu'au bout, j'ai imprimé des emballages (en forme de berlingots !) dans mon papier ciré, qui, évidemment, n'est pas prévu non plus pour être imprimé hahaha :lol: Mais j'en suis venue à bout !!

Voici mes savons "Berlingamote" prêts à partir !

Je vous laisse découvrir ici les oeuvres des autres participants, car je n'ai pas pris de jolies photos !

Verdict : à noter pour plus tard : ne plus jamais essayer de faire des effets de style quant à la découpe !!! :lol: La synergie est vraiment parfaite, par contre, encore merci Lils ! ;)

(à partir de 6 ans)

fév 142012

Bon, comme je me suis pavanée sur Facebook, il fallait impérativement que je poste vite ce billet ! :lol:

Avant tout, l'historique…

Depuis des semaines, à chaque fois que je vais à la pharmacie, Gabrielle s'extasie devant le présentoir des "Savons Gemmes"… à 15 euros le morceaux de savon entre 170 et 200 g, autant vous dire que j'ai dit "non" dès le début, en lui promettant maintes fois que j'essayerai d'en faire…:roll:

C'est vrai qu'ils sont très beaux, je ne dis pas le contraire… je vous laisse voir par vous même sur leur site : http://www.savons-gemme.com/

Autant vous le dire tout de suite, je suis très loin de leur arriver à la cheville :lol:

Mais c'est aussi parce que, comme un fait exprès, Monica a posté sur El arte del jabon un billet sur le recyclage du Melt and Pour en savons dans le même esprit que les "savons gemmes". Bon, pas exactement les mêmes, mais plus accessibles pour moi, et après consultation de l'intéressée, ils feraient parfaitement l'affaire.

Voici ceux de Monica dont je me suis j'ai essayé de m'inspirer :

Personnellement, je ne raffole pas du bleu (doux euphémisme…), mais cette association de turquoise m'a vraiment séduite…

Bon, c'est parti…

Le principe est très simple, je dirais même simplissime : alterner des couches de melt and pour, éventuellement avec aussi de fines couches de mica, et vaporiser un coup d'alcool entre chaque couche. On démoule, on découpe, on polit (avec une gaze imbibée d'alcool), et c'est fini !

Il vous faut donc :

Par contre, Monica dit se servir de gobelets jetables comme moules, et çà je le sentais moyen, j'ai donc opté pour mon moule "pyramide" qui a une forme tout à fait appropriée à mon avis…

J'ai donc préparé mes couleurs de Melt fondu, avec une vieille fragrance qui trainait par là (et qui est tout à fait incompatible avec la savonnerie à froid…:evil:) et commencé à verser mes couches…

En soi, ce n'est vraiment pas compliqué. Ce qui l'a été un peu plus, c'est les couches de mica, parce que je ne voulais pas en mettre sur les bords du moule (ce qui est complètement idiot, puisqu'après, les savons seraient polis…) et le mica çà virevolte dans tous les sens, y compris quand on le vaporise d'alcool hahaha ;)

La petite erreur que j'ai faite également, c'est que mes couches de mica sont un peu fines, j'avais peur qu'elles ne soient trop épaisses et fassent casser le savon… Mais non, vous pouvez y aller ! Je les ai étalées au pinceau, pour ne pas que çà vole dans tous les sens, mais du coup, elles sont définitivement un peu fines… enfin bref :roll:

Il ne faut pas hésiter à retailler franchement après le démoulage, pour donner un vrai côté "brut'. Je n'ai pas beaucoup retaillé ni poli, car je voulais couper chaque savon en 2, pour pouvoir découvrir l'intérieur, et du coup, çà me faisait quand même de très petites portions… Mais n'hésitez pas !

Bon, allez, je ne vous fais pas languir davantage, voici le résultat de mon premier essai :

Bon, OK, çà n'a finalement pas grand chose à voir avec ceux de Monica et encore moins avec ceux de la pharmacie mdr :lol:, mais j'étais super contente de moi à la coupe ! :) Sur le morceau de droite, l'effet "fumée" du blanc sur le bleu est fait exprès : il suffit de verser la couche supérieure avant que la précédente ne soit recouverte de sa "petite peau", d'assez haut et assez rapidement, pour que les couleurs se mélangent… mais pas trop :)

Ca m'a paru tellement simple que j'ai proposé à mes filles de faire elles-mêmes les leurs. C'est très facile et très ludique, je vous recommande d'essayer avec les enfants !

Les voici en pleine concentration…

 

Bon, comme elles n'ont quand même que 7 ans et demi, difficile de leur faire visualiser le résultat final à l'avance, donc les couches sont un peu régulières je trouve, mais bon…:roll:

Par contre, IMPOSSIBLE de réussir à les convaincre de les couper en deux , j'ai juste réussi à leur faire accepter un léger polissage…

Voici leurs "oeuvres" :

J'avais réussi à convaincre Eve (celui de gauche), de pencher un peu le moule au départ, pour que le résultat soit moins régulier.

Comme il nous restait un peu de pâte "au chaud", nous en avons fait un dernier, toutes les trois ensemble :

Et celui-ci je l'ai coupé en deux, je leur ai pas demandé leur avis :twisted:

Enfin, j'ai voulu fair un dernier essai (l'essai de trop ! :lol:), pour essayer de faire quelque chose comme le violet de cette photo de Monica :

… et comme ceux d'El Sapone, dont Monica s'est inspirée…

J'ai d'abord fait fondre du melt coloré en violet. Première erreur : trop de colorant, violet trop foncé et qui a beaucoup opacifié le melt… Et ensuite, dans mon bécher, j'ai ajouté des petits morceaux de melt non coloré, que j'ai à peine commencé à laisser fondre, pour faire comme des "inclusions" plus claires. Deuxième erreur, car sur une si petite quantité, çà m'a fait une espèce de pâtasse très épaisse que j'ai eu un mal fou à fourrer dans mon moule… J'ose à peine vous mettre la photo, mais bon, allez, je vous la mets quand même…:roll: Pour la dernière couche du dessus, comme le violet était plus dilué, le résultat est un peu plus approchant de celui que je voulais, mais c'est clairement pas encore çà :lol:

Et pour finir, une petite photo de groupe (mais sans le vilain petit canard :mrgreen:)

J'espère que cette expérience vous aura réconciliées (si nécessaire !) avec le Melt and Pour. En tout cas, je vous encourage à essayer, surtout avec les enfants, c'est très ludique et tout est permis ! :D

(ne contient pas d'HE, mais des fragrances synthétiques)

Mise en garde

Nos articles sont à but informatif, ils ont été renseignés par des sources précises et fiables, mais ils ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical.
En cas d’interrogation ou de pathologie grave, consultez un professionnel de santé !
N'oubliez pas de lire également le billet sur l'utilisation des huiles essentielles.

Rendons à César…

C'est avec plaisir que nous mettons nos recettes à votre disposition. Parfois, nous nous sommes inspirées d'autres bloggeuses, que nous citons.
Si vous-même vous inspirez de l'une de nos recettes, merci de mettre dans votre article un lien vers "La cosméto de Maman" !